Bulletin d'information en santé environnementale

  • Claire Laliberté, Direction de la santé environnementale et de la toxicologie

La présence d’installations industrielles représente un potentiel de préoccupations pour la santé et pour la qualité de vie des populations avoisinantes. Face à l’expression de telles inquiétudes, la gestion du risque pour la santé par les autorités sanitaires peut représenter un défi complexe en l’absence d’une compréhension adéquate du contexte et du milieu.

L’article « Mobiliser la sociologie pour une intervention de santé publique attentive au contexte local » expose les résultats d’une analyse du contexte local d’une communauté du département du Gard, en France, lors de l’installation d’une nouvelle activité industrielle. L’intérêt de cet article repose sur :

  • La mise en évidence de l’importance de comprendre le contexte local en temps opportun afin d’améliorer la pertinence et l’utilité de l’intervention en santé publique;
  • La richesse des points de vue qui s’expriment à travers les résultats;
  • La démonstration de l’apport de la sociologie dans une perspective de collaboration;
  • L’intérêt d’intégrer des approches qualitatives et quantitatives (aussi appelées approches mixtes) dans les situations d’expositions à des nuisances et contaminations potentielles.
28 juin 2016
  • Onil Samuel, Michelle Gagné, Marie-Hélène Bourgeault, Pierre Chevalier, Louis St-Laurent, Mathieu Valcke
  • Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

Le traitement des eaux usées municipales génère des quantités importantes de biosolides. Comme ces matières résiduelles fertilisantes (MRF) possèdent des propriétés agronomiques intéressantes, leur valorisation sur les terres agricoles s’inscrit bien dans les objectifs de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles qui prévoit recycler 60 % des matières organiques générées par les villes et l’industrie. Cependant, l’épandage de ces substances fertilisantes soulève des préoccupations sanitaires en raison de la présence de contaminants chimiques et de microorganismes pathogènes dans les biosolides. 

17 juin 2016
  • Diane Bélanger, INRS-ETE et CHU de Québec
  • Pierre Gosselin, INSPQ, INRS-ETE et Ouranos
  • Belkacem Abdous, Université Laval
  • Pierre Valois, Université Laval

La climatisation à domicile est l’une des stratégies d’adaptation déployées pour contrer les effets de la chaleur en été. Au Canada, l’engouement pour ces appareils n’a d’ailleurs cessé de croître depuis 30 ans1. Bien que la climatisation ne soit pas une panacée, elle est souvent qualifiée de mesure salutaire pour les personnes fragilisées par la chaleur2-4, en particulier chez les plus défavorisées d’entre elles. En effet, leur milieu de vie présente un ensemble de facteurs très corrélés à de fortes chaleurs et à de forts taux d’humidité, surtout si elles résident dans des villes densément peuplées.

L’objectif de cet article est de documenter l’accès à la climatisation à domicile dans les aires de diffusion (AD) les plus défavorisées des neuf villes les plus populeuses du Québec, à partir d’une enquête menée en 2011, de même que les caractéristiques et perceptions qui l’influencent5

6 juin 2016
  • Patrick Poulin, Ph. D.
  • Pierre Lajoie, M.D., M. Sc., FRCPC
  • Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

Depuis le début des années 1980, les bâtiments d’habitations ont été graduellement conçus et construits de façon à optimiser leur efficacité énergétique, faisant en sorte qu’ils soient mieux isolés et plus étanches à l’air que les bâtiments érigés antérieurement. Parallèlement aux bénéfices engendrés par l’application de ces nouveaux procédés de construction sur l’efficacité énergétique, la ventilation naturelle passive, c’est-à-dire l’infiltration et l’exfiltration de l’air par les interstices de l’enveloppe des bâtiments, s’en trouve fortement réduite. L’installation de dispositifs de ventilation mécanique centralisée s’avère alors nécessaire pour assurer le maintien de la qualité de l’air des pièces habitables. À cet égard, il est important de noter qu’au Canada, le Code national du bâtiment (CNB) prescrit des taux minimums de renouvellement d’air par pièce ou espace habitable, équivalant approximativement à un taux global de 0,3 changement d’air à l’heure. 

1 juin 2016

La méta-analyse est une démarche statistique qui permet de synthétiser quantitativement, par le calcul d’un effet combiné (ou poolé), les résultats d’études indépendantes ayant trait à une question de recherche bien précise. Cette synthèse des résultats est subséquente à une revue systématique et implique une méthodologie rigoureuse qui a pour but, entre autres, d’assurer l’impartialité de la synthèse et sa reproductibilité. Si elle est utilisée de manière appropriée, la méta-analyse permet une évaluation plus objective de la littérature comparativement à la revue narrative traditionnelle1. Elle permet de tirer des conclusions significatives à partir de l’ensemble des données publiées, se faisant ainsi un outil puissant pour soutenir la prise de décision, notamment pour la santé publique.

1 juin 2016

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