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<title>INSPQ - Publications récentes</title>
<description>Les publications récentes de l'Institut national de santé publique du Québec</description>
<link>http://www.inspq.qc.ca/publications/default.asp?E=p</link>
<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 05:00:00 GMT</pubDate>

<item>
<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 05:00:00 GMT</pubDate>
<title>Stratégies et conditions de réussite en matiere d&apos;identification précoce de la violence conjugale dans le réseau de la santé et des services sociaux du Québec</title>
<description>&lt;p&gt;Ce rapport contribue à répondre à un engagement du ministere de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) et de l&apos;Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), formulé dans le &lt;em&gt;Plan d&apos;action gouvernemental 2004-2009 en matiere de violence conjugale&lt;/em&gt; (Gouvernement du Québec, 2004). Cet engagement consistait à «produire une synthese des connaissances théoriques et empiriques relatives aux meilleures pratiques de détection précoce en matiere de violence conjugale». Il vise ainsi à «soutenir et consolider une pratique d&apos;intervention précoce par des activités de sensibilisation et de formation et par le développement et l&apos;utilisation d&apos;outils appropriés». Ce document s&apos;inscrit dans la suite des travaux réalisés en 2006 dans le cadre d&apos;un mandat octroyé par le ministere de la Santé et des Services sociaux (Lemieux Breton &lt;em&gt;et al.&lt;/em&gt;, 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre éléments sont abordés: 1) la terminologie ou la définition de l&apos;identification précoce de la violence conjugale; 2) les barrieres à l&apos;identification précoce; 3) les stratégies et les conditions favorables à l&apos;implantation et au maintien d&apos;activités d&apos;identification précoce et 4) les caractéristiques essentielles des outils et des formations en identification précoce de la violence conjugale. Une recension des écrits, de même que la consultation d&apos;un groupe d&apos;experts oeuvrant dans différents champs du domaine de la violence conjugale au Québec ont été les deux principales méthodes utilisées pour recueillir l&apos;information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une terminologie qui ne fait pas l&apos;unanimité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les termes «dépistage», «recherche de cas» (&lt;em&gt;case finding&lt;/em&gt;), «identification de cas», «repérage», «identification précoce», «détection» et «évaluation de la santé
comportementale» (&lt;em&gt;behavioral health assessment&lt;/em&gt;) sont tous utilisés pour désigner les interventions visant la reconnaissance de situations de violence conjugale. Actuellement, aucun de ces termes ne fait l&apos;unanimité au Québec. L&apos;expression utilisée ici est celle tirée du &lt;em&gt;Plan d&apos;action gouvernemental&lt;/em&gt;, soit «identification précoce de la violence conjugale».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les barrieres liées à l&apos;identification précoce des victimes de violence conjugale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les barrieres peuvent être liées aux professionnels de la santé, aux victimes ou aux organisations. Ces barrieres sont, entre autres, le manque de formation des professionnels, l&apos;absence d&apos;un protocole clairement défini, les attitudes teintées de préjugés, le sentiment d&apos;impuissance ou le manque de confiance des intervenants dans leurs habiletés à poser les bonnes questions ou à bien répondre à une victime. Les barrieres peuvent être contournées par la mise en place de stratégies bien documentées et reconnues efficaces quant à leur
capacité d&apos;améliorer l&apos;identification précoce des situations de violence conjugale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les stratégies et les conditions favorables à l&apos;implantation et au maintien d&apos;activités d&apos;identification précoce des victimes de violence conjugale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois stratégies sont reconnues efficaces pour améliorer les activités d&apos;identification précoce de la violence conjugale: 1) la création d&apos;environnements cliniques favorables et la mise en place d&apos;interventions administratives appropriées; 2) le développement des compétences des intervenants et 3) l&apos;établissement de protocoles. Ces stratégies sont d&apos;autant plus efficaces lorsqu&apos;elles sont combinées. En effet, l&apos;importance de recourir à plus d&apos;une stratégie à la fois a été démontrée dans le cadre de travaux réalisés récemment au Québec dans le domaine de la promotion de pratiques cliniques préventives (Provost &lt;em&gt;et al.&lt;/em&gt;, 2007). De plus, ces travaux identifient un certain nombre de conditions favorables à l&apos;intégration de la prévention dans les pratiques cliniques des professionnels de la santé. Ces conditions sont la motivation et l&apos;accompagnement des milieux et la flexibilité, l&apos;intensité, la continuité et l&apos;inclusion de changements organisationnels. Les actions à réaliser en ce qui concerne ces six conditions de réussite sont présentées en fonction de chaque stratégie
visant à améliorer l&apos;identification précoce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les caractéristiques essentielles des outils d&apos;identification précoce&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les caractéristiques des outils d&apos;identification précoce sont détaillées selon quatre composantes, soit le contenu, la structure, les qualités psychométriques et la polyvalence. Des outils simples, courts, utilisant un niveau de langage approprié et de préférence autoadministrés devraient être privilégiés. L&apos;outil doit, en plus de présenter une bonne capacité à identifier les vrais cas et à rejeter les non-cas, permettre de documenter l&apos;histoire de la violence et la typologie de violences subies. L&apos;outil devrait fournir aux utilisateurs une liste d&apos;indices et de symptômes pouvant révéler une situation de violence, en plus de proposer une démarche pour évaluer le sentiment de vulnérabilité de la victime. Finalement, l&apos;outil doit pouvoir s&apos;adapter à plusieurs contextes ainsi qu&apos;à différentes populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les caractéristiques essentielles des formations qui visent à accroître l&apos;identification des situations de violence conjugale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les caractéristiques des formations sont présentées selon onze composantes, soit six sur des aspects généraux et cinq portant sur le contenu. La formation devrait prévoir un soutien psychologique pour les participants, recourir à une approche pédagogique mixte et offrir un
module pratique. Aussi, la formation devrait comporter de multiples composantes multidisciplinaires. Il est préférable que la formation soit donnée par des formateurs des deux sexes, oeuvrant aupres des victimes. Des petits groupes intersectoriels devraient être privilégiés avec une approche continue (en milieu de travail) et avec une intensité suffisante. Aussi, la formation doit pouvoir être adaptée aux différents contextes de pratique, aux besoins des intervenants et aux clienteles particulieres. De même, des mécanismes assurant son accessibilité et des modalités de suivi et d&apos;évaluation doivent être considérés. En ce qui concerne le contenu des formations, celles-ci devraient couvrir les connaissances spécifiques liées à la problématique de la violence conjugale, au processus d&apos;identification et celles liées aux habiletés personnelles pour le faire. Finalement, les formations doivent aborder des outils utilisés pour faire l&apos;identification et les connaissances nécessaires à l&apos;intervention initiale suite à l&apos;identification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;élément central de la démarche d&apos;amélioration des activités d&apos;identification précoce de la violence conjugale réside dans la mise en place d&apos;un ensemble de stratégies bien définies et solidement soutenues par des conditions garantissant leur efficacité. C&apos;est pourquoi la promotion de l&apos;identification précoce de la violence conjugale dans le réseau de la santé et des services sociaux ne devrait pas s&apos;intéresser uniquement à l&apos;utilisation d&apos;outils et de formations performants. Elle devrait également comprendre des actions visant à rendre le contexte et l&apos;environnement organisationnels favorables et soutenants. Sans cela, les meilleurs outils ou formations ne permettront pas de faire émerger un changement significatif et à long terme quant à l&apos;identification précoce des victimes de violence conjugale.&lt;/p&gt;</description>
<link>http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&amp;NumPublication=1061</link>
</item>

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<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 05:00:00 GMT</pubDate>
<title>Vigie en santé des voyageurs</title>
<description>Chaque année, de plus en plus de Québécois voyagent. En 1997, ils avaient effectué plus de 450 000 séjours à l&apos;extérieur du Canada, des États-Unis et de l&apos;Europe. Ces voyageurs, même lorsqu&apos;ils font partie d&apos;un goupe qui effectue un circuit touristique, s&apos;exposent à des risques non négligeables en ce qui concerne, entre autres, la transmission des maladies infectieuses. Ainsi, on estime que plus de 50 % des voyageurs de pays industrialisés présenteront un probleme de santé quelconque par mois de séjour dans un pays en développement, alors qu&apos;environ 8 % des voyageurs auront à consulter un médecin, à l&apos;étranger ou au Québec pour un probleme de santé relié au voyage.</description>
<link>http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&amp;NumPublication=410</link>
</item>

<item>
<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 05:00:00 GMT</pubDate>
<title>L&apos;utilisation des services de santé par les Montréalais atteints d&apos;insuffisance cardiaque : années 2000-2001 à 2005-2006</title>
<description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En bref&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le nombre de Montréalais de 20ans et plus atteints d&apos;insuffisance cardiaque chez les utilisateurs de services de santé a diminué de 1473 entre 2000-2001 et 2005-2006.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En 2005-2006, pres de la moitié sont âgés de 75ans et plus.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pres des deux tiers présentent un niveau de morbidité élevé.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les Montréalais atteints d&apos;insuffisance cardiaque se répartissent relativement également entre les quintiles de défavorisation matérielle.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contenu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Portrait des Montréalais atteints d&apos;insuffisance cardiaque&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Évolution du suivi ambulatoire&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Évolution des hospitalisations et des visites à l&apos;urgence&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Effet de l&apos;inscription aupres d&apos;omnipraticiens&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelques informations relatives aux ressources du territoire en 2005&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
<link>http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&amp;NumPublication=1048</link>
</item>

<item>
<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 05:00:00 GMT</pubDate>
<title>L&apos;utilisation des services de santé par les Montréalais souffrant d&apos;hypertension artérielle : années 2000-2001 à 2005-2006</title>
<description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En bref&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le nombre de Montréalais de 20ans et plus atteints d&apos;hypertension artérielle chez les utilisateurs de services de santé a augmenté de 21164 entre 2000-2001 et 2005-2006.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En 2005-2006, la majorité des Montréalais atteints d&apos;hypertension artérielle sont âgés de 45 à 64ans et 58% présentent un niveau de morbidité modéré.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les Montréalais atteints d&apos;hypertension artérielle se répartissent relativement également entre les quintiles de défavorisation matérielle.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Enfin, 15% des Montréalais atteints d&apos;hypertension artérielle sont aussi atteints de diabete, 6% d&apos;insuffisance cardiaque et 5% de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) (données non présentées).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contenu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Portrait des Montréalais souffrant d&apos;hypertension artérielle&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Évolution du suivi ambulatoire&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Évolution des hospitalisations et des visites à l&apos;urgence&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Effet de l&apos;inscription aupres d&apos;omnipraticiens&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelques informations relatives aux ressources du territoire en 2005&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
<link>http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&amp;NumPublication=1047</link>
</item>

<item>
<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 05:00:00 GMT</pubDate>
<title>Mémoire déposé à la Commission parlementaire sur les transports et l&apos;environnement lors des consultations particulieres et audiences publiques à l&apos;égard du document intitulé Rapport sur les véhicules hors route – Vers un développement durable de la pratique</title>
<description>&lt;p&gt;À l&apos;invitation de la Commission des transports et de l&apos;environnement, l&apos;Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a produit le présent mémoire en relation avec le document du ministere des Transports du Québec intitulé &lt;em&gt;Rapport sur les véhicules hors route – Vers un développement durable de la pratique&lt;/em&gt;. Ce mémoire s&apos;inscrit dans la continuité de celui déposé par l&apos;INSPQ en 2006, lors des consultations particulieres et audiences publiques dans le cadre du &lt;em&gt;Document d&apos;orientation sur les véhicules hors route&lt;/em&gt; présenté par la ministre déléguée au transport (INSPQ et DSPQ, 2006).&lt;/p&gt;</description>
<link>http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&amp;NumPublication=1062</link>
</item>

<item>
<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 05:00:00 GMT</pubDate>
<title>Enquête québécoise sur les couvertures vaccinales contre l&apos;influenza et le pneumocoque, 2008</title>
<description>&lt;p&gt;En 2001, le ministre de la Santé et des Services sociaux confiait à l&apos;Institut de la statistique du Québec le mandat de surveiller, de maniere adéquate, la couverture vaccinale contre l&apos;influenza et le pneumocoque. Pour exécuter ce mandat, l&apos;Institut travaille avec un groupe d&apos;experts du domaine des maladies infectieuses rattachés au ministere de la Santé et des Services sociaux et à l&apos;Institut national de santé publique du Québec, lequel groupe agit à titre de comité consultatif tout au long de l&apos;exercice. Le présent document fait état du travail réalisé par cette équipe dans le cadre de la quatrieme édition de l&apos;&lt;em&gt;Enquête québécoise sur les couvertures vaccinales contre l&apos;influenza et le pneumocoque&lt;/em&gt;, menée au printemps 2008, à la suite de la campagne de vaccination contre l&apos;influenza 2007-2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel qu&apos;indiqué dans le présent rapport, le Programme national de santé publique 2003-2012 cherche à «maintenir le taux annuel d&apos;hospitalisation pour l&apos;influenza et la pneumonie des personnes de 65ans et plus sous le taux moyen de la période 1997-2002» et à «réduire de 40% l&apos;incidence annuelle des infections invasives à pneumocoque dans les groupes d&apos;adultes admissibles à la vaccination». Pour y arriver, le Programme d&apos;immunisation contre l&apos;influenza du Québec spécifie que 80% des personnes appartenant aux groupes vulnérables devraient être immunisées. Les résultats de la quatrieme édition démontrent que cet objectif est toujours loin d&apos;être atteint. Ainsi, par exemple, 58% des Québécois de 60ans et plus ont été vaccinés contre l&apos;influenza à la suite de la campagne 2007-2008. Cette situation n&apos;a pas évoluée depuis 2006, freinant ainsi les progres observés depuis 2002. La principale raison de non-vaccination invoquée par les participants de ce groupe visé par le programme est qu&apos;ils ne se sentent pas à risque. De plus, comme dans les éditions antérieures de l&apos;enquête, on constate, chez les personnes de 60ans et plus, que la proportion de contacts domiciliaires vaccinés est plus élevée lorsque la personne de 60ans et plus est elle-même vaccinée que lorsqu&apos;elle ne l&apos;est pas. Une premiere estimation de la couverture vaccinale des personnes de 50 à 59ans atteintes de maladies chroniques montre que 44% de celles-ci ont été vaccinés contre l&apos;influenza au cours de la derniere campagne. En ce qui concerne la vaccination contre le pneumocoque, la couverture vaccinale est estimée à 48%. Comme pour la vaccination contre l&apos;influenza, aucune amélioration significative de la couverture vaccinale n&apos;est observée en 2008, et ce, autant chez l&apos;ensemble des personnes de 65ans et plus que chez celles qui ont atteint 65ans au cours de l&apos;année précédente. Il est cependant encourageant de constater que pratiquement toutes les personnes vaccinées contre le pneumocoque sont également vaccinées contre l&apos;influenza. Les raisons de non-vaccination contre le pneumocoque montrent qu&apos;une proportion importante des personnes visées par le programme cosiderent ne pas en avoir besoin. Fait étonnant, pres du tiers des personnes de 65ans et plus manquent d&apos;information au sujet de ce vaccin ou n&apos;en connaissent pas l&apos;existence. Une analyse des couvertures vaccinales contre l&apos;influenza et le pneumocoque pour chacune des régions sociosanitaires du Québec complete le présent rapport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, il est souhaitable de poursuivre l&apos;enquête en tenant compte des propositions antérieures et de répéter l&apos;enquête québécoise en 2010. À ce moment, il serait pertinent d&apos;évaluer à nouveau plusieurs des facteurs qui influencent la vaccination contre l&apos;influenza et le pneumocoque et de suivre l&apos;évolution de ceux-ci, soit les lieux de vaccination, la vaccination des contacts domiciliaires, les raisons de vaccination et de non-vaccination (selon les groupes pertinents) et la vaccination des maladies chroniques.&lt;/p&gt;</description>
<link>http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&amp;NumPublication=1057</link>
</item>

<item>
<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 05:00:00 GMT</pubDate>
<title>Enquête québécoise sur les couvertures vaccinales contre l&apos;influenza et le pneumocoque, 2005-2006</title>
<description>&lt;p&gt;Le Programme national de santé publique 2003-2012 cherche à réduire de 25% le taux annuel d&apos;hospitalisation pour l&apos;influenza et les infections à penumocoque des personnes de 65 ans et plus en immunisant 80% des personnes appartenant aux groupes vulnérables, reconnus dans le Programme d&apos;immunisation du Québec (Ministere de la Santé et des Services sociaux (MSSS), 2003). Un nombre considérable de ressources financieres et humaines sont affectées aux programmes de prévention afin d&apos;atteindre cet objectif. Cela concerne tout particulierement les campagnes de vaccination contre l&apos;influenza puisque le vaccin contre cette maladie doit être renouvelé chaque année tandis que la vaccination contre le pneumocoque n&apos;est généralement nécessaire qu&apos;une seule fois. La vaccination contre l&apos;influenza est, par conséquent, inscrite à l&apos;intérieur du Plan commun de surveillance de l&apos;état de santé de la population et de ses déterminants 2004-2007 (MSSS, 2005).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MSSS a confié à l&apos;Institut de la statistique du Québec (ISQ), avec la collaboration de l&apos;Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), le mandat d&apos;établir une surveillance adéquate du comportement de la population québécoise à l&apos;égard de la vaccination contre l&apos;influenza et le pneumocoque. L&apos;&lt;em&gt;Enquête québécoise sur les couvertures vaccinales contre l&apos;influenza et le pneumocoque 2005-2006&lt;/em&gt; est la troisieme d&apos;une série d&apos;enquêtes ayant débuté en 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les efforts consentis au Québec depuis 2002 pour évaluer les couvertures vaccinales tendent à démontrer que les objectifs fixés sont, à ce jour, encore loin d&apos;être atteints. Il est donc suggéré de reconduire l&apos;enquête québécoise au printemps 2008 et de tenter, cette fois, de déterminer de façon précise les raisons menant à la vaccination des personnes qui ne sont pas spécifiquement visées par le programme québécois d&apos;immunisation contre l&apos;influenza. Une meilleure compréhension du phénomene pourrait être mise à profit aupres des groupes ciblés par le programme, mais qui répondent moins bien à l&apos;invitation à se faire vacciner. Par ailleurs, des donnés canadiennes récentes montrent que le Québec figure parmi les dernieres provinces canadiennes en matiere de vaccination contre l&apos;influenza et le pneumocoque chez les malades chroniques et contre l&apos;influenza chez les travailleurs de la santé. Il s&apos;avere donc essentiel de poursuivre notre surveillance du comportement de la population québécoise en ce qui a trait à ces vaccins. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le présent rapport est le fruit d&apos;une étroite collaboration entre plusieurs experts provenant du ministere de la Santé et des Services sociaux (MSSS), de l&apos;Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et de l&apos;Institut de la statistique du Québec (ISQ). L&apos;information statistique qui y est présentée répond à plusieurs standards de qualité. L&apos;ISQ tout comme les membres du comité d&apos;orientation de l&apos;enquête considerent que l&apos;information fournie dans le présent rapport contribue à une meilleure connaissance des themes traités et à une plus juste appréciation des efforts déployés dans les différents programmes d&apos;intervention.&lt;/p&gt;</description>
<link>http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&amp;NumPublication=1056</link>
</item>

<item>
<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 05:00:00 GMT</pubDate>
<title>Réduction de la limite d&apos;alcool permise dans le sang pour la conduite d&apos;un véhicule automobile</title>
<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;L&apos;alcool au volant comme problématique actuelle de sécurité routiere&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré les progres réalisés au cours des 40dernieres années, la conduite d&apos;un véhicule automobile sous l&apos;influence de l&apos;alcool demeure toujours un probleme important et actuel de santé et de sécurité publique. Selon une enquête réalisée en 2008, 5,2% des Canadiens sondés ont admis avoir conduit leur véhicule au cours des douze derniers mois même s&apos;ils croyaient dépasser le taux d&apos;alcoolémie (TA) permis par le Code criminel canadien (80mg/100ml). Au Québec, cette proportion est de 7,5% (Fondation de recherche sur les blessures de la route, 2008a et 2008b).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conduite sous l&apos;influence de l&apos;alcool demeure encore aujourd&apos;hui la principale cause de déces routiers. Au Canada, 3122personnes sont décédées des suites d&apos;une collision routiere en 2006. De ce nombre, 37,1% étaient associées à l&apos;alcool, ce qui signifie que 1161sont mortes lors de collisions où l&apos;alcool fut détecté dans le sang de l&apos;un des conducteurs. Plus précisément, 4,3% des personnes décédées avaient un taux d&apos;alcoolémie (TA) inférieur ou égal à 49mg/100ml, 2,6% avaient un TA variant entre 50mg/100ml et 80mg/100ml, 9,4% avaient un TA se situant entre 81 et 160mg/100ml et finalement, 20,8% affichaient un TA supérieur à 160mg/100ml. Sans toutefois avoir de mesure précise par rapport au TA, on estime qu&apos;environ 20% des 189771conducteurs qui ont subi des blessures sérieuses lors d&apos;une collision avaient consommé de l&apos;alcool (Fondation de recherche sur les blessures de la route, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon des données publiées par la Société de l&apos;assurance automobile du Québec (SAAQ, 2009), 575collisions mortelles faisant 627victimes ont eu lieu en 2007. Des conducteurs impliqués, 28% avaient un TA supérieur à la limite permise de 80mg/100ml. Selon les plus récentes estimations de la SAAQ, l&apos;alcool serait associé à 18% des collisions avec blessés graves et 5% des collisions avec blessures légeres (Brault et collab., 2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi l&apos;ensemble des moyens pour contrer le probleme de la conduite avec facultés affaiblies par l&apos;alcool, la réduction de la limite légale du TA permise pour conduire un véhicule a été utilisée dans de nombreuses juridictions. Contrairement à la plupart des provinces canadiennes où la limite permise est de 50mg/100ml, au Québec, cette limite est de 80mg/100ml. Dans ses efforts pour améliorer le bilan routier, la pertinence que le Québec emboîte le pas et adopte une limite légale plus basse dans son Code de la sécurité routiere se pose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but du présent avis de santé publique est donc de formuler des recommandations sur la pertinence d&apos;abaisser la limite légale du TA permise pour conduire un véhicule automobile au Québec à 50mg/100ml. Afin d&apos;y arriver, nous poursuivrons les objectifs spécifiques suivants:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Documenter la relation entre la conduite d&apos;un véhicule à différents TA et la performance au volant;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Documenter la relation entre la conduite d&apos;un véhicule à différents TA et le risque de collision et de blessure; et&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Documenter l&apos;effet de l&apos;abaissement du TA permis pour la conduite d&apos;un véhicule automobile sur les collisions.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Afin de réaliser nos objectifs, nous nous sommes basés sur les syntheses systématiques et, en leur absence, nous avons réalisé nos propres syntheses des connaissances. Les conclusions présentées dans cet avis sont donc basées sur les données probantes les plus
crédibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La performance des conducteurs est-elle affectée de maniere significative à un TA de 50mg/100ml?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les résultats de la littérature scientifique montrent que la performance des conducteurs dans leurs différentes tâches de conduite est affectée de maniere significative à partir d&apos;un TA de 50mg/100ml. C&apos;est d&apos;ailleurs la principale conclusion de deux syntheses de connaissances qui ont abordé la question des effets de la consommation d&apos;alcool sur la performance au volant en se basant respectivement sur 177 et 109études au cours des 50dernieres années (Moskowitz et Robinson, 1988; Moskowitz et Fiorentino, 2000). Lors des expérimentations en laboratoire et en circuit fermé, la performance du conducteur aux tâches d&apos;attention divisée (par exemple, identifier des stimuli de l&apos;environnement routier tout en conduisant) et aux tâches plus simples telles que demeurer au centre de la voie ou maintenir une distance intervéhiculaire sécuritaire sont affectées. De plus, à un TA aussi bas que 50mg/100ml, la vigilance du conducteur est moindre et il est plus susceptible d&apos;être somnolent. Les conducteurs sont donc moins aptes à réagir rapidement et à prendre la bonne décision en situation d&apos;urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, la consommation de faibles doses d&apos;alcool produit un effet désinhibiteur qui amene le conducteur à adopter des comportements à risque. Sous l&apos;influence de l&apos;alcool, les conducteurs roulent généralement plus vite et sont moins susceptibles de respecter les limites de vitesse. Or, les exces de vitesse et la vitesse inadaptée aux conditions routieres représentent l&apos;une des principales causes de collision et de blessures au Québec (Brault et Letendre, 2003).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quel est le risque de collision et de blessures à un TA de 50mg/100ml?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la premiere étude qui s&apos;est penchée sur la relation entre la conduite sous l&apos;influence de l&apos;alcool et le risque de collision aux études plus récentes, la conclusion demeure la même. Le risque de collision et de blessure augmente de maniere exponentielle en fonction du taux d&apos;alcoolémie. Le risque de collision et de blessure est accru de maniere significative à partir d&apos;un TA de 50mg/100ml. Pour les collisions mortelles, ce risque est multiplié par un facteur variant de deux à neuf fois selon les études et la façon dont les catégories de TA sont établies. Cette conclusion n&apos;a d&apos;ailleurs jamais été remise en question (Chamberlain et Solomon, 2002; Voas et Tippetts, 2006).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compton et collab. (2002), par exemple, estime qu&apos;un TA de 40mg/100ml augmente de 38% le risque de collision comparativement à un conducteur sobre. D&apos;autres études montrent que le risque est encore plus prononcé pour les collisions avec blessures graves. Zador et collab. (1991) établissent qu&apos;un conducteur avec un TA variant entre 50 et 90mg/100ml a neuf fois plus de chances d&apos;être impliqué dans une collision mortelle qu&apos;un conducteur affichant un TA de 10mg/100ml ou moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des résultats similaires à ceux présentés précédemment furent obtenus à l&apos;aide de données de différents pays (Keall et collab., 2004; Krüger et Vollrath, 2004). Une étude québécoise réalisée par la SAAQ a non seulement permis d&apos;établir le risque de collision mortelle en fonction du TA du conducteur, mais aussi la probabilité que celui-ci soit impliqué dans une collision mortelle responsable. Un conducteur ayant un TA variant entre 20 et 50mg/100ml voit son risque d&apos;être impliqué dans une collision mortelle multiplié par un facteur de 1,7 tandis que son risque de collision mortelle responsable est accrue par un facteur supérieur à trois. Le risque de collision mortelle s&apos;accroît de maniere exponentielle par la suite. Ainsi, le risque de collision mortelle s&apos;établit respectivement à 4,5, 23,9 et 176,5 pour des TA entre 51-80mg/100ml, 81-150mg/100ml et 151-210mg/100ml. Ces risques sont plus élevés pour les conducteurs de 20ans et moins (Zador et collab., 2000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Peut-on attendre une amélioration du bilan routier en abaissant la limite légale du TA permise en conduisant?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs juridictions ont reconnu le risque associé à la conduite d&apos;un véhicule automobile avec un faible TA et ont abaissé le TA légal. Aujourd&apos;hui, tous les États américains et le district de Washington ont abaissé leur TA légal, celui-ci passant de 100 à 80mg/100ml. De même, plusieurs pays européens ont révisé à la baisse le TA permis pour la conduite d&apos;un véhicule automobile. Dans la majorité des cas, le nouveau TA fut établi à 50mg/100ml tandis que certains pays tels que la Norvege, la Suede et la Russie ont établi le leur à 20mg/100ml. De leur côté, la Pologne et le Japon ont un TA permis de  30mg/100ml.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La littérature scientifique est unanime quant à l&apos;effet de l&apos;abaissement du TA légal sur les collisions routieres. Les évaluations les plus rigoureuses méthodologiquement démontrent que l&apos;abaissement du TA permis pour la conduite d&apos;un véhicule automobile est une mesure efficace pour contrer la problématique de la conduite sous l&apos;influence de l&apos;alcool et les collisions y étant associées. Les collisions associées font référence aux collisions où l&apos;alcool a été détecté ou bien à des catégories de collisions où la présence d&apos;alcool est surreprésentée par rapport aux autres collisions (par exemple, les collisions mortelles de nuit, les collisions mortelles impliquant un seul véhicule ou les collisions mortelles de fin de semaine) (Shults et collab., 2001).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les évaluations américaines les plus récentes démontrent que l&apos;abaissement a permis de sauver plusieurs vies. En se basant sur les données de 28États, une étude rapporte que l&apos;abaissement du TA permis à 80mg/100ml permet de sauver annuellement plus de 360vies. De leur côté, Tippetts et collab. (2005) estiment que l&apos;abaissement a permis de réduire de 14,8% les collisions associées à l&apos;alcool (conducteur avec un TA supérieur à 10mg/100ml). À l&apos;aide de leurs résultats, ils en viennent à la conclusion que si les 32États qui n&apos;avaient pas une limite de 80mg/100ml le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;janvier2000 avaient adopté une telle politique, 947vies auraient été sauvées. Les effets préventifs s&apos;observent aupres de tous les segments de la population quoique l&apos;effet soit moins prononcé chez les hommes et les jeunes conducteurs (Kaplan et Giacomo Prato, 2007; Eisenberg, 2003). Enfin, il s&apos;agit d&apos;une mesure qui permet de prévenir les collisions associées à un TA de divers degrés, c&apos;est-à-dire autant les collisions impliquant des conducteurs avec un haut TA (TA &gt; 150mg/100ml) et ceux avec un TA plus modeste (TA &lt; 100mg/100ml).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les études américaines permettent aussi d&apos;établir des conditions qui permettent d&apos;accroître l&apos;effet de l&apos;abaissement. Bien que la mesure en soi permette de réduire les collisions liées à l&apos;alcool, l&apos;intensité de son effet est en fonction du nombre de barrages routiers réalisés et de la présence d&apos;une politique de révocation ou suspension du permis de conduire pour conduite avec facultés affaiblies (CFA) (Tippetts et collab., 2005).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les études sont concluantes quant aux effets bénéfiques de l&apos;abaissement de la limite légale à 80mg/100ml, quels sont les bénéfices escomptés par l&apos;abaissement de la limite à 50mg/100ml? Les évaluations réalisées à travers le monde établissent que l&apos;abaissement du TA à 50mg/100ml est une mesure efficace pour améliorer le bilan routier. Quoique les estimés des effets fluctuent d&apos;une étude à l&apos;autre, l&apos;ensemble des évaluations identifiées qui répondaient aux criteres de sélection rapportent une amélioration du bilan routier à la suite de l&apos;adoption d&apos;une mesure abaissant le TA permis pour la conduite d&apos;un véhicule automobile. Sur l&apos;ensemble des indicateurs, 93,1% (27/29) indiquent que nous avons moins de 5% de chance de se tromper si nous affirmons que l&apos;abaissement du TA permis pour la conduite d&apos;un véhicule automobile a permis d&apos;améliorer significativement le bilan routier des juridictions concernées. Cette initiative a permis de sauver de nombreuses vies et prévenir des traumatismes routiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;est ainsi que l&apos;abaissement du TA légal en Nouvelle-Galles du Sud le 15décembre1980, Australie, fut suivi de baisses de 7 et 8% des collisions avec blessures sérieuses et des collisions mortelles, respectivement. Cette mesure permet d&apos;éviter annuellement 75collisions mortelles et 605collisions avec blessures graves. Des résultats similaires furent observés dans l&apos;État du Queensland, Australie, lorsque celui-ci a réduit la limite permise pour la conduite d&apos;un véhicule automobile le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;décembre1982. Des suites de cette initiative, les collisions avec blessures graves ont diminué de 14% tandis que les collisions mortelles ont chuté de 18%, ce qui a permis de prévenir respectivement 599 et 91collisions avec blessures graves et mortelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les études montrent même que l&apos;abaissement du TA permis à un seuil inférieur à 50mg/100ml permet de faire des gains supplémentaires. En abaissement respectivement leur seuil à 20 et 30mg/100ml, la Suede et le Japon ont enregistré des baisses significatives des collisions reliées à l&apos;alcool (Norström et Laurell, 1997; Nagata et collab., 2008). Lors de l&apos;abaissement du TA légal de 50 à 20mg/100ml en Suede le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;juillet1990, les collisions mortelles ont baissé de 9,7% tandis que les collisions avec blessures ont diminué de 7,5%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces résultats peuvent paraître surprenants si l&apos;on considere, par exemple, que seulement 6,9 et 8,4% des collisions mortelles impliquaient des conducteurs affichaient un TA égal ou inférieur à 80mg/100ml au Canada et Québec en 2006, respectivement (Fondation de recherche sur les blessures de la route, 2009). D&apos;ailleurs, plusieurs soutiennent que cette mesure est déjà obsolete puisque les conducteurs «dissuadables» ont déjà été dissuadés et que la réelle problématique concerne les récidivistes de l&apos;alcool au volant, une sous-population qui conduit avec un TA tres élevé (supérieur à 150mg/100ml), peu réceptive aux lois et qui est souvent aux prises avec des problemes de dépendance à l&apos;alcool. Les conducteurs avec des TA tres élevés sont d&apos;ailleurs surreprésentés dans les collisions mortelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les évaluations démontrent que les mesures d&apos;abaissement permettent de réduire la conduite sous l&apos;influence de l&apos;alcool aupres de conducteurs affichant à la fois des TA modérés et des TA élevés. C&apos;est ainsi que Brooks et Zaal (1993) observent – lors d&apos;un sondage mené aux abords des routes – une baisse de 23% du nombre de conducteurs affichant un TA de 100mg/100ml à la suite de l&apos;introduction du 50mg/100ml. Parallelement à ce résultat, ils estiment que les réductions de collisions mortelles sont équivalentes pour différents TA variant de 80 à 200mg/100ml. Ces réductions fluctuent entre 26 et 46%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;image de l&apos;irréductible récidiviste de l&apos;alcool serait-elle erronée? Des études montrent que plusieurs individus prennent le volant avec un TA tres élevé d&apos;alcool et ne souffrent aucunement de probleme d&apos;alcool. De plus, la majorité des conducteurs éprouvent extrêmement de difficulté à estimer leur TA avec précision. Face à un abaissement, la majorité d&apos;entre eux, considérant que les autorités sont moins tolérantes face à l&apos;alcool au volant, réagissent en consommant une quantité moindre de boisson alcoolisée. La relation entre le TA et le risque de collision étant de type «dose-réponse» et de surcroît exponentielle, le fait que tous les conducteurs diminuent leur consommation d&apos;alcool avant de conduire expliquerait aussi les réductions de collisions impliquant des TA variés (Royal, 2000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, il faut rappeler que l&apos;ensemble des évaluations portent sur des expériences où les peines encourues pour une infraction de CFA s&apos;apparentent aux peines prévues dans le Code criminel canadien comprenant des sanctions telles que des amendes, des points d&apos;inaptitude, l&apos;obligation d&apos;installer un antidémarreur éthylométrique et même l&apos;emprisonnement. En fait, une seule étude rigoureuse s&apos;est penchée sur l&apos;effet d&apos;une politique d&apos;abaissement du TA permis pour la conduite d&apos;un véhicule automobile qui ne prévoit que des mesures administratives. Cette étude portait sur la loi178 introduite le 17décembre1981 en Ontario qui ne prévoyait qu&apos;une suspension de douze heures du permis de conduire. Les résultats de cette étude montrent que cette mesure n&apos;a eu qu&apos;un effet de courte durée sur la proportion de victimes avec un TA positif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Conclusion et recommandations&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Considérant que:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;La performance lors de la conduite d&apos;un véhicule automobile est négativement affectée à partir d&apos;un TA de 50mg/100ml;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La conduite d&apos;un véhicule automobile à un TA de 50mg/100ml multiplie de maniere significative le risque de collision avec blessures graves, voire mortelles;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L&apos;ensemble de la littérature confirme que l&apos;abaissement de la limite du TA permis pour la conduite d&apos;un véhicule automobile à 50mg/100ml est une mesure efficace pour prévenir les collisions et sauver des vies;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L&apos;efficacité de l&apos;abaissement du TA s&apos;observe autant aupres de conducteurs affichant des TA tres élevé que des TA plus modestes; et que&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les Canadiens et Québécois sont fortement préoccupés par les problématiques de sécurité routiere liées à la conduite sous l&apos;influence de l&apos;alcool.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L&apos;Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) recommande que le TA permis pour la conduite d&apos;un véhicule automobile soit abaissé à 50mg/100ml.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;INSPQ tient à rappeler que les expériences d&apos;abaissement efficaces rapportées dans le présent avis allaient au-delà de l&apos;imposition de mesures administratives. Elles étaient accompagnées de dispositions qui s&apos;apparentent davantage à des modifications du Code criminel et introduisaient des sanctions telles que des amendes, des points d&apos;inaptitude, l&apos;obligation d&apos;installer un anti démarreur éthylométrique et même l&apos;emprisonnement. La seule évaluation rigoureuse de l&apos;abaissement du TA assorti seulement d&apos;une mesure administrative a été faite en Ontario (retrait du permis pour une période de douze heures). Cette étude ne rapporte que des effets de courte durée. Sur la base des données probantes présentées dans le présent avis, l&apos;INSPQ conclut donc que pour être efficace, les mesures administratives seules ne seront probablement pas suffisantes pour obtenir les effets escomptés et qu&apos;elles devront être accompagnées de sanctions suffisamment dissuasives qui tiennent compte de l&apos;ampleur du risque occasionné par un dépassement de la limite de 50mg/100ml.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;C&apos;est pourquoi, conscient que le gouvernement provincial n&apos;a pas le pouvoir de modifier le Code criminel canadien, l&apos;INSPQ recommande que l&apos;infraction pour une conduite avec un TA variant entre 50 et 79mg/100ml soit sanctionnée par des mesures pénales incluant minimalement des points d&apos;inaptitude et des amendes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
<link>http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&amp;NumPublication=1054</link>
</item>

<item>
<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 05:00:00 GMT</pubDate>
<title>Mémoire déposé à la Commission des transports et de l&apos;environnement dans le cadre des consultations sur le projet de loi no 71, loi modifiant le Code de la sécurité routiere et d&apos;autres dispositions législatives</title>
<description>&lt;p&gt;Malgré les améliorations récentes du bilan routier au Québec, les traumatismes routiers demeurent encore en 2010 un probleme de santé publique prioritaire. En 2008, les routes faisaient pres de 45000victimes dont 557déces et plus de 2300blessées graves (SAAQ, 2009). Ce fléau affecte principalement la population jeune, ce qui se traduit par un nombre considérable d&apos;années potentielles de vie perdues avant 65ans (APVP), faisant de cette catégorie de traumatismes une des principales causes de mortalité prématurée. L&apos;importance de ce probleme et le fait qu&apos;il existe des interventions démontrées efficaces pour les prévenir a fait en sorte que depuis plus de 20 ans, le réseau de la santé publique du Québec s&apos;est mobilisé pour susciter et soutenir la mise en oeuvre d&apos;interventions préventives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;est d&apos;ailleurs dans cet esprit que le Programme national de santé publique (MSSS, 2008) fait de la prévention des traumatismes routiers une activité prioritaire pour son réseau. Parmi les rôles que ce dernier est appelé à jouer dans ce domaine, la promotion de politiques publiques favorables à la sécurité figurent au premier plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;est dans cette perspective que, en accord avec sa mission, l&apos;Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) élabore des syntheses et des avis sur une variété d&apos;enjeux pouvant avoir un impact sur la santé de la population québécoise dont les enjeux de sécurité routiere. L&apos;objectif de ces rapports est d&apos;informer les autorités et le public des impacts des politiques publiques, actuelles ou envisageables, sur la santé et le bien-être de la population. Ils visent également à appuyer le ministre de la Santé et des Services sociaux dans son rôle de conseiller du gouvernement en la matiere.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le présent mémoire s&apos;inscrit dans la lignée de travaux réalisés par l&apos;Institut depuis 2001 en matiere de sécurité routiere afin de soutenir la formulation et la mise en oeuvre de politiques favorables à la santé de la population. Mentionnons la publication de plusieurs avis et syntheses de connaissances portant entre autres sur le Projet de politique de sécurité dans les transports (2001-2005) – Volet routier (MTQ-SAAQ, 2001), sur la vitesse (Sergerie et collab., 2005) et sur l&apos;utilisation du téléphone cellulaire au volant (Blais et Sergerie, 2007). Mentionnons également que nous participons activement à la Table québécoise de la sécurité routiere depuis 2005 et que nous avons déposé un mémoire à la Commission des transports et de l&apos;environnement en 2007 à l&apos;occasion des consultations sur les projets de loi modifiant le Code de la sécurité routiere et le Reglement sur les points d&apos;inaptitude (Blais et collab., 2007). Également, dans un souci de transfert de connaissances au grand public, l&apos;INSPQ a rendu disponible sur son site Web un certain nombre de fiches médias touchant la sécurité routiere dont une porte sur la prévention de la conduite avec facultés affaiblies par l&apos;alcool (Bégin et Sergerie, 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;Institut reconnaît que l&apos;alcool au volant constitue l&apos;une des questions de santé publique importantes. C&apos;est pourquoi il vient de publier un avis scientifique portant sur la réduction de la limite d&apos;alcool permise dans le sang pour la conduite d&apos;un véhicule automobile (Blais et Maurice, 2010). Cet avis propose une revue systématique de la littérature scientifique sur le sujet. Comme une des mesures du projet de loi n&lt;sup&gt;o&lt;/sup&gt; 71 propose une telle stratégie, un résumé des principales observations et recommandations contenues dans cet avis sera présenté et constitue la premiere partie de ce mémoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le projet de loi propose de conférer au gouvernement le pouvoir de rendre obligatoire le port du casque protecteur pour les cyclistes âgés de 12ans et moins. La pertinence de légiférer en cette matiere intéresse le réseau de la santé publique depuis de nombreuses années. Une telle mesure est controversée et suscite beaucoup de débats au Québec dont les arguments pour ou contre méritent d&apos;être examinés en profondeur. C&apos;est pourquoi, nous présenterons dans la seconde partie de ce mémoire une synthese des connaissances et des recommandations concernant le port obligatoire du casque à vélo.&lt;/p&gt;</description>
<link>http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&amp;NumPublication=1053</link>
</item>

<item>
<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 05:00:00 GMT</pubDate>
<title>Bulletin STATLABO - Statistiques d&apos;analyses du Laboratoire de santé publique du Québec</title>
<description>Ce rapport est distribué mensuellement par courriel entre autres aux membres de l&apos;Association des médecins microbiologistes infectiologues du Québec (AMMIQ). Il est déposé sur le site Web de l&apos;INSPQ cinq jours ouvrables apres sa diffusion aux lecteurs.</description>
<link>http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&amp;NumPublication=448</link>
</item>

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