Cancer
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Le cancer est la principale cause de mortalité au Québec, responsable de près d’un décès sur trois. Quelque 21 000 personnes en décèdent chaque année. La santé publique s’intéresse à cet enjeu de taille, en raison de la fréquence et de la sévérité de cette maladie, mais aussi des coûts sociaux, humains et économiques qu’elle engendre.
L’INSPQ diffuse des données sur l’état de santé de la population concernant le cancer, en fonction des régions sociosanitaires et des facteurs sociodémographiques, tels que l’âge et le sexe. Il analyse les tendances et évalue certains tests de dépistage des cancers, notamment ceux du sein et du poumon. En matière de prévention, il produit des connaissances scientifiques d’intérêt, entre autres sur les environnements favorables à la santé, les politiques publiques (ex. : tabagisme) et la prévention de certaines maladies infectieuses responsables de cancers (cancer du foie, cancer du col de l’utérus) chez les jeunes.
Si la tendance se maintient
« Près de 78 000 nouveaux cas de cancer seront diagnostiqués en 2030. Près des trois quarts de ces nouveaux cas surviendront chez des personnes âgées de 65 ans et plus. Fait à noter, la mortalité par cancer a diminué d’un peu plus de 20 % au cours des vingt dernières années au Québec, entre autres grâce à la diminution du tabagisme. »
Source : Rapport du directeur national de santé publique 2024
Des données pour suivre les tendances
L’Indicateur de santé publique de l’INSPQ présente le portrait de l’incidence du cancer, c’est à-dire le nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque année. Il offre aussi des données selon le siège du cancer, soit l’organe d’où il provient au départ. Chez les femmes, les cancers les plus fréquents touchent le sein et le poumon, alors que chez les hommes, il s’agit des cancers de la prostate et du poumon.
L'indicateur offre aussi un portrait détaillé de la mortalité par cancer au Québec. Il présente des données selon le siège, mais aussi en fonction de plusieurs autres paramètres, dont le sexe et l’âge. Les trois types de cancer associés au plus grand nombre de décès sont le cancer du poumon, du sein et colorectal.
En plus du portrait de la mortalité par cancer au Québec et de son évolution dans le temps, l’indicateur permet de faire des comparaisons selon les régions. Il compare également les données québécoises avec des données canadiennes, américaines et internationales.
Dépistage du cancer du sein
L’INSPQ joue un rôle central dans l’évaluation et l’amélioration de programmes de dépistage au Québec. Le plus connu est le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS), qui invite les femmes de 50 à 74 ans couvertes par la RAMQ à passer une mammographie tous les 2 ans. L’INSPQ évalue ce programme depuis plus de 20 ans, à travers plusieurs indicateurs liés aux avantages et inconvénients du dépistage. Parmi ces indicateurs, on retrouve la participation des femmes, la détection de différents types de cancers de sein, le taux de référence à des examens supplémentaires, le délai diagnostique, etc.
Un bilan réalisé en 2023 montre que près de 1 500 000 femmes ont participé au programme jusqu’en 2019. Sur cette période, près de 35 000 cancers du sein ont été dépistés. Dans l’ensemble, les résultats ont montré une amélioration de la capacité à détecter les cancers du sein, mais au prix de l’augmentation des faux positifs. Pour en savoir plus, consultez notre publication :
- Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein : 20 ans d’expérience, 20 ans de statistiques (2023)
Dépistage du cancer du poumon
En juin 2021, le ministère de la Santé et des Services sociaux a mis en place un projet de démonstration (projet pilote) de dépistage du cancer du poumon. L’INSPQ s’est vu confier l’évaluation de ce projet, plus spécifiquement les processus de dépistage et d’investigation, les effets sur la santé et l’offre de soutien à la cessation tabagique. Les résultats suggèrent que le dépistage dans le contexte québécois pourrait réduire la mortalité, tel qu’observé dans les études expérimentales, tout en limitant les inconvénients associés. Cependant, des défis ont été identifiés, tels que les délais prolongés pour réaliser la tomodensitométrie à faible dose et les investigations diagnostiques. Enfin, cette évaluation souligne l’importance de maintenir et d’améliorer l’offre de soutien à la cessation tabagique en lien avec le dépistage du cancer du poumon. Pour en savoir plus, consultez notre rapport :
Services cliniques de dépistage
L’INSPQ offre des services cliniques de dépistage du cancer du sein et du poumon. Grâce à un mammographe aménagé dans un autocar, il dessert les femmes participantes au PQDCS dans les régions éloignées sans service de dépistage permanent. Il soutient également les établissements de santé aux prises avec des délais d’attente importants ou d’autres difficultés liées à leur service de dépistage du cancer du sein. Par ailleurs, l’INSPQ propose une unité mobile pour le dépistage des maladies pulmonaires reliées au travail.
Innovations technologiques et contrôle de qualité
De nouvelles technologies de détection du cancer sont apparues dans les dernières décennies. Pensons à la transition de la mammographie analogique à la mammographie numérique, ainsi que l’utilisation de la tomodensitométrie axiale à faible dose pour le dépistage du cancer du poumon. L’expertise en physique et en radiologie du Laboratoire de santé publique du Québec permet d’assurer un rôle de contrôle de qualité pour ces technologies. Le laboratoire est ainsi responsable de la certification des installations de mammographie dans la province. Il a aussi publié un guide d’évaluation de la tomodensitométrie destiné aux physiciens médicaux.
Prévention du cancer
Diminuer le risque de cancer passe par l’adoption d’un mode de vie sain dans un environnement favorable à la santé. Pour en savoir plus, consultez nos sections Tabac, Alcool, Alimentation, et Activité physique.
Pour en savoir plus
- Consultez la page de Québec.ca Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS)