Bulletin d'information en santé environnementale

  • Diane Bélanger, Ph. D., INRS-ETE et CHU de Québec
  • Belkacem Abdous, Professeur, Université Laval
  • Pierre Gosselin, Médecin-conseil, INSPQ, INRS-ETE et Ouranos
  • Pierre Valois, Professeur, Université Laval

Contexte

En raison des changements climatiques et de leurs conséquences sur la santé des populations, des systèmes d’alerte et de surveillance ont été développés à travers le monde1-2, notamment au Québec3. Très utiles à la santé publique, les données de ces systèmes demeurent toutefois incomplètes, car elles ne tiennent pas compte de l’adaptation. Il faut dire que la nature de l’adaptation est multifactorielle et s’avère complexe à mesurer. La création d’un indice composite de comportements liés à l’adaptation s’avère donc tout indiquée ici.

18 mars 2016
  • Onil Samuel, conseiller scientifique
  • Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

En 2015, l’Agence internationale de recherche sur le cancer (AIRC) rendait public un rapport d’évaluation qui indiquait que le glyphosate, l’herbicide le plus utilisé à travers le monde, et les produits commerciaux qui contiennent cette matière active étaient génotoxiques et qu’ils pourraient être une cause probable de cancer pour l’humain, notamment des lymphomes non Hodgkinien. À la suite de la publication de ce rapport, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a reçu le mandat de l’Union européenne (UE) pour revoir sa propre évaluation des risques de la matière active afin d’orienter la position européenne quant au maintien du glyphosate sur la liste des matières actives approuvées. Contrairement à l’AIRC, l’EFSA et un Comité d’examen par les pairs représentant les États membres de l’UE ont conclu presqu’unanimement qu’il était improbable que le glyphosate puisse induire le cancer chez l’humain.

8 mars 2016
  • Marie-Christine Gervais, M. Sc, conseillère scientifique Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

Des préoccupations à l’égard du poids et de l’image corporelle ont été associées à l’utilisation des appareils de bronzage artificiel dans certaines études (O’Riordan et coll. 2006; Yoo et coll. 2012). Celles visant à établir le lien entre l’indice de masse corporelle et l’utilisation des appareils de bronzage chez les hommes ont donné des résultats contradictoires (Lostritto et coll. 2012; Yoo et coll. 2012; Demko et coll. 2003). Dans l’une de ces études, le désir de gagner du poids ou d’en perdre était plus commun chez les adeptes du bronzage (Demko et coll. 2003). Une autre étude a montré que l’utilisation de stéroïdes ou de stratégies de perte de poids malsaines étaient respectivement 4 et 2,5 fois plus prévalentes chez les utilisateurs d’appareils de bronzage artificiels que chez les non-utilisateurs (Miyamoto et coll. 2012).

26 janvier 2016
  • Mathieu Gauthier, en collaboration avec Denis Gauvin, Direction de la santé environnementale et de la toxicologie

En 2015, le groupe de travail sur les champs électromagnétiques du Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks (SCENIHR), un comité d’experts chargé de conseiller la Commission Européenne à propos des risques émergents, a publié une mise à jour des connaissances relatives aux risques associés à l’exposition aux champs électromagnétiques (CEM) de 0 Hz à 20 000 GHz. Même si l’analyse du SCENIHR considère l’exposition et les effets potentiels sur la santé des  champs magnétiques statiques (0 Hz), des CEM de fréquence intermédiaire (300 Hz à 100 kHz), et du rayonnement Terahertz (0,3 à 20 THz), le présent résumé porte principalement sur les résultats concernant les CEM d’extrêmement basse fréquence (de plus de 0 Hz à 300 Hz) et des radiofréquences (100 kHz à 300 GHz).

19 janvier 2016
  • Rollande Allard, MD, avec la collaboration de Lise Laplante, MD et de Leylâ Deger, M. Sc.
  • Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

En avril 2015, le gouvernement du Québec dévoilait dix études réalisées par des chercheurs et experts québécois dans le cadre des évaluations environnementales stratégiques (EES) menées sur les hydrocarbures1. L’Institut national de santé publique a participé à cette démarche : un bilan des connaissances sur les enjeux de santé publique associés aux activités d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures gaziers et pétroliers a été produit. Parmi les faits saillants de cette publication, il faut mentionner les risques que peuvent représenter pour la santé et la sécurité des personnes le transport routier, ferroviaire, maritime et par pipeline des hydrocarbures et autres matières dangereuses. Les accidents de transport impliquant de tels produits peuvent avoir des répercussions importantes pour la santé humaine, notamment pour la population habitant à proximité d’infrastructures de transport. C’est d’ailleurs l’une des principales préoccupations des citoyens et des élus suscitées par le développement de l’industrie des hydrocarbures au Québec.

4 décembre 2015

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