Aménagements cyclables

La pratique régulière d’une activité physique est bénéfique pour la santé et l’usage du vélo constitue une activité importante à promouvoir tant dans les loisirs que comme moyen de transport.

La pratique du vélo comporte cependant des risques de traumatismes principalement associés aux chutes et aux collisions avec un véhicule à moteur. En 2014, la pratique du vélo a généré 1 722 victimes cyclistes suite à des collisions avec un véhicule à moteur. Parmi ces victimes, 11 sont décédées, 86 ont été blessées gravement et 1 625 ont été blessées légèrement1. Les collisions avec un véhicule à moteur sont responsables de 79,2 % des décès survenus chez les cyclistes entre 2000 et 2011 (229/289), 57,2 % de ces décès (131/229) impliquent une blessure à la tête2. Entre les années 2006-2007 et 2013-2014, les collisions avec un véhicule à moteur ont été responsables de 19,6 % des hospitalisations chez les cyclistes (1 386/7 063), 49,3 % de ces hospitalisations impliquent une blessure à la tête (683/1 386)3.

Afin de favoriser le transport actif en milieu municipal, des circuits ont été développés pour relier les divers points d’intérêts tels que les quartiers résidentiels, les écoles, les épiceries, les commerces de proximité et les parcs. Pour encourager la pratique du vélo comme mode de transport actif, la planification des aménagements cyclables sur route ou hors-réseau routier doit tenir compte des conditions de sécurité optimales à offrir aux cyclistes.

Certaines lacunes au niveau de la sécurité des aménagements routiers et cyclables constitue non seulement un frein à la pratique du vélo en décourageant les utilisateurs potentiels, mais constitue également un facteur important de mortalité et de morbidité associées aux blessures. Le cycliste doit composer avec un système complexe d'interactions entre les différents usagers (véhicules motorisés, piétons, etc.) et circule dans un environnement qui comporte plusieurs facteurs de risque. Or, pour stimuler la pratique du vélo pour tous, le développement d’aménagements cyclables doit tenir compte de conditions tels le volume de trafic, la vitesse et la signalisation, et planifier les aménagements des rues et des intersections en intégrant les normes qui influencent la sécurité. 

Si les aménagements peuvent réduire l’exposition au risque, ils ne l’annulent pas totalement et le port d’un équipement protecteur tel que le casque de vélo contribue à prévenir les blessures à la tête qui résultent d’une chute, peu importe le type d’aménagement.

Pour en savoir plus

Références

  1. Société de l’assurance automobile du Québec (2015). Dossier statistique Bilan 2014 : accidents, parc automobile, permis de conduire. Direction des études et des stratégies en sécurité routière, Société de l’assurance automobile du Québec. https://saaq.gouv.qc.ca/fileadmin/documents/publications/espace-recherche/statistiques-2014-accidents-permis-vehicules.pdf
  2. Gagné, M. (2015). Décès dus à des traumatismes non intentionnels impliquant un cycliste blessé dans un accident de transport à la suite d’une collision avec un véhicule à moteur. Fichier des décès du registre des évènements démographiques (2000-2011). Bureau d’information et d’études en santé des populations, Institut national de santé publique du Québec. Demande spéciale.
  3. Gagné, M. (2015). Hospitalisation dues à des traumatismes non intentionnels impliquant un cycliste blessé dans un accident de transport à la suite d’une collision avec un véhicule à moteur. Fichier Med-Écho (2006-2007 à 2013-2014). Bureau d’information et d’études en santé des populations, Institut national de santé publique du Québec. Demande spéciale.