Altitude

Définitions

Les définitions des niveaux d’altitude varient légèrement selon les sources, mais l’essentiel des concepts s’y rattachant reste inchangé. Dans ce chapitre, la haute altitude est définie comme étant une altitude de 2 500 m ou plus. Cela comprend donc l’altitude élevée (2 500 – 3 500 m), l’altitude très élevée (3 500 – 5500 m) et l’altitude extrême (5 500 m et plus).

L’humain ne peut pas habiter de façon permanente à une altitude de plus de 5 500 m parce que les conditions auxquelles il est soumis dépassent les capacités physiologiques d’adaptation humaine à long terme.

Dans les Recommandations par pays, section « Autres mesures préventives/Risques environnementaux », on trouvera la mention « Haute altitude » lorsque le voyageur est susceptible de monter au-delà de 2 500 m d’altitude et d’y dormir, selon la topographie du pays. Dans le cas contraire, aucune mention ne sera inscrite.

Effets de l’altitude

L’hypoxie hypobare (1)

L’élévation en altitude s’accompagne d’une baisse de la pression atmosphérique qui provoque une diminution de la pression partielle en oxygène dans l’air inspiré (PiO2). Cela a comme conséquence de réduire la quantité d’oxygène qui pénètre dans l’organisme. La pression artérielle en oxygène (PaO2) est donc réduite. C’est l’hypoxie hypobare.

Pour bien oxygéner l’organisme, la PaO2 doit être suffisante pour saturer l’hémoglobine en oxygène, son principal transporteur dans le corps humain. La diminution de la PaO2 en altitude réduit la saturation de l’hémoglobine en oxygène (SaO2). Cependant, cette réduction n’est pas linéaire. Les premiers pourcentages de diminution de la PaO2 n’ont qu’un léger effet sur la SaO2, de telle sorte que celle-ci demeure adéquate. C’est ce qui explique pourquoi les personnes exposées à une altitude intermédiaire (1 500 à 2 500 m) ne ressentent généralement que peu de symptômes. Cependant, lorsqu’on dépasse le seuil de l’altitude élevée (≥ 2 500 m), la baisse supplémentaire de la PaO2 a un effet plus grand sur la SaO2, laquelle baisse de façon plus marquée. Voir la figure 1.

Figure 1 – Saturation de l’hémoglobine en fonction de la PaO2 et de l’altitude, chez une personne acclimatée et en bonne santé

Saturation de l’hémoglobine en fonction de la PaO2 et de l’altitude
Copyright: Comité consultatif québécois sur la santé des voyageurs, 2025
Source : Comité consultatif québécois sur la santé des voyageurs, 2025

À titre indicatif, le tableau 1 présente la saturation (SaO2) approximative d’une personne en bonne santé en fonction du niveau d’altitude atteint.

Tableau 1 – Saturation selon l’altitude

Niveau d’altitudeAltitude (mètres)Saturation (SaO2)
Basse altitude< 1 500 m95 – 100 %
Altitude intermédiaire1 500 – 2 500 m92 – 95 %
Altitude élevée2 500 – 3 500 m87 – 92 %
Altitude très élevée3 500 – 5 500 m75 – 87 %
Altitude extrême≥ 5 500 m< 75 %

L’analyse de la figure 1 et du tableau 1 permet d’estimer la saturation de l’hémoglobine en oxygène attendue chez une personne qui séjournera dans différentes destinations. Voir le tableau 2.

Tableau 2 – Altitude de certaines destinations connues

DestinationsAltitude (mètres)SommetsAltitude (mètres)
Guatemala City – Guatemala1 500 mMont Blanc – France4 800 m
Mexico – Mexique2 200 mEverest (camp de base) – Népal5 334 m
Arequipa – Pérou2 300 mKilimandjaro – Tanzanie5 895 m
Machu Picchu – Pérou2 400 mCotopaxi – Équateur5 897 m
Bogota – Colombie2 600 mMont Denali – Alaska (États-Unis)6 190 m
Quito – Équateur2 800 mChimborazo – Équateur6 260 m
Huaraz – Pérou3 050 mAconcagua – Argentine6 960 m
Cuzco – Pérou3 400 mNuptse – Népal7 861 m
La Paz – Bolivie3 640 mAnnapurna – Népal8 091 m
Uyuni – Bolivie3 675 mLhotse – Népal8 515 m
Puno – Pérou3 850 mK2 – Pakistan8 610 m
El Alto – Bolivie4 150 mEverest – Népal8 849 m

En haute altitude (≥ 2 500 m), l’hypoxie hypobare pourra causer ce qui suit :

  • Dyspnée à l'effort, en fonction de l’altitude atteinte;
  • Diminution progressive du volume d’oxygène maximal (VO2max) que le corps peut consommer pendant un effort physique. Cela diminuera la capacité de faire de l’exercice. En altitude très élevée (≥ 3 500 m), la baisse du VO2 max ne permet généralement pas d’entreprendre des activités physiques plus exigeantes que la marche.
  • Détérioration d’une maladie préexistante, affectée par les changements physiologiques reliés à l’altitude. Voir les prochaines sections sur l’adaptation physiologique à l’altitude et les conditions médicales préexistantes.
  • Respiration périodique nocturne (respiration de Cheyne-Stokes) (1);
  • Insomnie (2);
  • Syndromes de haute altitude chez les personnes mal acclimatées :
    1. Mal aigu des montagnes (MAM);
    2. Œdème cérébral de haute altitude (OCHA);
    3. Œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA).
  • Hémorragies rétiniennes au-delà de 5 000 m d’altitude (1). Elles sont fréquentes mais habituellement asymptomatiques, sauf lorsqu’elles atteignent la macula. Dans ce dernier cas, la vision peut alors être diminuée significativement. Il y a résolution spontanée dans les semaines qui suivent la descente.

La température de l’air

La température de l’air diminue d’environ 6,5o C par 1 000 m d’ascension. Il y a alors un risque d’hypothermie ou d’engelures en haute altitude.

Le rayonnement solaire

La radiation ultraviolette augmenterait d’environ 10 % par 1 000 m d’ascension (3). En haute altitude, cela pourrait causer des coups de soleil, une kérato-conjonctivite (cécité des neiges) et, à plus long terme, des cataractes et autres conséquences comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et des ptérygions (4,5). Une protection contre le rayonnement ultraviolet est de mise : crème de protection solaire et lunettes solaires.

L’humidité

Le contenu de l’air en vapeur d’eau (humidité) diminue avec l’altitude. L’air devient plus sec et prédispose à la déshydratation, surtout lors de l’exercice physique.

Adaptation physiologique à l’altitude

L’hypoxie hypobare stimule plusieurs réactions physiologiques chez l’humain (1) :

  • Stimulation des chémorécepteurs aortiques et carotidiens (sensibles à la baisse de la PaO2). Il en résultera une augmentation de la fréquence et du volume respiratoires (hyperventilation), laquelle provoquera une baisse du CO2 (hypocapnie), ce qui fera augmenter la PaO2.
  • Augmentation de la fréquence cardiaque;
  • Augmentation légère de la tension artérielle;
  • Augmentation du débit sanguin cérébral;
  • Stimulation de la production rénale de l’érythropoïétine, qui augmentera la production des globules rouges par la moëlle osseuse (l’hémoglobine augmentera après deux à quatre semaines).
  • Stimulation des récepteurs alvéolaires pulmonaires (sensibles à la baisse de la PiO2), qui provoquera la vasoconstriction des artérioles pulmonaires et une augmentation de la tension artérielle pulmonaire.

Conditions médicales préexistantes (6–8)

Toute condition qui affecte la réponse physiologique à l’altitude peut nuire à l’acclimatation. À titre d’exemples :

  • Chirurgie carotidienne ou radiothérapie du cou : perte de fonction des chémorécepteurs carotidiens sensibles à l’hypoxie;
  • Maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) modérée ou sévère : incapacité à d’augmenter la réponse ventilatoire à l’hypoxie;
  • Consommation d’opioïdes ou d’alcool : diminution de la réponse ventilatoire à l’hypoxie (9). Par extrapolation, toute autre médication susceptible d'avoir un effet sur la respiration (somnifères, anxiolytiques, certains antipsychotiques, certains anti-dépresseurs) pourrait réduire la capacité d'acclimatation.

D’autre part, l’hypoxie et les changements physiologiques de haute altitude peuvent détériorer une condition médicale préexistante. Il est important d’obtenir toutes les informations concernant les antécédents médicaux du voyageur. De plus, un questionnaire sur les symptômes reliés aux systèmes cardiaque et respiratoire est un élément important de l’évaluation du risque à la santé d’une expédition en haute altitude.

Le tableau 3 présente certaines conditions qui sont des contre-indications à un séjour en haute altitude ainsi que celles qui méritent une évaluation médicale pré-voyage, afin de déterminer si un séjour en haute altitude peut être envisagé.

Tableau 3 – Contre-indications à un séjour en haute altitude et conditions qui nécessitent une évaluation médicale pré-voyage

Contre-indicationsConditions nécessitant une évaluation pré-voyage
  • Angine non contrôlée
  • Angine de classe fonctionnelle 3 ou 4
  • Infarctus du myocarde il y a moins de 90 jours
  • Valvulopathie du cœur droit
  • Valvulopathie du cœur gauche de classe fonctionnelle 3 ou 4
  • Anomalies congénitales cardiaques ou des gros vaisseaux
  • Insuffisance cardiaque congestive non compensée
  • Hypertension pulmonaire
  • Maladie pulmonaire obstructive chronique sévère
  • Fibrose kystique du pancréas
  • Accident vasculaire cérébral (ou ischémie cérébrale transitoire) il y a moins de 90 jours
  • Ulcère gastro-duodénal actif
  • Maladie inflammatoire de l’intestin active
  • Anémie significative (Hb < 95 g/L)
  • Anémie falciforme (HbSC ou HbSS)
  • Grossesse à risque ou au 3e trimestre
  • Angine / Infarctus
  • Valvulopathies cardiaques gauches
  • Insuffisance cardiaque
  • Hypertension artérielle mal contrôlée
  • Apnée obstructive du sommeil
  • Asthme
  • Maladie pulmonaire obstructive chronique
  • Accident vasculaire cérébral (ou ischémie cérébrale transitoire)
  • Rétinopathie
  • Épilepsie
  • Psychoses
  • Chirurgie récente (moins de 6 semaines)
  • Anémie
  • Trait falciforme
  • Grossesse
  • Diabète
  • Insuffisance rénale
  • Insuffisance surrénalienne

Considérations diverses

Les éléments suivants doivent être pris en compte lors de l’évaluation pré-voyage d’une personne ayant des conditions médicales préexistantes qui pourraient être aggravées par un séjour en haute altitude (liste non exhaustive) (6–8).

Il a été démontré que l’hypertension mal contrôlée associée à de l’exercice en haute altitude est un facteur de risque d’arythmie maligne.

Un séjour en haute altitude implique une exposition à l’hypoxie, au froid et à de l’activité physique significative. Ceci augmente la demande cardiaque en oxygène qui pourrait être limitée par la maladie coronarienne. Cette situation pourrait provoquer de l’angine et une arythmie maligne. La maladie coronarienne doit donc être bien contrôlée et stable. La classe fonctionnelle du patient est un élément important de l’évaluation. Parfois, une épreuve d’effort pourrait être utile. Le patient souffrant d’insuffisance cardiaque devrait être évalué par un cardiologue avant d’envisager un séjour en haute altitude.

L’utilisation d’un bêta‑bloqueur limite la réponse adrénergique à l’hypoxie (tachycardie réflexe), à l’exercice et interfère avec le mécanisme de thermorégulation (frissons et sudation).

L’asthme au froid ou à l’exercice peut être exacerbé.

L’apnée obstructive du sommeil augmente le risque de MAM et d’OPHA (9). Un appareil CPAP (Continuous positive airway pressure) portatif fonctionnant avec des batteries et de la médication préventive contre le MAM sont recommandés. Si la personne désature lors d’épisodes d’apnée du sommeil alors qu’elle se trouve au niveau de la mer, un séjour en haute altitude devrait être évité (7). Sinon, un concentrateur d'oxygène devient nécessaire, en plus du CPAP (8).

La personne atteinte d’un ulcère gastro-duodénal actif ou d’une maladie inflammatoire de l’intestin active augmente ses risques de saignements digestifs en haute altitude.

Chez les personnes diabétiques, le contrôle glycémique peut devenir difficile pour plusieurs raisons. L’altitude provoque une réduction de la sensibilité à l’insuline. Les médicaments utilisés en prévention ou en traitement du MAM/OCHA (acétazolamide et/ou dexaméthasone) peuvent rendre le contrôle glycémique difficile. Le glucomètre peut souffrir de dysfonctionnement dû au froid. L’insuline peut geler au froid.

La présence d’une rétinopathie augmente les risques d’hémorragies rétiniennes au-delà de 5 000 m d’altitude.

La haute altitude est contre-indiquée chez les personnes atteintes d’anémie falciforme (ayant deux gènes anormaux, soit la combinaison de deux gènes HbS, ou la combinaison d’un gène HbS et d’un gène HbC), en raison des risques élevés de crises vaso-occlusives. Les personnes porteuses d’un trait falciforme (un seul gène anormal HbS combiné à un gène normal HbA) sont plus à risque d’infarctus splénique lors d’un séjour en haute altitude si celui-ci est associé à de l’exercice physique.

Il y a augmentation du risque de travail prématuré et de saignements de grossesse chez les femmes enceintes qui séjournent en haute altitude (10,11). La voyageuse enceinte devrait éviter les séjours en haute altitude (≥ 2 500 m) au 3e trimestre de la grossesse, ou si elle présente une grossesse à risque (8).

Chez les nouveau-nés âgés de moins de six semaines, la haute altitude est contre-indiquée en raison des risques d’hypertension pulmonaire et de progression vers une insuffisance cardiaque droite (9,12).

L’altitude provoque une diminution du seuil de convulsion chez les personnes souffrant d’épilepsie si la maladie n’est pas contrôlée ou non traitée.

La personne ayant subi une correction chirurgicale de la myopie devrait être évaluée par un ophtalmologiste si elle a l’intention de faire un séjour au-delà de 5 000 m d’altitude. Celle ayant subi une kératotomie radiale serait plus à risque de troubles visuels en altitude (liés au risque de déformation de la cornée) que celle ayant subi une chirurgie au laser (LASIK ou Laser in situ keratomileusis) (8).

Les personnes qui ont pris des corticostéroïdes à doses supraphysiologiques (équivalent de ≥ 5 mg par jour de prednisone pendant plus de deux semaines) durant la période des trois derniers mois sont à risque de suppression de la réponse surrénalienne à l’hypoxie (13). D’autre part, la personne en insuffisance surrénalienne qui prend des glucocorticoïdes à doses de remplacement à long terme, reçoit généralement une dose physiologique de cortisol. En altitude, la demande en cortisol augmente pour répondre au stress causé par l’hypoxie hypobare (7). Un ajustement de la dose quotidienne de cortisol doit être envisagé lors d’un séjour en haute altitude. La dose variera selon l’altitude atteinte. Une discussion avec un endocrinologue serait appropriée pour cette clientèle. Certains experts recommandent de doubler la dose de maintenance à partir de 3 000 m d’altitude, et de la tripler à partir de 4 000 m. Ils recommandent la disponibilité d’une dose d’urgence de corticostéroïdes injectables en cas de détérioration inexpliquée (14).

Syndromes de haute altitude

Des syndromes de haute altitude peuvent survenir chez la personne mal acclimatée. Il existe trois syndromes : le mal aigu des montagnes (MAM), l’œdème cérébral de haute altitude (OCHA) et l’œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA). Ci-dessous, les tableaux cliniques de ces syndromes.

Mal aigu des montagnes (MAM)

Le MAM est le syndrome de haute altitude le plus fréquent, et généralement le premier à apparaître. Il survient généralement entre six et 12 heures après une ascension à des altitudes de ≥ 2 500 m. Si cela survient plus de trois jours après l’arrivée à une altitude donnée, il est improbable que les symptômes soient dus à un MAM.

La céphalée est le signe cardinal du MAM.

Les critères diagnostiques du MAM sont :

  • Montée récente en altitude
  • Céphalée
  • Au moins un des symptômes suivants :
    • Symptôme digestif haut (perte d’appétit / nausées / vomissements);
    • Faiblesse / fatigue;
    • Étourdissements / vertiges.

La personne atteinte du MAM a l’impression d’être en « lendemain de veille » après un excès de consommation d’alcool.

Notons que l’insomnie a été exclue des critères diagnostiques du MAM depuis 2018 (2). Les études ont démontré que l’insomnie est davantage liée à l’hypoxie qu’au MAM.

Les très jeunes enfants pourraient ne pas être en mesure de bien exprimer leurs symptômes. Il est donc essentiel de les surveiller de près durant leur ascension en haute altitude.

Sévérité du MAM :

  • MAM léger : N’entraîne pas de réduction des activités.
  • MAM modéré : Entraîne une modification des activités.
  • MAM sévère : Rend incapable de faire des activités (doit rester au lit).

Œdème cérébral de haute altitude (OCHA)

L’OCHA est souvent précédé du MAM, mais pas toujours.

L’OCHA survient généralement entre un et trois jours après une ascension à des altitudes de ≥ 2 500 m. Si cela survient plus de trois jours après l’arrivée à une altitude donnée, il est improbable que les symptômes soient dus à un OCHA. La plupart des épisodes d’OCHA surviennent à des altitudes au-delà de 4 300 m.

Les symptômes sont les suivants :

  • Montée récente en altitude;
  • Ataxie / perte de coordination
  • Altération mentale :
    • Apathie (perte de motivation);
    • Lassitude (sensation de fatigue, de manque d’énergie);
    • Comportement anormal;
    • Irritabilité;
    • Agitation;
    • Confusion;
    • Hallucinations;

Les symptômes du MAM peuvent être également présents, mais le diagnostic d’OCHA repose sur les symptômes précédents.

Le comportement d’une personne atteinte d’un OCHA peut ressembler à celui d’une personne en état d’ébriété. D’autre part, la personne atteinte d’un OCHA peut devenir confuse et, par conséquent, ne plus avoir conscience de sa condition. Il est donc très important qu’une personne qui débute des symptômes de MAM ou d’OCHA en avise les autres membres du groupe et ne demeure jamais seule tant qu'elle sera symptomatique. L'OCHA peut mener rapidement au coma et au décès.

La présence d’un des symptômes suivants doit faire penser à un diagnostic alternatif :

  • Déficit neurologique focal (hémiparésie, dysarthrie, déficit visuel unilatéral);
  • Convulsions;
  • Fièvre élevée.

Œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA)

L’OPHA survient plus de deux jours après une ascension à des altitudes de ≥ 2 500 m, et survient souvent le soir ou après un exercice intense.

Les symptômes sont les suivants :

  • Montée récente en altitude
  • Toux sèche;
  • Dyspnée d’effort augmentée par rapport au vécu récent de la journée, ou par rapport aux autres randonneurs / alpinistes;
  • Dyspnée lors de la marche en pente ascendante;
  • Pouls rapide et fréquence respiratoire élevée;
  • Fatigue / faiblesse.

Après 24 à 48 heures, les symptômes suivants s’ajoutent aux précédents :

  • Dyspnée au repos;
  • Dyspnée sévère à l’effort léger à modéré;
  • Fatigue extrême;
  • La marche sur le plat devient un effort;
  • La saturation en oxygène (SaO2) chute (souvent une diminution de pourcentage de saturation de 10 points) par rapport à celle attendue à l’altitude atteinte (la saturation actuelle est comparée à celle d’une charte selon l’altitude ou comparée à la saturation notée précédemment chez la personne malade).

Finalement, en absence d’un traitement efficace, les symptômes suivants apparaissent :

  • Toux productive avec expectorations rosées;
  • Dyspnée importante au repos avec râles pulmonaires;
  • Apparition de cyanose;
  • Impossibilité de fournir un effort physique.

Prévention en haute altitude

Consulter la prochaine page Prévention en haute altitude pour les risques en voyage et les différentes mesures préventives.


Le présent chapitre se base sur la référence générale Luks et al. Wilderness Medical Society Clinical Practice Guidelines for the Prevention, Diagnosis, and Treatment of Acute Altitude Illness: 2024 Update (15).

Références

  1. Gallagher SA, Hackett P, Rosen JM. High-altitude illness: Physiology, risk factors, and general prevention. 2025. https://www.uptodate.com/contents/high-altitude-illness-physiology-risk…
  2. Roach RC, Hackett PH, Oelz O, Bärtsch P, Luks AM, MacInnis MJ, et al. The 2018 Lake Louise Acute Mountain Sickness Score. High Alt Med Biol. mars 2018;19(1):4‑6.
  3. Organisation mondiale de la Santé. Rayonnement ultraviolet. 2016. https://www.who.int/fr/news-room/questions-and-answers/item/ultraviolet…
  4. Association canadienne des optométristes. Les dommages causés par les rayons UV sont invisibles, mais ils ont un effet sur votre vision. 2024. https://opto.ca/fr/bibliotheque-sante-oculovisuelle/les-dommages-causes…
  5. Association canadienne des optométristes. Ptérygion. 2025. https://opto.ca/fr/bibliotheque-sante-oculovisuelle/pterygion
  6. Luks AM, Hackett PH. Medical Conditions and High-Altitude Travel. N Engl J Med. 26 janv 2022;386(4):364‑73.
  7. Mieske K, Flaherty G, O’Brien T. Journeys to High Altitude—Risks and Recommendations for Travelers with Preexisting Medical Conditions. J Travel Med. 1 janv 2010;17(1):48‑62.
  8. Hackett PH, Shlim DR. High-Altitude Travel and Altitude Illness. Dans: CDC Yellow Book: Health Information for International Travel. 2026e éd. 2025. https://www.cdc.gov/yellow-book/hcp/environmental-hazards-risks/high-al…
  9. Gallagher SA, Hackett P. UpToDate. 2025. Acute mountain sickness and high-altitude cerebral edema. https://www.uptodate.com/contents/acute-mountain-sickness-and-high-alti…
  10. Lockwood CJ, Magriples U. UpToDate. 2025. Prenatal care: Patient education, health promotion, and safety of commonly used drugs. https://www.uptodate.com/contents/prenatal-care-patient-education-healt…
  11. Niermeyer S. The Pregnant Altitude Visitor. Dans: Roach RC, Wagner PD, Hackett PH, éditeurs. Hypoxia: Into the Next Millennium. Boston, MA: Springer US; 1999. p. 65‑77. https://doi.org/10.1007/978-1-4615-4711-2_5
  12. Hackett P, Gallagher SA. UpToDate. 2025. High-altitude disease: Unique pediatric considerations. https://www.uptodate.com/contents/high-altitude-disease-unique-pediatri…
  13. Nieman LK, DeSantis A. UpToDate. 2025. Determining the etiology of adrenal insufficiency in adults. https://www.uptodate.com/contents/determining-the-etiology-of-adrenal-i…
  14. Westendorp RudiGJ, Frölich M, Edo Meinders A. What to tell steroid-substituted patients about the effects of high altitude? The Lancet. 31 juill 1993;342(8866):310‑1.
  15. Luks AM, Beidleman BA, Freer L, Grissom CK, Keyes LE, McIntosh SE, et al. Wilderness Medical Society Clinical Practice Guidelines for the Prevention, Diagnosis, and Treatment of Acute Altitude Illness: 2024 Update. Wilderness Environ Med. 1 mars 2024;35(1_suppl):2S-19S.

Auteurs
Comité consultatif québécois sur la santé des voyageurs

Collaborateurs
Karl Forest-Bérard, Secrétariat général 

Dernière mise à jour
Décembre 2025