Contribuer à la lutte contre les ITSS en milieu correctionnel : la réduction des méfaits comme stratégie gagnante

En 2003, une étude réalisée dans les établissements de détention provinciaux du Québec a révélé que 3,4 % des personnes incarcérées seraient infectées par le VIH et 18,5 % par le VHC. Les personnes infectées sont principalement celles qui ont fait usage de drogues par injection avant ou pendant leur incarcération.

Les détenus sont temporairement soustraits à un mode de vie désorganisé que plusieurs connaissent en dehors du centre de détention. Il s’agit donc d’un milieu propice pour mener des actions préventives et initier des traitements contre les ITSS qui ont, par ailleurs, des bénéfices pour la communauté lorsque les personnes incarcérées y reviennent.

Le tout nouveau programme de formation d'une journée coordonné par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) vise à soutenir les établissements de détention dans la prévention de la transmission des ITSS chez les personnes incarcérées en faisant connaître, comprendre et adopter l'approche de réduction des méfaits comme stratégie d'intervention privilégiée.

La formation créditée par l’Université de Montréal propose 3 modules qui tentent de faire le tour de la question. Le premier module aborde les ITSS et les problématiques qui y sont liées. Le deuxième bloc permet de démystifier l’approche de réduction des méfaits en matière d’usage de drogues. Finalement, le dernier module met la table pour une réelle intervention coordonnée en milieu carcéral en vue de prévenir la transmission des ITSS.

Pour plus d'information, consultez le Répertoire des Programmes nationaux de formation sur les ITSS et sur les stratégies d'intervention auprès des populations vulnérables

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Espace ITSS

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