• 10 octobre 2011

    La recherche des facteurs de risque est un concept-clé dans la lutte aux ITSS au Québec puisqu’elle permet un dépistage efficace et une intervention préventive adaptée. Ce fait est bien connu en théorie. Or, un questionnement pratique demeure : comment effectuer une recherche efficace de facteurs de risque chez un individu?

    Pour dépister les différentes ITSS, une partie de votre rôle consiste à évaluer le risque de transmission. Les données épidémiologiques indiquent que certains groupes sont plus à risque de contracter certaines ITSS. Votre évaluation doit s’appuyer à la fois sur les caractéristiques sociodémographiques des personnes qui vous consultent et sur la recherche de comportements à risque tels que relations sexuelles non protégées, partenaire anonyme, usage d’alcool, de drogue par injection, relations sexuelles entre hommes, etc. Alors que l’identification des premiers éléments peut être assez simple, l’investigation des seconds peut présenter certains défis. Voici quelques pistes pour les relever.

    Catégories: Dépistage
  • 4 octobre 2011

    Qui sont-elles?2,3,7

    • Il est très difficile d’évaluer avec précision le nombre de Québécois qui s’injectent des drogues. En 1996, une étude disposant des moyens nécessaires en est venue à une estimation de 23 000 personnes UDI au Québec.
    • Les trois quarts des personnes UDI rencontrées par le réseau SurvUDI entre 2003 et 2010 sont des hommes (76 %);
    • L’âge moyen des hommes UDI est de 35 ans alors qu’il est de 30 ans chez les femmes;
    • La moitié des personnes UDI ont réussi des études secondaires, contre trois personnes sur quatre dans la population québécoise.

    Où sont-elles?2

    • Les personnes UDI se concentrent en milieu urbain, mais sont aussi présentes en milieux semi-urbains dans toutes les régions du Québec;
    • Les plus grands nombres d’UDI sont recensés à Montréal, Québec et en Outaouais;
    • Entre 2003 et 2010, 41 % des personnes UDI avaient passé au moins une nuit dans la rue, un refuge ou un squat dans les six derniers mois;
    • Durant la même période, 14 % avaient séjourné en centre de détention.
  • 29 septembre 2011

    Les vaccins que je recommande à mes patientes sont-ils sécuritaires?

    Plusieurs personnes sont inquiètes des effets secondaires possibles des vaccins contre le VPH. Avec plus de 80 millions de doses distribuées dans le monde pour les deux vaccins préventifs, nous pouvons déclarer que leur profil de sécurité est excellent.

    Voici des messages pertinents à communiquer à vos patients en vue de mieux distinguer les mythes de la réalité avec eux.

    Les vaccins peuvent-ils donner la maladie? 

    Les vaccins sont basés sur une particule des VPH, la protéine L1, et non pas sur le virus en entier. Cette protéine est en fait une reproduction d’une composante de l’enveloppe du virus. Le vaccin lui-même ne contient donc pas de virus ou de matériel génétique qui permettrait que le VPH puisse se répliquer et causer l’infection ou la maladie chez les personnes immunisées.

    C’est le même principe que celui utilisé pour le vaccin de l’hépatite B où on prend seulement l’antigène de surface et non pas le virus lui-même ni son matériel génétique. De cette manière, il est assuré que le vaccin ne peut causer la maladie contre laquelle il protège.

  • 28 septembre 2011

    Les infections par le virus du papillome humain (VPH) sont très fréquentes et certains génotypes du virus causent des lésions aux régions anogénitale et oropharyngée. Il s’agit en fait de l’infection transmissible sexuellement (ITS) la plus courante au monde. On rapporte d’ailleurs que 7 à 8 personnes sexuellement actives sur 10 seront atteintes par au moins un des génotypes de VPH infectant la région anogénitale au cours de leur vie.

    La prévention primaire : de quoi parle-t-on?

    Les moyens à prendre avant d’être exposé(e) à un partenaire potentiellement infecté font partie de ce qui est appelé la prévention primaire. Comme professionnel de la santé, vous pouvez contribuer à cette prévention en communiquant à vos patients des informations claires, précises et à jour. Cette fiche souhaite vous outiller en ce sens.

    Prévenir les infections au VPH avant leur acquisition permet d’éviter des conséquences importantes pour la santé, tant sur le plan physique (cancer du col utérin, condylomes, etc.) que psychosexuel, (anxiété, difficultés relationnelles, etc.). Cela rend aussi possibles des économies considérables au sein du système de santé.

  • 9 septembre 2011

    Quel impact aurait l’envoi de données québécoises manquantes sur la surveillance canadienne du VIH?

    Communication affichée présentée au congrès ISSTDR, Québec, Canada

    Thème

    Afin de permettre la surveillance du VIH à l’échelle du Canada, les différentes provinces et territoires transmettent les données générées par leurs programmes de surveillance de l'infection aux autorités fédérales. L'entente pour la transmission des données du Québec ne prévoit présentement pas d'information sur les catégories d’exposition au VIH (homme ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, utilisation de drogue par injection, origine d’un pays endémique pour le VIH, etc.).

    Nous analysons ici l'impact qu'aurait l'envoi de cette information sur les mesures de l'importance relative de chaque catégorie d'exposition au Canada.

Pages

Souscrire à