Publications du Groupe scientifique maternité et travail (GSMT)

Depuis 1997 le Groupe scientifique maternité et travail (GSMT) a produit plusieurs publications synthétisant les connaissances à propos des effets néfastes de différentes expositions professionnelles sur la santé de la mère et de l’enfant.

Liste des publications

Effets de la charge globale de travail sur la grossesse : synthèse systématique avec méta-analyse et méta-régression, 2015 (PDF)
Il est fréquent que les emplois occupés par des travailleuses enceintes comportent plusieurs contraintes professionnelles telles que la station debout, les efforts physiques, les horaires défavorables, etc. D'où l'importance de comprendre les effets de la charge globale de travail sur la grossesse lorsque des recommandations sont faites dans le cadre du programme Pour une maternité sans danger. Ce travail fait la synthèse systématique des connaissances scientifiques disponibles concernant les effets de l'exposition à la charge globale de travail sur la grossesse. Les trois principales façons d'évaluer la charge globale sont le cumul de contraintes professionnelles, le niveau d'activité physique et le niveau de dépense énergétique.

Travailleuses enceintes ou qui allaitent en milieu de soins : risque de maladie à virus Ebola et recommandations sur les mesures de prévention, 2015 (PDF)
Depuis mars 2014, une importante épidémie de maladie à virus Ebola, sévit en Afrique de l'Ouest. Bien que le risque d'importation de la maladie soit faible, il ne peut pas être exclu. Les recommandations formulées dans le présent document constituent un avis d'experts, fondé sur les connaissances actuelles au sujet du risque encouru par les femmes enceintes atteintes de la maladie à virus Ebola. Le présent avis se base principalement sur le document du Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ, 2014), portant sur les mesures de prévention et de contrôle de la maladie à virus Ebola pour les hôpitaux du Québec. Il tient également compte de publications sur le sujet ainsi que des recommandations des principaux organismes internationaux, qu'il s'agisse de descriptions de cas, de rapports publiés sur des éclosions antérieures et d'avis de groupes d'experts.

Projet optimisation du programme Pour une maternité sans danger : évaluation organisationnelle et économique des processus de traitement des demandes de travailleuses enceintes, 2013 (PDF)
Ce rapport présente le projet d'évaluation organisationnelle et économique du programme Pour une maternité sans danger (PMSD). Les objectifs du projet étaient (1) Décrire et comparer les différents processus organisationnels de traitement des demandes PMSD dans l’ensemble des équipes de la province; (2) Évaluer le coût des processus, analyser les écarts de coûts entre les processus et entre les équipes; (3) Identifier les critères de qualité tels que perçus par les équipes et la façon dont les équipes hiérarchisent ces critères; (4) Formuler des recommandations visant à améliorer le fonctionnement du PMSD en tenant compte du coût des processus.

Une enquête a été menée entre février et mai 2012 dans les 29 équipes chargées de la mise en œuvre du programme au Québec. Une enquête exploratoire qualitative a permis de valider deux questionnaires (données quantitatives) créés pour les besoins de l’étude, l’un sur les processus organisationnels et l’autre sur les coûts du traitement des demandes. Le questionnaire sur les coûts a permis de produire deux indicateurs de coûts, l’un basé sur le chronométrage des tâches, l’autre basé sur les équivalents temps complet par fonction dans chaque équipe.

Les résultats fournissent une description détaillée des processus de traitement des demandes dans les 29 équipes, de la répartition des tâches entre les intervenants, du rôle des appels téléphoniques et des visites pour échantillonnage, ainsi qu’une analyse des banques de recommandations, des délais de traitement, et de la perception des équipes sur les critères de qualité des processus de traitement. Une comparaison des coûts du traitement des demandes a été menée. Une série de recommandations visant à améliorer le fonctionnement du programme  a été formulée : prioriser par la concertation les critères de qualité du travail de traitement des demandes, améliorer la cohérence des recommandations médicales entre les équipes au sein des régions, répondre aux attentes des employeurs en matière de conseils pour la réaffectation et l’aménagement du poste de travail, et prendre en compte qu’une évolution des processus de traitement peut avoir un impact sur la réaffectation, donc sur les coûts d’indemnisation.

L'exposition à des substances chimiques chez les inhalothérapeutes enceintes : impact potentiel sur le déroulement et le résultat de la grossesse, 2012 (PDF)
Au Québec, le travail d’inhalothérapeute, une profession majoritairement féminine, s’exerce dans des champs de pratique et des milieux de soins diversifiés. Les inhalothérapeutes consultées ont rapporté l’utilisation de 39 substances chimiques différentes. De ce nombre, 19 médicaments sont administrés en aérosolthérapie humide. Des études en milieu de travail confirment que les inhalothérapeutes sont exposées par voie respiratoire lors des traitements d’aérosolthérapie humide, particulièrement en milieu pédiatrique. Qu’en est-il des effets de cette exposition sur le déroulement et l’issue de grossesse des inhalothérapeutes? Aucune étude épidémiologique n’a été faite chez des inhalothérapeutes enceintes. Cependant, des experts ont classé  la très grande majorité de ces médicaments quant au risque fœtal qui leur est associé lorsqu’ils sont prescrits à des patientes enceintes. Il est  difficile d’extrapoler aux inhalothérapeutes enceintes le résultat de l’évaluation du risque fœtal faite pour les femmes enceintes car le niveau d’exposition des travailleuses, on le présume, se situe bien en deçà des niveaux thérapeutiques. Aussi des études sont recommandées afin de quantifier l’exposition des inhalothérapeutes lors des traitements d’aérosolthérapie humide.

Effets du bruit en milieu de travail durant la grossesse : synthèse systématique avec méta-analyse et méta-régression, 2010 (PDF)
Ce rapport présente la synthèse d’études épidémiologiques qui ont évalué la relation entre le travail dans un milieu bruyant et les risques d’effets néfastes sur la grossesse et sur l’audition de l’enfant. La principale conclusion est qu’un milieu de travail bruyant durant la grossesse est associé à l’augmentation des naissances de bébés dont le poids est insuffisant pour la durée de la grossesse, soit l’insuffisance de poids pour l’âge gestationnel (IPAG). Les autres effets examinés sont : l’avortement spontané (AS), la mortinaissance (MN), les anomalies congénitales (AC), l’accouchement avant terme (AAT), le faible poids à la naissance (FPN), la pré-éclampsie (PE), l’hypertension gestationnelle (HTG) et l’audition de l’enfant.

En résumé, l’analyse des données scientifiques concernant l’exposition au bruit en milieu de travail durant la grossesse :

  • permet d’établir une évidence suffisante d‘augmentation de 27 % du risque d’IPAG;
  • permet de suspecter des élévations de risque pour quatre effets néfastes sur la grossesse, soit : l’AS (6 %), l’AAT (13 %), la PE (12 %) et l’HTG (42 %);
  • ne permet pas de conclure au sujet des risques de MN, d’AC, de FPN et de perte auditive chez l’enfant.

Risque pour la travailleuse enceinte en période d'épidémie saisonnière d'influenza, 2009 (PDF)
Les études établissent qu’en saison d’influenza, il y a une augmentation du risque d’hospitalisation pour problèmes respiratoires chez l’ensemble des femmes enceintes, travailleuses et non travailleuses. Ce risque devient statistiquement significatif à partir du 2e trimestre de grossesse (risque de l’ordre de 2) et au 3e trimestre (risque de l’ordre de 5). La durée moyenne des hospitalisations pour problèmes attribués à l’influenza est de 1 à 4 jours.

Une analyse préliminaire de la littérature scientifique n’avait pas permis d’identifier des études épidémiologiques portant spécifiquement sur le risque professionnel de l’influenza chez des travailleuses enceintes. Par contre, les données de certaines études permettent l’élaboration de scénarios d’analyse du risque pour certains groupes de travailleuses.

Au Québec, de toutes les enseignantes qui travaillent à la maternelle et aux niveaux primaire et secondaire, environ 2000 deviennent enceintes chaque année. Une analyse du risque d’hospitalisation chez ces enseignantes enceintes révèle qu’en saison d’influenza, l’excès d’hospitalisations annuelles attribuables au travail serait de l’ordre de 0,22 hospitalisation au 1er trimestre de grossesse, de 0,08 au 2e trimestre et de 0,40 au 3e trimestre de grossesse.  En d’autres termes, si on prend l’exemple des enseignantes enceintes au 3e trimestre de grossesse, stade de la grossesse qui présente le risque le plus élevé, il faudrait réaffecter ou retirer toutes les enseignantes enceintes pendant au moins deux saisons d’influenza (deux ans et demi) pour éviter une (1) hospitalisation pour problèmes respiratoires attribuable au travail.

Par ailleurs, les études que nous avons consultées n’ont pas mis en évidence d’excès de mortalité lié à l’influenza saisonnière chez les femmes enceintes. Elles n’ont pas mis en évidence de risque associé à l’influenza pour les issues défavorables de grossesse telles que les anomalies congénitales, l’insuffisance de poids pour l’âge gestationnel, les accouchements avant terme, les faibles poids de naissance et les mortinaissances. Aucune étude sur les avortements spontanés n’a été trouvée.

Il faut noter que le risque de l’influenza a été abordé dans ce document en faisant abstraction des mesures de prévention existantes contre l’infection (vaccination, mesures générales d’hygiène, étiquette respiratoire, moyens de protection) car on ignore leur déploiement dans les divers milieux de travail. Il demeure que ces mesures peuvent jouer un rôle important dans la réduction supplémentaire du risque d’infection chez les travailleuses et elles doivent être encouragées.

Retrait préventif de la travailleuse enceinte en lien avec la grippe pandémique A(H1N1), 2009 (PDF)
En 2009, l’émergence de la grippe pandémique A(H1N1) 2009 a mis en évidence la nécessité de se questionner sur les mesures à mettre en place pour protéger la population et surtout les groupes les plus susceptibles de souffrir de complications sévères de l’infection. Comparativement à l'influenza saisonnière, l'infection touche davantage les jeunes et plus sévèrement les femmes enceintes. Bien que les connaissances soient parcellaires sur cette nouvelle souche d'influenza, les diverses instances gouvernementales et organismes reconnaissent que les femmes enceintes constituent un groupe à haut risque de complications liées au virus pandémique A(H1N1) 2009 surtout  aux deuxième et troisième trimestres de grossesse.

Des complications sévères chez les femmes enceintes et les nourrissons ont été rapportées depuis le début de la pandémie (l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) (2009), CDC, 30 juin 2009; Jamieson, 2009; MSSS, 21 juillet 2009, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), juillet 2009). Un comité d'experts de la santé et de la sécurité au travail, de l'immunisation, de l'épidémiologie et de la surveillance a été formé par l’INSPQ pour émettre des recommandations sur ce sujet.

Recommandation concernant le retrait préventif en milieu de travail de la travailleuse enceinte non immune lors de cette pandémie en 2009 :

  • Que la travailleuse ayant des contacts multiples avec le public dans le cadre de son travail, au premier, deuxième ou troisième trimestre de grossesse soit affectée à des tâches sans risque ou retirée du milieu de travail; pour ce faire, le médecin appliquant le retrait préventif doit tenir compte des deux critères suivants qui prennent en considération la nature et la fréquence de l’exposition à l’intérieur d’une journée de travail :
    • Contacts significatifs avec le public, en l’absence  de mesures de protection physique (ex. vitre), en fonction de la distance (moins de 2 mètres), de la durée et de la fréquence des contacts ainsi que de la prévalence de la maladie dans la population;
    • Type d’exposition à risque :
      • Exposition à l’intérieur d’un groupe ou d’une foule (ex. chauffeuse d’autobus, placière)
      • Exposition à plusieurs personnes sur une base individuelle  (ex. caissière, pharmacienne, employée de commerce)
      • Contacts significatifs fréquents et rapprochés avec le public sans l’application de mesures préventives (ex. : le triage de la clientèle afin de reporter les rendez-vous non urgents des personnes présentant un syndrome d’allure grippale (fièvre, toux et douleurs musculaires), dans les milieux où de telles mesures seraient applicables (ex. : travailleuses sociales, physiothérapeutes).

Avis sur le retrait préventif en milieux scolaires de la travailleuse enceinte en lien avec la grippe pandémique (H1N1), 2009 (PDF)
Recommandations concernant le retrait préventif de la travailleuse enceinte non immune pour les milieux scolaires maternel primaire et secondaire et ce durant la période pandémique au Québec en 2009

  • Les travailleuses enceintes devraient être affectées à des tâches sans risque ou retirées du milieu de travail si l’affectation est impossible.

Analyse des données probantes sur le travail en ambiance chaude et ses effets sur les issues de grossesse, 2008 (PDF)
L’objectif de cette analyse a été d’investiguer les effets du travail en ambiance chaude sur les issues défavorables de grossesse de travailleuses exposées. En raison du faible nombre d’études qui portaient sur l’exposition professionnelle à la chaleur, les études sur l’impact d’expositions non professionnelles à la chaleur exogène (utilisation de saunas ou de bains-tourbillon, etc.) et celles sur l’effet de l’hyperthermie maternelle d’origine endogène (fièvre) ont été examinées. L’analyse des données ne permet pas de conclure à un effet du travail en ambiance chaude sur les issues défavorables de grossesse, bien que les études sur l’effet de la fièvre maternelle présentent une évidence suffisante du potentiel tératogène de l’élévation de la température corporelle maternelle.

L’horaire de travail et ses effets sur le résultat de la grossesse : méta-analyse et méta-régression, 2007 (PDF)
Ce rapport présente la synthèse d’études épidémiologiques qui ont évalué la relation entre l’horaire de travail durant la grossesse et les risques d’effets néfastes sur la grossesse. Les principales conclusions sont que les heures de travail hebdomadaires élevées et même modérées sont associées avec une fréquence accrue d’accouchement avant terme (AAT); qu’un horaire avec rotation des quarts de travail est associé à l’augmentation des avortements spontanés (AS), des AAT et des naissances d’enfant de poids insuffisant pour l’âge gestationnel (IPAG); et qu’enfin le travail de nuit est associé à une hausse des AS. Les relations des divers aspects de l’horaire de travail avec le risque de faible poids à la naissance (FPN) ont aussi été examinées.

En résumé, l’analyse des données scientifiques concernant l’exposition durant la grossesse :

  • À un horaire de travail de 35 heures ou plus par semaine :
    • permet d’établir une évidence suffisante d‘augmentation de 17 % du risque d’AAT;
    • permet de suspecter des élévations de risque pour trois effets néfastes sur la grossesse, soit le FPN (environ 25 %), l’IPAG (20 %) et l’AS (8 % si au moins 40 heures par semaine).
  • À un horaire de travail modérément élevé mais ne dépassant pas 40 heures par semaine:
    • permet d’établir une évidence suffisante d‘augmentation de 36 % du risque d’AAT;
    • permet d’établir une évidence suffisante d’absence d’augmentation des risques d’AS, de FPN et d’IPAG.
  • À la rotation des quarts de travail :
    • permet d’établir une évidence forte d‘augmentation de 18 % du risque d’AS;
    • permet d’établir une évidence suffisante d’augmentation des risques d’AAT (18 %) et d’IPAG (10 %);
    • permet de suspecter une augmentation du risque de FPN de 18 %.
  • Au travail de nuit :
    • permet d’établir une évidence suffisante d‘augmentation de 69 % du risque d’AS;
    • permet d’établir une évidence suffisante d’absence d’augmentation du risque d’IPAG;
    • ne permet pas de conclure pour les risques d’AAT et de FPN.
  • Au travail de soir :
    • permet de suspecter des élévations de risque pour l’AS (5 %) et l’IPAG (8 %);
    • permet d’établir une évidence suffisante d’absence d’augmentation du risque d’AAT;
    • ne permet pas de conclure pour le risque de FPN.

Recension des écrits sur la contamination du lait maternel par des substances chimiques présentes en milieu de travail - Proposition d'une grille d'analyse de risque de transfert d'un contaminant chimique dans le lait maternel, 2004 (PDF)
Les études épidémiologiques qui se sont intéressées à la contamination du lait maternel chez les travailleuses exposées à des substances chimiques sont rares. Par conséquent, c’est en s’appuyant sur les connaissances entourant la physiologie de la lactation et les propriétés toxicologiques et physico-chimiques des produits chimiques que les auteurs ont développé une grille d’analyse de risque de transfert d’un contaminant chimique dans le lait maternel. La grille a par la suite été testée avec deux des substances faisant le plus souvent l’objet de demandes au programme PMSD, pour allaitement, soit le toluène et le tétrachloroéthylène.

Le virus du Nil occidental et la travailleuse enceinte, 2003 (PDF)
Le document publié en 2003 analyse le risque d’infection par le virus du Nil occidental (VNO) pour la travailleuse enceinte ou qui allaite. Le VNO appartient à la famille des arbovirus. Plusieurs espèces de moustiques peuvent servir de vecteur au VNO. La chaleur et la présence d’eau stagnante favorisent l’activité virale. Les oiseaux de type corvidés constituent le principal réservoir du virus. Dans 90 % des cas, les personnes infectées présentent peu ou pas de symptômes, mais dans un peu moins de 1 % des cas, l’infection évolue vers une maladie neurologique sévère.

Les groupes de travailleurs les plus à risque d’infection au VNO comprennent le personnel soignant, les travailleurs de laboratoire, les travailleurs manipulant des oiseaux ou des mammifères morts et les personnes travaillant à l’extérieur. La grossesse ne semble pas augmenter le risque d’infection. L’analyse de risque a permis d’estimer qu’en zone épidémique, environ 2,6 % des femmes enceintes seraient infectées par le VNO alors que moins de 19 femmes sur 100,000 souffriraient d’une maladie neurologique sévère.

L’infection au VNO peut être transmise à l’enfant à naître par voie transplacentaire. Sa transmission par le lait maternel est fortement suspectée. Les conséquences de cette transmission sur la santé de l’enfant à naître et sur celle du nouveau-né demeurent incertaines.

Mise à jour de l'analyse de risque en regard de l'épandage de pesticides pour la travailleuse enceinte ou qui allaite, 2003 (PDF)
Le rapport documente les contextes d’exposition aux pesticides les plus préoccupants pour les travailleuses enceintes ou qui allaitent soit l’application terrestre de produits par pulvérisateurs personnels, la préparation et le remplissage des solutions pour l’épandage, et le travail à l’extérieur durant les applications et dans les heures qui suivent l’application. Le contact cutané représente la voie d’exposition la plus importante. Les auteurs discutent ensuite des effets potentiels sur la grossesse et l’allaitement des pesticides suivants : méthoprène, Bacillus thuringiensis var Israelensis (Bti), resméthrine, resméthrine synergisée, perméthrine et malathion). Les mesures de protection individuelle recommandées pour les travailleuses enceintes incluent le port adéquat des équipements de protection individuelle, le respect des méthodes de travail appropriées pour éviter l’exposition accidentelle et un temps de réentrée de 36 heures pour le malathion et de 24 heures pour la perméthrine et la resméthrine.

Revue et méta-analyse des connaissances concernant la station debout et la grossesse, 1999 (PDF)
Ce rapport présente la synthèse des résultats d’études épidémiologiques qui ont évalué la relation entre la station debout au travail et les risques d’effets néfastes sur la grossesse. Les principales conclusions sont que la station debout prolongée au travail est associé avec une fréquence accrue d’avortement spontané (AS), d’accouchement avant terme (AAT) et de naissance de poids insuffisant pour l’âge gestationnel (aussi appelé « retard de croissance intra-utérine » (RCIU)). Des augmentations de risque, statistiquement significatives, respectivement de 16 %, 27 % et 31 % sont observées pour l’AS, l’AAT et le RCIU. Les risques observés augmentent avec le nombre d’heures en station debout. Pour ce qui est des effets sur le faible poids à la naissance et l’hypertension durant la grossesse, les risques observés ne sont pas statistiquement significatifs et la qualité méthodologique des études laisse à désirer. Un complément d’information concernant la station debout modérée (3 à 7 heures par jour) fait l’objet du document suivant.

Station debout modérée et avortement spontané - Interprétation du résultat de McDonald, 2004 (PDF)
Ce texte complète le document « Revue et méta-analyse des connaissances concernant la station debout et la grossesse ». Il s’agit d’une interprétation d’un résultat publié dans l’article de McDonald  Fetal death and work in pregnancy 1 concernant la station debout modérée (3 à 7 heures par jour). Trois aspects y sont discutés. D’abord, l’utilisation de l’ensemble des travailleuses comme groupe de référence (groupe auquel sont comparées les travailleuses exposées) peut avoir entraîné une sous-estimation de l’effet de la station debout sur le risque d’avortement spontané. Ensuite, certains résultats de l’étude indiquent que la présence d’autres expositions professionnelles chez les travailleuses en station debout peut, au contraire, entraîner une légère surestimation de l’effet. Enfin, d’autres résultats de l’étude, par analyse groupée, indiquent qu’il n’y a pas lieu de croire qu’un biais de rappel ait influencé les résultats de cette étude même si les mères ont été questionnées sur leurs conditions de travail après la fin de leur grossesse.

Revue et méta-analyse des connaissances concernant le soulèvement de charges et la grossesse, 1997 (PDF)
Ce rapport présente la synthèse des résultats d’études épidémiologiques qui ont évalué la relation entre le soulèvement de charges au travail et les risques d’effets néfastes sur la grossesse. Les principales conclusions sont que le soulèvement de charges au travail est associé avec une fréquence accrue d’avortement spontané (AS), d’accouchement avant terme (AAT) et d’hypertension durant la grossesse (HTG).

Des augmentations de risque, statistiquement significatives, respectivement de 36 %, 20 %, 23 % et 91 % sont observées pour l’AS, l’AAT, le FPN et l’HTG. À l’exception du FPN, les risques observés persistent parmi les études de qualité méthodologique élevée. Par ailleurs, aucun lien n’a pu être établi entre le soulèvement de charges et le retard de croissance intra-utérine (RCIU). .


  1. McDonald AD, McDonald JC, Armstrong B et coll. « Fetal death and work in pregnancy ». Br J Ind Med 1988;45:148-57.