|
Aperçu des contenus
Depuis plusieurs années, scientifiques, professionnels et professionnelles de la santé et plus récemment législateurs entreprennent diverses actions en vue de réduire l’usage de tabac auprès de la population générale. Ces actions ont une portée certaine, puisque le tabagisme a considérablement diminué au cours des dix dernières années (Kairouz et coll., à paraître). Toutefois, la prévalence du tabagisme chez les femmes enceintes demeure préoccupante. En effet, en dépit de l’information transmise quant aux risques, pour la grossesse et l’enfant à naître, du maintien de l’usage de la cigarette pendant la phase prénatale, certaines femmes poursuivent leur habitude pendant cette période (Greaves et coll., 2003), et cette situation se retrouve plus souvent chez les mères de milieux défavorisés (Cnattingius, 2004; Graham et coll., 2006; Lumley et coll., 2006; Villalbi et coll., 2007). De plus, celles qui cessent de fumer à ce moment vont souvent recommencer après la naissance de leur enfant (Albrecht et coll., 1999; Cnattingius, 2004; Orleans et coll., 2000; Windsor et coll., 2000).
Outre le fait qu’un bon nombre de femmes enceintes continuent de fumer pendant la grossesse, leur perception des risques associés à cet usage peut varier en fonction du statut tabagique, du niveau socioéconomique, de l’état matrimonial et de l’intention d’allaiter (Haslam et Draper, 2000). De plus, même si les femmes enceintes qui fument savent que la cigarette a des effets néfastes sur le fœtus, la façon dont le tabac affecte leur grossesse et l’enfant à naître reste en grande partie méconnue pour un bon nombre d’entre elles (Lendahls et coll., 2002).
|