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Le mercure est une substance dont la toxicité
est connue depuis fort longtemps et la littérature scientifique
actuelle concernant ce métal est abondante. Dans le cadre
du programme IPCS (International Programme on Chemical Safety),
l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a notamment
publié une monographie sur le mercure inorganique (Environmental
Health Criteria 118) qui précise en particulier les effets
chez l'homme des vapeurs et des sels de mercure.
Au Canada, le mercure fait partie de la Liste
des Substances toxiques en vertu de la Loi canadienne sur la protection
de l'Environnement (Annexe I de la LCPE) depuis le 28 juin
1988. Par ailleurs, dans le cadre du plan d'action ARET
(Accélération de la réduction et de l'élimination
des substances toxiques), le mercure a été placé
dans la liste ARET B-2 des substances toxiques: les organismes
qui s'impliquent volontairement dans ce plan d'action
visent à réduire, d'ici l'an 2000,
leurs émissions de cette substance dans l'environnement
de 50%.
Dans le système d'information sur les
matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT),
le mercure est considéré comme une matière
très toxique et est placé dans la catégorie
D-2 A, E. L'employeur doit donc s'assurer que le
produit contenant du mercure soit étiqueté de façon
convenable, que les fiches signalétiques soient mises à
la disposition des utilisateurs et finalement, que les employés
qui manipulent les produits contrôlés aient reçu
le programme de formation et d'information prévu
par la loi. Au Québec, l'administration du SIMDUT
a été confiée à la Commission de la santé et de la sécurité du travail
(CSST) et est intégrée
à la Loi sur la santé et la sécurité
du travail (S-2.1, r.15).
Aux États-Unis, le mercure métallique
a été placé au 3ème rang
dans la liste des 20 substances dangereuses prioritaires établie
par les autorités fédérales. Il fait également
partie des 17 substances prioritaires du programme de réduction
volontaire 33/50 de l'Agence fédérale de protection
de l'environnement (US EPA).


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