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D'un point de vue global, les quantités
de mercure relachées par la croute terrestre sont importantes
mais restent très faibles à un endroit donné.
Par contre, les activités humaines peuvent contaminer de
façon importante non seulement le milieu de travail et
les résidences mais également l'environnement en
général aussi bien au niveau de l'air, du sol que
de l'eau.
La contamination des lacs et autres milieux
aquatiques fait l'objet de nombreuses préoccupations tant
au Canada et dans certains états américains que
dans d'autres pays comme les nations scandinaves. Cette contamination
est en grande partie le résultat de dépôts
atmosphériques provenant notamment de centrales thermiques
et de grands fours industriels. Ces sources polluantes sont désormais
assujetties à des programmes de réduction des rejets
de mercure dans l'atmosphère. Ces mesures ne sont toutefois
pas suffisantes car la contamination environnementale est également
liée à d'autres sources tels que les appareils,
instruments, produits ou déchets contenant du mercure qui
sont gérés et éliminés de façon
inadéquate dans l'environnement.
Jusqu'à présent, les déchets
mercuriels suivent rarement une filière d'élimination
spécifique. Dans le scénario le plus optimiste,
le mercure est entreposé dans un contenant hermétique,
récupéré et recyclé. Dans le scénario
pessimiste, le mercure n'est ramassé qu'en
partie et est rejeté, soit à l'évier,
soit dans les déchets. Ce mercure, après son rejet
dans les égouts, polluera les eaux superficielles. Après
l'incinération des déchets, il sera diffusé
dans l'air ou encore, après son enfouissement, il
polluera les nappes souterraines. La mauvaise gestion du mercure
et des déchets contenant du mercure contribue de manière
importante à la contamination diffuse de l'environnement
par ce métal.
Non seulement toxique, le mercure est également
une substance persistante, ce qui signifie qu'elle tend à
se dégrader très lentement dans l'environnement.
De plus, le mercure métallique (inorganique) peut être
transformé par les bactéries présentes dans
le fond des lacs et des rivières et dans les boues des
usines de traitement des eaux usées en une forme organique
encore plus toxique : le méthylmercure (CH3Hg+).
Pour la plupart des gens, la consommation de
poisson contaminé est la source principale d'exposition
au mercure organique. Au Québec, le méthylmercure
contamine plusieurs espèces de poisson capturées
par le pêcheur sportif dans nos cours d'eau tels
que le brochet, le doré et le maskinongé. Dans certaines
régions, la population doit suivre certaines règles
(limitation de consommation) pour se protéger des effets
toxiques possibles des contaminants présents dans la chair
de ces poissons.
Les centres hospitaliers et les autres établissements
de santé ont un rôle important à jouer dans
la prévention par le mercure notamment en changeant certaines
de leurs pratiques par d'autres plus adéquates.
Aux États-Unis, les autorités ont constaté
qu'il y a environ 50 fois plus de mercure dans les déchets
biomédicaux que dans les déchets solides municipaux.
Les incinérateurs à déchets biomédicaux
y sont considérés désormais comme une des
sources les plus importantes d'émissions de mercure dans
l'atmosphère.


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