• 31 janvier 2012

    En 2003, une étude réalisée dans les établissements de détention provinciaux du Québec a révélé que 3,4 % des personnes incarcérées seraient infectées par le VIH et 18,5 % par le VHC. Les personnes infectées sont principalement celles qui ont fait usage de drogues par injection avant ou pendant leur incarcération.

    Les détenus sont temporairement soustraits à un mode de vie désorganisé que plusieurs connaissent en dehors du centre de détention. Il s’agit donc d’un milieu propice pour mener des actions préventives et initier des traitements contre les ITSS qui ont, par ailleurs, des bénéfices pour la communauté lorsque les personnes incarcérées y reviennent.

    Le tout nouveau programme de formation d'une journée coordonné par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) vise à soutenir les établissements de détention dans la prévention de la transmission des ITSS chez les personnes incarcérées en faisant connaître, comprendre et adopter l'approche de réduction des méfaits comme stratégie d'intervention privilégiée.

  • 23 janvier 2012

    L’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) a réalisé une série de 5 guides d’usage optimal portant sur le traitement pharmacologique d’infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). 

    Ces guides abordent les conditions suivantes : 

    • infection à Chlamydia trachomatis et infection à Neisseria gonorrhoeae;
    • herpès génital;
    • cervicite mucopurulente, atteinte inflammatoire pelvienne, urétrite, épididymite/orchi-épididymite;
    • condylomes;
    • syphilis.

    Les guides sont destinés aux différents praticiens en santé (omnipraticiens, médecins spécialistes, pharmaciens et infirmières) afin de les soutenir quant à la prise en charge du traitement pharmacologique des patients ayant une ITSS.

  • 18 janvier 2012

    À la suite de sa demande déposée en décembre dernier, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a obtenu l’aval de la Cour suprême pour déposer un mémoire dans le cadre des affaires Mabior et D.C, où le risque de transmission du VIH est au cœur du litige.  Plusieurs intervenants de santé publique se réjouissent de cette nouvelle.

    Rappelons qu’au Canada, toute personne vivant avec le VIH a l’obligation de dévoiler son infection avant d’avoir une relation sexuelle qui comporte un « risque important de lésions graves » liées à la transmission de l’infection. La science a beaucoup évolué ces dernières années quant au risque de transmission du virus et il sera utile d’éclairer la Cour à ce propos.

    En complément au jugement rendu dans l’affaire Cuerrier1 en 1998, la décision que rendra la Cour après l’audition du 8 février 2012 servira de nouvelle référence en matière de criminalisation du non-dévoilement de l’infection au VIH. Le jugement à venir aura donc un impact non négligeable sur la santé publique.

  • 16 janvier 2012

    Espace ITSS l’a déjà souligné : bien qu’il soit reconnu comme un moyen efficace pour intervenir auprès des clientèles les plus vulnérables aux ITSS et qui présentent des problèmes complexes, le travail en réseau exige la reconnaissance des diverses expertises et une collaboration entre les individus et entre les organisations.

    Selon les participants à l’enquête montérégienne, la collaboration actuelle entre les organisations engagées dans la lutte aux ITSS est encore fragile, en raison surtout de la mobilité du personnel et de la pénurie de ressources. Selon eux, cette collaboration repose donc surtout sur la volonté des individus. En revanche, elle est souhaitée par les intervenants, qui estiment que c’est la seule façon d’avoir un impact sur la tendance à la hausse des ITSS.

    Et donc, de quels moyens disposons-nous pour faciliter ce type de collaboration enrichissante pour le patient comme pour l’intervenant? Abattre les préjugés à l’égard des clientèles vulnérables, multiplier les occasions de contacts entre les intervenants, formaliser les liens organisationnels : voilà quelques pistes d’actions qui se dégagent de cette enquête.

  • 21 décembre 2011

    Au Canada, toute personne vivant avec le VIH (PVVIH) a l’obligation de dévoiler son infection au VIH avant d’avoir une relation sexuelle qui comporte un « risque important de lésions graves » liées à la transmission du VIH. Si la personne infectée omet de le dévoiler, elle peut être poursuivie, et ce, que son partenaire ait été infecté ou non lors de la relation sexuelle.

    À l’hiver 2012, la Cour suprême entendra conjointement les affaires Mabior et D.C, où le risque de transmission du VIH est au cœur du litige. L’arrêt que rendra la Cour servira de nouvelle référence en matière de criminalisation du non-dévoilement du statut séropositif, alors que c’est l’arrêt Cuerrier[1] de 1998 qui tenait ce rôle jusqu’ici. L’impact sur la santé d’une telle décision est donc non négligeable.

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