Bulletin d'information en santé environnementale

  • Marie-Christine Gervais, M. Sc, conseillère scientifique Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

Des préoccupations à l’égard du poids et de l’image corporelle ont été associées à l’utilisation des appareils de bronzage artificiel dans certaines études (O’Riordan et coll. 2006; Yoo et coll. 2012). Celles visant à établir le lien entre l’indice de masse corporelle et l’utilisation des appareils de bronzage chez les hommes ont donné des résultats contradictoires (Lostritto et coll. 2012; Yoo et coll. 2012; Demko et coll. 2003). Dans l’une de ces études, le désir de gagner du poids ou d’en perdre était plus commun chez les adeptes du bronzage (Demko et coll. 2003). Une autre étude a montré que l’utilisation de stéroïdes ou de stratégies de perte de poids malsaines étaient respectivement 4 et 2,5 fois plus prévalentes chez les utilisateurs d’appareils de bronzage artificiels que chez les non-utilisateurs (Miyamoto et coll. 2012).

26 janvier 2016
  • Mathieu Gauthier, en collaboration avec Denis Gauvin, Direction de la santé environnementale et de la toxicologie

En 2015, le groupe de travail sur les champs électromagnétiques du Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks (SCENIHR), un comité d’experts chargé de conseiller la Commission Européenne à propos des risques émergents, a publié une mise à jour des connaissances relatives aux risques associés à l’exposition aux champs électromagnétiques (CEM) de 0 Hz à 20 000 GHz. Même si l’analyse du SCENIHR considère l’exposition et les effets potentiels sur la santé des  champs magnétiques statiques (0 Hz), des CEM de fréquence intermédiaire (300 Hz à 100 kHz), et du rayonnement Terahertz (0,3 à 20 THz), le présent résumé porte principalement sur les résultats concernant les CEM d’extrêmement basse fréquence (de plus de 0 Hz à 300 Hz) et des radiofréquences (100 kHz à 300 GHz).

19 janvier 2016
  • Rollande Allard, MD, avec la collaboration de Lise Laplante, MD et de Leylâ Deger, M. Sc.
  • Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

En avril 2015, le gouvernement du Québec dévoilait dix études réalisées par des chercheurs et experts québécois dans le cadre des évaluations environnementales stratégiques (EES) menées sur les hydrocarbures1. L’Institut national de santé publique a participé à cette démarche : un bilan des connaissances sur les enjeux de santé publique associés aux activités d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures gaziers et pétroliers a été produit. Parmi les faits saillants de cette publication, il faut mentionner les risques que peuvent représenter pour la santé et la sécurité des personnes le transport routier, ferroviaire, maritime et par pipeline des hydrocarbures et autres matières dangereuses. Les accidents de transport impliquant de tels produits peuvent avoir des répercussions importantes pour la santé humaine, notamment pour la population habitant à proximité d’infrastructures de transport. C’est d’ailleurs l’une des principales préoccupations des citoyens et des élus suscitées par le développement de l’industrie des hydrocarbures au Québec.

4 décembre 2015
  • Denis Gauvin, M. Sc., conseiller scientifique
  • Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

Question de se mettre dans l’ambiance des fêtes d’Halloween, une revue récemment publiée sur la contamination des eaux souterraines par les cimentières a été retenue(1). En introduction, les auteurs rapportent que, dans le procédé de décomposition, entre 0,4 et 0,6 litre de lixiviat est produit par kg de poids corporel, composé à 60 % d’eau, 30 % de sels sous forme d’ions contenant de l’azote ou du phosphore et de différents métaux ainsi qu’à 10 % de substances organiques. Le lixiviat contient également des bactéries et des virus pouvant potentiellement contaminer les eaux souterraines et infecter les populations s’approvisionnant à partir de ces eaux. Cette problématique a été évaluée dans différents pays (Brésil, Australie, Portugal, Royaume-Uni, Pologne, Afrique du Sud) et les auteurs présentent une revue sommaire des principaux résultats de ces études.

30 octobre 2015
  • Christine Dufour-Turbis, M.D., M. Sc., résidente en santé publique et médecine préventive, Université Laval
  • Marie-Eve Levasseur, M. Sc., conseillère scientifique
  • Jean-Marc Leclerc, M. Sc., conseiller scientifique
  • Pierre Lajoie, M.D., FRCPC, médecin-conseil
  • Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec

L’amélioration des conditions d’hygiène, notamment la qualité de l’air intérieur et les conditions de vie dans les habitations québécoises, constitue un enjeu de santé publique qui préoccupe les autorités provinciales et municipales depuis la fin du XIXe siècle. À cette époque, la croissance démographique, le développement industriel et les nouvelles connaissances sur la transmission des maladies infectieuses imposaient et rendaient possible à la fois la mise en place de mesures d’hygiène publique mieux structurées1.

Au cours des dernières décennies, l’augmentation du nombre de plaintes et de demandes d’information aux Directions de santé publique (DSP) de la part de citoyens témoigne de la persistance et de l’ampleur du problème2. Le manque d’entretien du parc immobilier, l’étanchéité accrue des nouvelles habitations et le vieillissement de la population sont susceptibles de contribuer, au cours des années à venir, à une diminution de la qualité de l’environnement intérieur ainsi qu’à la réémergence de conditions pouvant mener à des situations d’insalubrité.

Au Québec, l’insalubrité résidentielle est de compétence municipale. Cependant, on observe parfois la présence de zones grises en matière de gestion des situations d’insalubrité, faisant ainsi en sorte que divers intervenants peuvent être sollicités afin de donner suite à la déclaration d’un cas problématique (p. ex. inspecteurs municipaux, professionnels de santé publique, intervenants en services sociaux, pompiers, etc.). L’établissement d’une collaboration étroite entre ces intervenants apparaît donc primordial pour gérer efficacement de telles situations. À l’heure actuelle, l’absence de définition légale relative au concept d’insalubrité, ainsi que la disparité des outils généralement utilisés dans la gestion de ces situations, nuisent à la collaboration entre les divers partenaires.

26 octobre 2015

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