COVID-19 dans l'environnementCOVID-19 : Eau potable et eau de baignade
Questions-réponses

Ce document vise à faire état des connaissances actuelles sur le risque de transmission de la COVID-19 (maladie à coronavirus 2019) par l’eau potable et l’eau de baignade.


Quels sont les risques de transmission de la COVID-19 par l’eau potable?

Eau potable desservie par les réseaux municipaux

La COVID-19 est une infection causée par un virus appelé SARS-CoV-2 qui fait partie de la famille des coronavirus. Les coronavirus sont typiquement sensibles aux effets des oxydants (p. ex. le chlore) (HPSC, 2020; OMS, 2020; Waterra, 2020), qui sont couramment utilisés dans les procédés de traitement des usines d’eau potable au Québec. D’ailleurs, selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il est attendu que les méthodes conventionnelles de traitement appliquées dans les systèmes de distribution de l’eau, telles la filtration et la désinfection, soient en mesure d’inactiver le SARS-CoV-2 (CDC, 2020; OMS, 2020).

Au Québec, certains réseaux municipaux loin des grands centres distribuent de l’eau souterraine qui n’est pas toujours désinfectée. Il convient de rappeler que le Règlement sur la qualité de l’eau potable (RQEP) exige la démonstration que ces eaux proviennent de sources protégées d’un risque de contamination. Il exige également que la qualité microbiologique de l’eau distribuée soit suivie régulièrement. Il n’y a donc aucune inquiétude à consommer ou à utiliser l’eau des réseaux municipaux qui respectent les exigences du RQEP.

Eau potable desservie par un puits individuel

Un puits bien aménagé et localisé à une distance réglementaire des sources éventuelles de contamination, telles des fosses septiques, n’est pas à risque de contamination par le virus SARS-CoV-2. Les recommandations habituelles du Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques aux propriétaires de puits, disponibles sur la page web  « La qualité de l’eau de mon puits », doivent continuer d’être appliquées.

Les propriétaires de puits individuels sont d’ailleurs invités à consulter cette page web pour s’assurer qu’ils connaissent bien et appliquent ces recommandations. Des analyses régulières de la qualité microbiologique de l’eau (Escherichia coli, entérocoques, coliformes totaux) par un laboratoire accrédité sont également recommandées (voir : « La qualité de l’eau de mon puits »).
Rappelons que lorsqu’un propriétaire soupçonne que des matières fécales (p. ex. fosse septique, animaux domestiques, lisier, fumier) se sont infiltrées dans son puits, des microorganismes pathogènes et des bactéries indicatrices de la présence de matières fécales (p. ex. Escherichia coli) sont susceptibles d’être présents. Il doit alors la faire bouillir au moins une minute à gros bouillon avant de la consommer ou utiliser une autre source d’eau dont la qualité aura été vérifiée.

En bref

Les mesures existantes de protection des réseaux d’aqueduc et des puits individuels sont considérées suffisantes pour éviter la transmission de la maladie COVID-19 par l’eau potable. Selon les connaissances actuelles, dont celles de l’OMS (2020), il n’existe aucune preuve que le virus responsable de la COVID-19 survive dans l’eau potable. Il n’y a pas non plus de données probantes quant au risque de transmission de la COVID-19 par l’eau potable (CDC, 2020; GWRC, 2020; OMS, 2020). Cependant, le risque relié à d’autres pathogènes d’origine hydrique est toujours présent, d’où l’importance de suivre toutes les recommandations pour la protection des sources et le suivi réglementaire de la qualité de l’eau.


Quels sont les risques de transmission de la COVID-19 dans les piscines et les spas publics?

Il n’y a pas de preuve d'un risque de transmission de la COVID-19 par l’eau de baignade (CDC, 2020). Comme pour l’eau potable, les concentrations de désinfectants utilisées pour traiter l’eau des piscines et des spas publics, telles que prescrites par le Règlement sur la qualité de l’eau des piscines et des bassins artificiels, sont en mesure d’inactiver les coronavirus comme le SARS-CoV-2. Le risque de transmission est davantage lié à la proximité étroite avec une personne malade et au contact avec des surfaces contaminées par une personne malade (p. ex. poignées de porte) (OMS, 2020).


Quelles mesures de prévention devraient être mises en place dans les piscines et les spas publics?

Par mesure de précaution, certaines installations publiques sont actuellement fermées jusqu’à nouvel ordre. Pour les piscines et les spas publics qui demeurent ouverts, à moins d’indication contraire du gouvernement, les mesures de précaution à prendre concernant la COVID-19 dans les lieux de baignade sont celles émises par le gouvernement, c’est-à-dire :

  • Pour les usagers et les employés qui ne sont pas atteints par la COVID-19, mais qui présentent des symptômes d’infection des voies respiratoires compatibles à ceux d’un rhume ou d’une grippe, ne pas fréquenter les lieux de baignade et attendre au moins 24 heures après la fin des symptômes avant de fréquenter à nouveau les lieux.
  • Pour les usagers et les employés atteints de la COVID-19, ne pas fréquenter les lieux de baignade et attendre les consignes de la santé publique (ou de leur médecin) pour savoir quand ils pourront cesser leur isolement.
  • Pour les personnes de retour d’un voyage à l’étranger, ne pas fréquenter les endroits publics, dont les lieux de baignade, au moins 14 jours après leur retour.

Pour plus d’information sur les consignes gouvernementales en lien avec la COVID-19 :

D'autre part, les mesures d’hygiène et de salubrité habituellement appliquées dans les piscines et les spas publics doivent continuer à être appliquées avec rigueur, soit :

Transmission fécale-orale du COVID-19

Le virus responsable de la COVID-19 aurait été détecté dans les selles de personnes infectées (CDC, 2020; OMS, 2020). Néanmoins, aucun cas de transmission par la voie fécale-orale n’aurait été rapporté jusqu’à maintenant (CDC, 2020; OMS, 2020; Waterra, 2020). Conséquemment, le risque de transmission par les selles d’une personne infectée serait jugée faible (CDC, 2020; OMS, 2020).

Références

Dernière mise à jour : 

5 avril 2020