Confirmation de l’infection par le virus de l’hépatite C : Nouvelle publication du CALI

Le Comité sur les analyses de laboratoire en lien avec les ITSS (CALI) recommande de remplacer l’analyse de confirmation sérologique des anti-VHC actuelle par la recherche de l’ARN du VHC.

Depuis 2015, lorsqu’un test de dépistage montrait qu’une personne avait des anticorps contre le virus de l’hépatite C (anti-VHC) ou que le résultat était incertain, les laboratoires de biologie médicale du Québec envoyaient l’échantillon au Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ). Celui-ci procédait aux analyses pour confirmer la positivité du résultat anti-VHC (test de confirmation sérologique). Deux tests distincts étaient alors utilisés, qui n’étaient pas disponibles ailleurs dans le réseau. 

Lorsque le résultat de confirmation des anti-VHC du LSPQ était positif ou indéterminé (soit 70% des échantillons reçus au LSPQ), la recommandation au personnel clinique était de procéder à la recherche de l’ARN du VHC afin de démontrer la présence d’une infection active par le VHC. 

Dans le contexte de l’arrêt de production de l’un des deux tests utilisés au LSPQ, le CALI a été interpellé afin de se positionner sur les analyses de laboratoire optimales permettant de confirmer une infection par le VHC.

Détection de l’ARN du VHC ; la méthode de référence pour confirmer une infection active

Les lignes directrices des autres provinces canadiennes ainsi que celles d’instances internationales indiquent que la confirmation sérologique des anti‑VHC n’est plus recommandée. Elles préconisent plutôt la recherche de l’ARN du VHC. En effet, les tests sérologiques détectent une infection au VHC, mais ne permettent pas de distinguer une infection résolue d’une infection active. 

Dans ce contexte, le CALI recommande de s’harmoniser avec ces instances et de remplacer l’analyse de confirmation sérologique des anti-VHC par la recherche de l’ARN.

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Rédigé par
Annick Trudelle
Date de publication :