Logo de l'INSPQ-Lien vers la page d'accueil
pixelSite de l'INSPQpixelPortail Québecpixel
Imprimer cette page

Sondage

Nous procédons actuellement à une analyse de la Trousse média en violence conjugale afin de : mieux connaître les utilisateurs du site, prendre connaissance de leurs attentes et de leurs besoins, voir si des ajustements doivent être faits au niveau des contenus diffusés. Le tout prendra moins de 5 minutes et les réponses fournies demeureront anonymes. Votre participation est grandement appréciée et nous permettra de mieux répondre à vos besoins!
Compléter notre sondage
trousse média
puce Accueil
puce Médias et violence conjugale
puce Pas accomplis
puce Mythes et réalités
puce Questions et réponses
puce Statistiques
puce Statistiques générales
puce Statistiques sur l'homicide conjugal
puce Statistiques sur les groupes à risque
puce Statistiques sur les enfants exposés
puce Ressources utiles
puce Aide aux victimes
puce Références
puce Remerciements

La violence conjugale : des faits à rapporter, des mythes à déconstruire, une complexité à comprendre
 Statistiques générales

Mise en garde
Coût social et économique
Prévalence
Gravité et conséquences
Divulgation, recherche d'aide et signalements à la police
Refuges pour femmes violentées
Infractions et condamnations

Mise en garde

La prévalence de la violence conjugale au sein d'une population est difficile à évaluer du point de vue statistique. Ni les enquêtes policières ni les enquêtes de population ne parviennent à rendre compte de toute l'ampleur du problème.

Les statistiques portant sur les crimes rapportés à la police fournissent une image partielle de l'ensemble des crimes contre la personne commis dans un contexte conjugal. En 2007, les données du DUC 2 ont été obtenues auprès de 153 services de police du Canada, ce qui représente 94 % du volume national de la criminalité29. Or, selon l'ESG de 2004, seulement 28 % des victimes de violence conjugale déclarent l'incident à la police5.

Par ailleurs, les enquêtes de population reflètent rarement l'étendue réelle du problème de la violence conjugale2326. Premièrement, ces enquêtes misent sur les déclarations de répondants qui, pour différentes raisons (honte, culpabilité, embarras, méfiance), peuvent ne pas être disposés à révéler la violence qu'ils subissent à l'intervieweur23. Deuxièmement, les enquêtes reposent souvent sur des définitions étroites de la violence. Par exemple, dans l'ESG de 2004, les taux de violence conjugale ont été établis sur la base des actes de violence physique et sexuelle définis dans le Code criminel. Non seulement cette définition exclut-elle certaines formes de violence, comme la violence psychologique, mais elle suppose aussi que « [...] si les répondants ne perçoivent pas la conduite de leur conjoint comme une conduite criminelle, ils risquent de ne pas la rapporter »25.

Coût social et économique

  • La violence faite aux femmes coûte annuellement un minimum de 4,2 milliards de dollars à la société canadienne en services sociaux, en formation, en justice pénale, en travail, en emploi, en santé et en frais médicaux (estimation datant de 1995). Au moins la moitié de cette somme serait attribuable à la violence conjugale2.
  • Au Québec, comme la population représente environ un quart (25 %) de la population nationale, les coûts associés à la violence conjugale peuvent être évalués à plus de 500 millions de dollars par année (d'après l'estimation de 1995).
Prévalence
  • Attention : les données de l'ESG de 2004 concernant la prévalence de la violence conjugale suggèrent que les femmes sont aussi violentes que les hommes. Ces données doivent être utilisées avec prudence et discernement car elles reposent sur une méthodologie controversée.
  • Au Québec, 17 321 infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal ont été rapportées à la police en 2008. Ces crimes ont fait 14 242 victimes féminines (82 %) et 3079 victimes masculines (18 %)42.
    Source
    : DUC 2
    (En 2007, le DUC 2 couvrait au moins 97 % du volume provincial de criminalité)
  • Au Canada, en 2007, 40 165 victimes de crimes conjugaux ont signalé la violence subie à un sous-ensemble de 153 services de police. Parmi les victimes, on comptait 33 227 femmes (83 %) et 6938 hommes (17 %)29.
    Source : DUC 2
    (En 2007, le DUC 2 couvrait 94 % du volume national de criminalité)
  • Sept pour cent (7 %) des Canadiennes et 6 % des Canadiens déclarent avoir été victimes de violence physique et/ou sexuelle infligée par un partenaire actuel ou ancien entre 1999 et 2004. Pour la même période 18 % des femmes et 17 % des hommes ont signalé avoir été victimes de violence psychologique5.
    Source : ESG 2004
  • Vingt-neuf pour cent (29 %) des Canadiennes (25 % des Québécoises) affirment avoir été victimes d'au moins une agression physique ou sexuelle de la part d'un partenaire actuel ou précédent depuis l'âge de 16 ans3. Source : EVEF 1993
  • Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui s'appuie sur 48 enquêtes de population réalisées dans le monde, de 10 % à 69 % des femmes ont été agressées physiquement par un partenaire intime de sexe masculin à un moment de leur vie14.
Gravité et conséquences
  • Au Québec, en 2008, un peu plus de 4 victimes sur 10 ayant signalé des incidents de violence conjugale à la police ont subi des blessures physiques lors de l'événement criminel42. Source : DUC 2
  • Au Canada, selon l'Enquête sociale générale, 44 % des femmes et 19 % des hommes victimes de violence conjugale entre 1999 et 2004 ont été blessés pendant un incident violent. Treize pour cent (13 %) des victimes féminines et 2 % des victimes masculines ont eu besoin de soins médicaux5. Source : ESG 2004
  • Les victimes féminines de violence conjugale sont trois fois plus susceptibles que les victimes masculines de craindre pour leur vie (34 % contre 10 %) et d'interrompre leurs activités quotidiennes en raison de la violence (29 % contre 10 %)5. Source : ESG 2004
  • Au Canada, 21 % des victimes féminines et 11 % des victimes masculines ont fait l'objet de plus de 10 incidents violents aux mains de leur partenaire5.
    Source : ESG 2004
  • « Lorsqu'on observe les formes de violence les plus graves déclarées lors de l'enquête, on constate qu'une plus grande proportion de femmes que d'hommes (23 % contre 15 %) ont signalé avoir été battues, étranglées, menacées [...] ou attaquées avec une arme à feu ou un couteau par leur partenaire intime. Par contre, les hommes étaient plus susceptibles de déclarer que la violence la plus grave dont ils avaient été victimes se résumait à avoir été poussés, bousculés ou giflés (34 %), ou avoir reçu des coups de pied, avoir été mordus, frappés ou frappés avec un objet (34 %) »5. Source : ESG 2004
  • Parmi les victimes canadiennes de violence conjugale, plus de femmes que d'hommes disent ressentir de la crainte en raison de la violence (30 % contre 5 %), être déprimées et souffrir d'accès d'anxiété (21 % contre 9 %), avoir des troubles de sommeil (15 % contre 4 %), ressentir de la honte et de la culpabilité (12 % contre 3 %) et craindre pour la sécurité de leurs enfants (9 % contre 2 %)5.
    Source : ESG 2004
Divulgation, recherche d'aide et signalements à la police
  • « Selon l'ESG de 2004, presque le quart (22 %) des victimes de violence conjugale n'avaient parlé à personne de la violence avant d'en faire part à l'intervieweur au téléphone pour l'enquête »5.
    Soixante-treize pour cent (73 %) s'étaient confiées au sujet de la violence à une source d'aide non officielle (prêtre, avocat, médecin, infirmière, proche) et 34 % s'étaient adressées à un organisme d'aide structuré (centre communautaire, centre de crise, ligne d'écoute, service assuré par la police ou les tribunaux, maison d'hébergement)5. Source : ESG 2004
  • Vingt-huit pour cent (28 %) des Canadiens et Canadiennes ayant été victimes de violence conjugale entre 1999 et 2004 ont déclaré la violence à la police5.
    Source : ESG 2004
  • Parmi les victimes ayant signalé l'incident à la police, 61 % avaient subi plus d'un incident violent avant que la police en soit informée; près de 50 % avaient subi plus de 10 incidents violents5. Source : ESG 2004
Refuges pour femmes violentées
  • Entre le 1er avril 2007 et le 31 mars 2008, 569 refuges au Canada ont admis environ 62 000 femmes et 38 000 enfants à charge, dont la plupart tentaient d'échapper à la violence29.
    Source : EMH 2007-2008
  • Le 16 avril 2008, 65 % des femmes violentées se trouvant dans un refuge fuyaient la violence psychologique ou émotive, 55 % la violence physique, 39 % des menaces, 36 % l'exploitation financière, 28 % le harcèlement et 24 % la violence sexuelle29.
    Source : EMH 2007-2008
Infractions et condamnations
  • Au Québec, en 2007, les principales infractions subies par les victimes de violence conjugale ayant rapporté le crime à la police ont été les voies de fait simples (55 %), les menaces (15 %), les agressions armées ou ayant causé des lésions corporelles (13 %) et le harcèlement criminel (12 %)1.
    Source : DUC 2
  • En 2007, 89 % des victimes québécoises de violence conjugale avaient un dossier classé, dont 65 % par mise en accusation1.
    Source : DUC 2
  • Au Canada, 92 % des condamnations associées à des cas de violence conjugale entre 1997 et 2002 ont été prononcées contre des hommes39.
    Sources : DUC 2 et ETJCA (Données compilées pour 18 régions urbaines canadiennes)

 

« Les femmes continuent à être victimes d'actes de violence conjugale plus graves et plus fréquents que les hommes, et elles subissent des conséquences plus graves suite à ces actes de violence »5.

  Page créée le 8 septembre 2006  
  Modifiée le 23 novembre 2009  

 

Logo du Québec
© 2001-2006 Gouvernement du Gouvernement du Québec

Réalisation de la trousse média