Mieux contribuer à la lutte aux ITSS : Enjeux et défis en milieu correctionnel

Dans les établissements de détention du Québec, les détenus s’injectent parfois des drogues, se font tatouer, partagent des seringues et des objets d’hygiène personnelle ou se livrent à des activités sexuelles non protégées.

Conséquences? Les personnes incarcérées constituent une population vulnérable aux infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), dont le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et celui de l’hépatite C (VHC). En 2014, une étude réalisée dans les établissements de détention provinciaux du Québec a révélé que 1,9 % des hommes incarcérés étaient infectés par le VIH et 12 % par le VHC alors que 0,8 % des femmes incarcérées étaient  infectées par le VIH et 20 % par le VHC. Les personnes infectées sont principalement celles qui ont fait usage de drogues par injection avant ou pendant leur incarcération.

Par ailleurs, les agents des services correctionnels sont à très faible risque d'infection par le VIH ou le VHC dans le cadre de leurs fonctions, mais ils peuvent être exposés à des liquides biologiques. Ils doivent alors appliquer les mesures de protection appropriées et entreprendre les démarches nécessaires.

La détention est aussi une occasion de proposer des services de prévention aux personnes incarcérées. En effet, les détenus sont temporairement soustraits à un mode de vie désorganisé que plusieurs connaissent. Il s’agit donc d’un milieu propice pour mener des actions préventives et initier des traitements contre les ITSS qui ont, par ailleurs, des bénéfices pour la communauté lorsque les personnes incarcérées y reviennent.

Bien que l’approche de la réduction des méfaits liés à l’usage de drogues ait été retenue par le ministère de la Santé et des Services sociaux et par le ministère de la Sécurité publique dans leur dernier plan d’action sur la prévention des ITSS en milieu carcéral, la philosophie et les règles du système carcéral font parfois obstacle aux activités de prévention conçues dans une approche de réduction des méfaits associés à la toxicomanie.

Cette formation insiste par ailleurs sur les bienfaits de l’action intersectorielle auprès des personnes incarcérées et encourage les intervenants de la sécurité publique et de la santé à travailler ensemble dans un contexte de continuité de services afin que leurs interventions se poursuivent au-delà de la période d’incarcération.


Ce que vous verrez ou approfondirez

  • Les facteurs de transmission des ITSS liés au milieu carcéral
  • L'approche de réduction des méfaits pour prévenir les ITSS
  • Les activités de prévention des ITSS auprès des détenus
  • Les mesures de prévention applicables en cas d'exposition professionnelle aux ITSS

À qui s'adresse cette formation?

  • Aux gestionnaires, professionnels et agents des services correctionnels des établissements de détention
  • Au personnel clinique des services de première ligne intervenant en milieu carcéral
  • Aux responsables locaux et régionaux de santé publique
  • Aux intervenants communautaires en prévention des ITSS

Durée et formule pédagogique

  • La formation gratuite se déroule sur une journée entière ou une demi-journée selon les besoins exprimés.
  • Les personnes ressources livrent le contenu sous forme d'exposés, de jeu questionnaire et de mises en situation.
  • Cette formation est le fruit d'un partenariat avec le ministère de la Sécurité publique du Québec. 

Mode: 

Présentiel

Type: 

Cours

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