<%@ language="JScript" %> 1. Le mercure : un métal aux propriétés particulières

Guide de gestion du mercure
1. Le mercure : un métal aux propriétés
particulières

Le mercure est un métal de couleur argentée qui est utilisé depuis l'antiquité pour de multiples applications. Les chinois s'en servaient dans des élixirs d'immortalité tandis que les sages hindous le conseillaient comme aphrodisiaque. En Amérique du Nord, certaines communautés antillaises et hispanophones y ont encore recours à des fins esthétiques, médicinales et religieuses.

Le mercure (Hg) est un métal lourd (densité : 13,5 g/cm3, soit 13,5 kg par litre) et le seul qui, à l'état dit métallique, soit liquide à la température ambiante. Il présente une combinaison inhabituelle de propriétés utiles. Il possède une courbe de dilatation régulière et ne colle pas aux parois d'un tube, ce qui en fait un indicateur précis de température et de pression. De plus, il offre une bonne conductivité électrique. Enfin, il est stable chimiquement et est capable de former des alliages.

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***Figure 1. Colonne de mercure d'un sphygmomanomètre.

Par contre, le mercure pose des problèmes importants. Il est d'abord facile de constater que lorsque du mercure métallique est renversé, il se fractionne généralement en une multitude de gouttelettes qui sont souvent difficiles à repérer et à récupérer. De plus, phénomène moins connu, le mercure est caractérisé par une tension de vapeur très élevée. Il peut donc s'évaporer, en particulier s'il est placé à proximité d'une source de chaleur ou s'il est agité mécaniquement. Les vapeurs de mercure sont incolores, inodores, non irritantes mais très toxiques. Elles sont sept (7) fois plus lourdes que l'air et ont tendance à se condenser sur les surfaces froides. Dans des conditions normales, le mercure déversé s'associe aux poussières du sol et s'oxyde en surface en oxyde de mercure (HgO), ce qui diminue la production de vapeurs.

Dans un établissement de santé, le mercure peut être remis en circulation dans l'air par agitation suite aux activités du personnel de l'entretien ménager ou des occupants d'un local contaminé. Selon les quantités de mercure répandues, un aspirateur contaminé peut émettre des concentrations élevées de vapeurs de mercure lorsqu'il est en fonction. Le polissage d'un plancher contaminé peut également créer des problèmes importants. De plus, le rejet d'eaux de lavage de planchers peut contaminer progressivement les siphons des éviers où le mercure peut s'accumuler. Ces éviers pourront, par la suite, libérer des vapeurs de mercure lorsque l'eau chaude y circulera.

Le mercure résiduel peut être également transporté involontairement par les semelles de chaussures dans les pièces avoisinantes. Avec le temps, des résidus de mercure peuvent se retrouver sur les vêtements, les tapis d'entrée et d'automobiles. La situation peut devenir alarmante si du mercure reste dissimulé près de sources de chaleur.

Les systèmes de ventilation orientés vers l'extérieur sont insuffisants pour éliminer le mercure dissimulé dans une pièce suite à un déversement. En effet, l'expertise développée récemment par le Centre de Toxicologie du Québec (CTQ) indique que les quantités de mercure ainsi rejetées à l'extérieur sont négligeables par rapport à la quantité de mercure qui demeure dans la pièce.


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