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Dans le cadre de leur programme de prévention et si des
déversements de mercure semblent avoir eu lieu dans le
passé, les établissements devraient également
faire vérifier par du personnel compétent (hygiénistes
en santé au travail, firmes privées) si certains
locaux sont contaminés. Une façon simple de vérifier
s'il y a eu des déversements consiste à évaluer
la présence de mercure dans les drains d'évier.
Compte tenu de l'expérience du CTQ, les locaux les
plus susceptibles d'avoir été contaminés
sont :
- les ateliers d'électronique;
- les locaux où des déversements de mercure ont
eu lieu dans le passé;
- les locaux et les aspirateurs utilisés pour l'entretien
ménager;
- les laboratoires;
- les unités de soins;
- les pharmacies.
Les aspirateurs susceptibles d'être contaminés devraient
être vérifiés sur une base annuelle.
Dans le cadre de leurs activités de sécurité
et prévention du vol, certains établissements devraient
voir à prévenir le vol de mercure à partir
notamment des sphygmomanomètres en sensibilisant le personnel
concerné (atelier, sécurité).
En effet, la contamination de l'environnement peut même
parfois aller au delà du milieu de travail. Les propriétés
du mercure métallique sont très intrigantes, particulièrement
pour une personne qui s'amuse à le manipuler, l'amalgamer
ou à en vérifier les propriétés magnétiques
(qui sont inexistantes). Plusieurs cas ont été signalés
dans lesquels des travailleurs ou des jeunes avaient vidé
partiellement ou au complet des sphygmomanomètres (ou d'autres
instruments) de leur mercure pour le rapporter chez eux. La décontamination
en milieu résidentiel est plus difficile car elle vise
à atteindre 1 µg/m3 soit une concentration
50 fois plus faible que la TLV-TWA actuelle en milieu de travail.
Les coûts de décontamination peuvent s'avérer
encore plus élevés que dans un établissement
de santé.
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