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Dans
un milieu de travail tel qu'un
établissement de santé, les intoxications sévères
au mercure et à ses composés sont peu probables.
Les expositions les plus fréquentes sont de type chronique
(exposition à de faibles concentrations, sur une longue
période de temps), par exemple dans le cas d'une
personne travaillant dans un atelier d'électronique
contaminé par du mercure.
Les premiers symptômes non spécifiques
comprennent l'erythrodermie, la fatigue, la faiblesse, l'insomnie,
la perte d'appétit et des modifications de l'humeur. De
faibles tremblements dans les doigts, les paupières et
les lèvres sont des signes précoces d'intoxication
au mercure. Si l'exposition se poursuit, les tremblements dans
les mains et dans les bras peuvent interférer avec des
mouvements précis et gêner des activités telles
que l'écriture. Au niveau comportemental, les symptômes
habituels d'intoxication au mercure comprennent la dépression,
l'irritabilité, la réponse exagérée
à des stimuli, de la timidité excessive, de l'insomnie
et de l'instabilité émotionnelle. Au Québec,
les intoxications au mercure font partie des maladies à
déclaration obligatoire (MADO).
Les propriétés du mercure (vapeurs
incolores, inodores et non irritantes) et les symptômes
non spécifiques dans le cas d'exposition chronique nécessitent
des interventions particulières en milieu de travail. Suite
au bris d'un sphygmomanomètre au mercure par exemple, il
est possible qu'une certaine quantité de mercure ne soit
pas récupérée. Comme il n'y a pas d'alerte
sensorielle d'exposition pour le personnel, la contamination de
l'air (et des poussières du sol) ne pourra être décelée
que par des appareils de mesure d'où l'importance
d'informer le personnel des risques liés au mercure.
Au Québec, le Règlement sur
la qualité du milieu de travail (S-2.1, r.15) administré
par la CSST et auquel sont assujettis les établissements
du réseau de la santé dicte actuellement comme norme
d'exposition aux vapeurs de mercure une TLV-TWA de 0,050 mg/m3
(soit 50 µg/m3). Cette norme a été
abaissée à 0,025 mg/m3 aux États-Unis
(ACGIH, 1994). La TLV-TWA est la concentration moyenne pour une
exposition d'un travailleur de huit heures par jour, cinq
jours par semaine. Cette norme devrait donc être respectée
dans les locaux fréquentés uniquement par des travailleurs
(ex: atelier d'électronique où sont entretenus
des sphygmomanomètres au mercure). À ce sujet, il
est important de saisir que les concentrations de mercure dans
un local peuvent varier de façon considérable dans
le temps. Elles ont tendance à augmenter pendant la journée
(les travailleurs peuvent inconsciemment agiter le mercure, le
chauffage peut favoriser la vaporisation) et à diminuer
pendant les périodes où les locaux sont vides (les
concentrations peuvent même être non détectables).
Les pics les plus élevés peuvent être atteints
à l'occasion d'activités d'entretien
ménager tel que le polissage d'un plancher contaminé.
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