Surveillance des souches de Neisseria gonorrhoeae résistantes aux antibiotiques dans la province de Québec : rapport 2016

En 2016, le programme de surveillance a permis de mettre en évidence les faits suivants :

  • 50 des 80 laboratoires participants (78 laboratoires du réseau public et 2 laboratoires privés) ont rapporté au moins une souche de N. gonorrhoeae;
  • Parmi les 1264 souches retenues pour analyse (1 souche/personne/14 jours), 1071 avaient été isolées chez des hommes, 185 chez des femmes et 8 chez des personnes dont le sexe n’était pas disponible. Parallèlement au programme de surveillance du Laboratoire de santé publique du Québec, selon le fichier des maladies à déclarations obligatoires, 4774 cas ont été déclarés au Québec en 2016 (3752 chez les hommes et 996 chez les femmes, 23 personnes dont le sexe n’était pas disponible et 3 personnes transgenres). Des souches ont donc été obtenues pour 29 % des cas déclarés chez les hommes et pour 19 % des cas déclarés chez les femmes;
  • Une résistance à au moins un antibiotique testé a été notée pour 73 % des 1260 souches pour lesquelles l’antibiogramme a pu être réalisé;
  • 60 % (750/1260) de souches sont résistantes à la ciprofloxacine;
  • Les souches résistantes à la ciprofloxacine ont été retrouvées chez 48 % des femmes (88/183) et chez 62 % des hommes (658/1069);
  • La résistance à l’azithromycine est en hausse : de < 2 % entre 2008 et 2013, elle est passée à 7 % en 2014, 12 % en 2015 et 20 % en 2016;
  • Des souches résistantes ont été retrouvées dans 12 régions du Québec;
  • Les souches résistantes à l’azithromycine ont été retrouvées chez 12 % des femmes (22/183) et chez 21 % des hommes (229/1069);
  • Parmi les souches résistantes à l’azithromycine, 239 (95 %) sont également résistantes à la ciprofloxacine;
  • Aucune souche non sensible à la ceftriaxone n’a été observée en 2016;
  • Une souche non sensible à la céfixime (concentration minimale inhibitrice [CMI] de 0,5 mg/L) a été identifiée en 2016;
  • Des CMI s’approchant de la valeur seuil de non-sensibilité ont été observées pour 18 souches (1,4 %) : 0,12 mg/L (n = 15) – 0,25 mg/L (n = 3);
  • Les 3 souches dont la CMI envers la céfixime se situe à 0,25 mg/L correspondent à la définition de sensibilité réduite selon l’OMS;
  • Une souche a présenté une sensibilité réduite simultanée aux deux céphalosporines de troisième génération (C3G) : CMI ceftriaxone de 0,12 mg/L et CMI céfixime de 0,25 mg/L.
Surveillance des souches de Neisseria gonorrhoeae résistantes aux antibiotiques dans la province de Québec

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ISBN (electrónico): 

978-2-550-81810-6

ISSN (electrónico): 

1921-670X

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