Bulletin d'information en santé environnementale

Résumé
10 août 2017
  • Mathieu Valcke, Ph. D., toxicologue expert et chercheur d’établissement
  • Michelle Gagné, M. Sc., toxicologue
  • Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

Les agences de santé publique internationales insistent de plus en plus sur la nécessité d’envisager toutes les mesures pour réduire autant que possible l’exposition au plomb. Il est donc pertinent d’étudier les déterminants qui contribuent le plus à cette exposition afin d’identifier les meilleures cibles d’action pour la réduire. Un environnement minier est intéressant à cet égard puisqu’il s’agit potentiellement d’un milieu hautement contaminé. Les communautés voisines de la municipalité de Flin Flon, au Manitoba, et de la ville de Creighton, en Saskatchewan, ont été le théâtre d’activités minières importantes depuis les années 30. Peu de temps avant la fermeture de la fonderie, en 2010, une évaluation du risque, incluant des mesures de plombémie, a été effectuée auprès des enfants de moins de 7 ans de la communauté. À ce moment, la concentration moyenne de plomb dans le sang était de 2,73 µg/dL, et 13 % des enfants présentaient une plombémie supérieure à 5 µg/dL.

À la suite de la fermeture de la fonderie, des mesures visant à diminuer l’exposition au plomb environnemental et le risque en découlant pour la population avoisinante ont été implantées. Safruk et al. (2017) ont alors réalisé une seconde étude de biosurveillance. L’objectif de cette étude était d’évaluer le lien entre la plombémie des enfants et les concentrations retrouvées dans les divers milieux environnementaux contribuant à l’exposition, soit l’eau potable, les sols, les poussières et la peinture.

14 juillet 2017
  • Stéphane Buteau, M. Sc., conseiller scientifique
  • Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

Contexte

La démence, la maladie de Parkinson et la sclérose en plaques sont trois maladies neurodégénératives parmi les plus communes et affectant au moins 55 millions de personnes dans le monde1,2. À ce jour, les causes de ces maladies demeurent largement incertaines3-5, et, comme elles sont incurables, l’identification de facteurs de risques modifiables associés à ces maladies est primordiale, notamment pour mettre en place des stratégies de prévention.

25 mai 2017
  • Emmanuelle Bouchard-Bastien, M. Env., conseillère scientifique
  • Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

L’ère de l’Anthropocène invite l’humanité à la réflexion, au questionnement et à la prise de conscience à propos des conséquences de ses agissements sur l’environnement. Les deux articles choisis (Bonneuil et Fressoz, 2016; Locher et Fressoz, 2012), écrits par des historiens français des sciences et de l’environnement, proposent un récit historique de la relation entre l’humanité et le climat. Chaque récit présente à sa façon un portrait des préoccupations climatiques dans l’action politique et l’organisation sociale, ce qui permet d’éclairer les dynamiques historiques et actuelles de la relation entre l’homme contemporain et les changements climatiques.

4 mai 2017
  • Louis St-Laurent, M. Sc., conseiller scientifique
  • Onil Samuel, B. Sc., conseiller scientifique - Expert
  • Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

Introduction

Le taux d’incidence du cancer de la thyroïde est celui qui augmente le plus rapidement parmi l’ensemble des principaux cancers, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde. Selon la Société canadienne du cancer (2016), au Canada on a observé une augmentation de 6,3 % par année chez les hommes, entre 2001 et 2010, et de 4,7 % par année chez les femmes, entre 2005 et 2010. Les causes de l'augmentation de l'incidence du cancer de la thyroïde ont fait l'objet de plusieurs débats. Cette augmentation pourrait être attribuable à une surveillance accrue ainsi qu’à l’utilisation de technologies permettant davantage de diagnostics de cancers asymptomatiques de la thyroïde à un stade précoce. Néanmoins, certains auteurs croient que d’autres facteurs pourraient expliquer ces tendances, notamment les expositions environnementales.

6 avril 2017
  • Ray Bustinza, M. Sc., conseiller scientifique
  • Germain Lebel, M. A., M. Sc., conseiller scientifique
  • Marjolaine Dubé, B. Sc., statisticienne
  • Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

Dans le contexte des changements climatiques, il est possible que le nombre de vagues de chaleur au Québec et leur sévérité soient à la hausse. Depuis 2010, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) prépare annuellement des bilans qui ont pour objectif d’estimer les impacts des vagues régionales de chaleur extrême sur la santé au Québec.

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