Les campagnes de communication pour favoriser le développement et l'adaptation sociale des jeunes

Cet avis s’inscrit dans la mission de l’Institut national de santé publique du Québec à savoir « informer le ministre des impacts des politiques publiques sur la santé et le bien-être de la population du Québec et informer la population sur son état de santé et de bien-être, sur les problèmes en émergence, leurs déterminants et les moyens efficaces de prévenir ou de résoudre ces problèmes » (Article 3, alinéa 2 et 3).

La préoccupation pour la situation des jeunes s’inscrit parmi les consensus majeurs de notre société. L’importance accordée à leur développement, à leur soutien, à leur participation sociale, à la prévention des risques qui menacent leur santé, leur bien-être et leur sécurité se traduit par de nombreuses propositions d’actions inscrites dans plusieurs documents ministériels, notamment la Politique de la santé et du bien-être (MSSS, 1992), Les Priorités nationales de santé publique : 1997-2002 (MSSS, 1997) et Agissons en complices, pour une stratégie de soutien du développement des enfants et des jeunes (MSSS, 1998). De façon unanime, ces publications réitèrent le bien-fondé et la détermination d’intervenir avant que les difficultés ne surgissent, d’où la pertinence de consolider et de développer des activités de promotion de la santé et du bien-être et de prévention.

Les campagnes de communication font partie de cet éventail d’activités. Ces campagnes ont fait l’objet de peu d’attention jusqu’à maintenant en ce qui concerne la place qu’elles devraient occuper parmi l’ensemble des stratégies de promotion et de prévention en matière de développement et d’adaptation sociale des jeunes.

Une campagne de communication, planifiée et réalisée de façon à rencontrer les conditions nécessaires à son efficacité, constitue une stratégie complémentaire intéressante pour favoriser le développement et l’adaptation sociale des jeunes. La stratégie est complémentaire au sens où elle ne pourra jamais suppléer à l’absence ou à l’insuffisance des interventions visant directement les jeunes, leurs parents ou l’environnement social, politique et économique. La stratégie est intéressante dans la mesure où elle pourrait permettre d’initier ou de soutenir, dans l’opinion publique, des débats de société sur les enjeux qui concernent la jeunesse.

Au moment où le Gouvernement du Québec convie les citoyens et les acteurs de tous les milieux à une réflexion et à des engagements en faveur de la jeunesse, et compte tenu que les mesures capables de favoriser le développement et l’adaptation sociale des jeunes font déjà largement consensus, une campagne de communication pourrait représenter un catalyseur pour la mise en oeuvre de ces mesures. Dans cette perspective, l’Institut national de santé publique du Québec recommande à cet effet que toute campagne de communication axée sur le développement et l’adaptation sociale des jeunes respecte les conditions de réussite associées à de telles campagnes.

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2-550-37519-X

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