Comportements de jeu et jeu pathologique selon le type de jeu au Québec en 2002 | Serge Chevalier | Denis Hamel | Robert Ladouceur | Christian Jacques | Denis Allard | Serge Sévigny |
Publication déposée sur le site le 13 avril 2004 Éditeur(s) : Institut national de santé publique du Québec et Université Laval, 2004, 22 pages + annexes.
Ce rapport présente les résultats d’un sondage visant à évaluer les habitudes de jeu et les problèmes associés à cette problématique auprès de 8 842 adultes représentatifs de la population du Québec.
L’étude a été réalisée entre les mois de mai et novembre 2002. Elle avait pour but :
de décrire la participation de la population québécoise aux jeux de hasard et d’argent modulée selon les types de jeu;
de mesurer la prévalence des problèmes de jeux selon les différents jeux disponibles;
de discuter les résultats en fonction de leurs implications pour la prévention et le traitement du jeu.
Comportements et problèmes selon les jeux
Les loteries ordinaires représentent, de loin, le jeu le plus populaire au Québec : 65 % de la population a participé à l’une ou l’autre de ces loteries au cours des douze mois précédant l’enquête.
Deux autres jeux ont la faveur de plus du tiers des Québécois : les tirages à des fins caritatives (40 %) et les loteries instantanées (37 %).
De plus, 17 % de la population ont fréquenté un casino au cours des douze derniers mois, 11 % ont joué aux cartes en famille, 9 % jouent aux loteries quotidiennes et 9 % au bingo.
Au total 73 % des Québécois ont participé à des jeux de hasard et d’argent contrôlés par l’État et 48 % ont misé à des jeux privés.
Moins de 2 % des Québécois s’adonnent aux courses de chevaux, aux « pools » sportifs, parient auprès d’un preneur au livre ou sur Internet.
Problèmes de jeu selon les jeux
Parmi les joueurs, tous jeux confondus, nous retrouvons 2,1 % de joueurs problématiques (c’est-à-dire, 1,1 % de joueurs à risque et 1,0 % de joueurs pathologiques).
Les jeux les moins susceptibles de provoquer des problèmes sont les loteries ordinaires et les tirages, alors que 2,2 % des joueurs qui pratiquent ces jeux affichent ce type de problème.
À l’autre bout du continuum les jeux où l’on retrouve la plus grande proportion de joueurs avec un problème sont les suivants (parmi les jeux où au moins 2 % de la population jouent) (ces données représentent le cumul des joueurs à risque et des joueurs pathologiques probables) :
Kéno (casino) 14,6 %
Appareil de loterie vidéo (ALV) 13,8 %
Loterie sportive 12,8 %
Blackjack (casino) 12,4 %
Poker (casino) 12,3 %
Courses de chevaux 11,4 %
Conclusion
Peu de jeux ont la faveur de plus d’un adulte sur dix au Québec.
Les joueurs d’appareils de loterie vidéo et ceux de plusieurs jeux de casino présentent des taux particulièrement élevés de problèmes de jeu.
Il importe de documenter rapidement les éléments structuraux des jeux pour lesquels on observe le plus de problèmes.
Il importe de poursuivre la sensibilisation de la population à l’égard du jeu excessif et de ses conséquences négatives.
Une étude longitudinale devrait être implantée au Québec afin de suivre avec précision l’évolution des habitudes de jeu des Québécois et Québécoises et de mesurer l’incidence du jeu pathologique. Cette étude permettrait également de documenter les facteurs qui contribuent à plonger certaines personnes dans des habitudes de jeu problématique ou à l’opposer de s’en sortir seul ou avec de l’aide.
Évaluation du programme expérimental sur le jeu pathologique - Le programme d'évaluation et de traitement des joueurs excessifs - Le point de vue des intervenants | Élisabeth Papineau | Denis Allard | Marie-Anne Kimpton | Chantale Audet |
Publication déposée sur le site le 11 avril 2005 Éditeur(s) : Institut national de santé publique du Québec, 2005, 93 pages + annexes.
Ce rapport analyse comment, dans le cadre du Programme expérimental sur le jeu pathologique mis en place par le ministère de la Santé et des Services sociaux, les services de traitement offerts à la population aux prises avec des problèmes de jeu pathologique ont été modulés en fonction de divers facteurs. Les intervenants ont en effet adopté et/ou adapté le Programme d’évaluation et de traitement des joueurs excessifs conçu par le Centre québécois d’excellence pour la prévention et le traitement du jeu (ci-après nommé CQEPTJ) en fonction des réalités auxquelles ils sont confrontés dans leur pratique quotidienne d’intervention. Parmi ces facteurs d’adaptation, notre étude distingue des facteurs organisationnels, des facteurs environnementaux et des facteurs liés à la clientèle.
Les facteurs organisationnels concernent l’orientation thérapeutique préalable des centres de traitement, l’orientation thérapeutique préalable de l’intervenant, l’expérience de travail en toxicomanie. Les aspects environnementaux réfèrent aux contingences liées aux distances, au tissu social et à l’offre de jeu. Finalement, la nature des problèmes et des attentes des clientèles est une autre de ces réalités qui ont toutes, à une échelle plus ou moins importante, inspirée des ajustements au traitement initialement proposé par le CQEPTJ.
Par ailleurs de nombreuses adaptations ont été rendues nécessaires au regard du profil de la clientèle. Les problèmes de santé mentale, toxicomanie et alcoolisme, de même que, sur un autre registre, les attentes des clients, ont également fait en sorte que les intervenants ont modifié, amendé, interverti ou ignoré certains éléments prévus au Programme d’évaluation et de traitement des joueurs excessifs, de même qu’ils y ont ajouté d’autres éléments.
Les intervenants nous livrent donc leur évaluation des divers éléments du Programme d’évaluation et de traitement des joueurs excessifs ainsi que des suggestions constructives pour le bonifier. Les propos des intervenants recueillis en entrevue ainsi que les informations colligées par questionnaire sur leur profil et leur pratique sont validés par des informations provenant des entrevues avec les directeurs généraux et les directeurs cliniques des centres de traitement ainsi qu’avec certains propos des usagers.
Évaluation du programme expérimental sur le jeu pathologique - Monitorage évaluatif - Entrevues avec les directions et les coordonnateurs sur l'organiation des services et leur évolution | Denis Allard | Marie-Anne Kimpton | Élisabeth Papineau | Chantale Audet |
Publication déposée sur le site le 19 janvier 2007 Éditeur(s) : Institut national de santé publique du Québec, 2006, 62 pages + annexes.
No INSPQ : 558
ISBN imprimé : 978-2-550-48788-3 ISBN PDF : 978-2-550-48789-0
Le présent rapport complète le document Évaluation du programme expérimental sur le jeu pathologique. Rapport 6. Monitorage évaluatif – Entrevues initiales auprès des décideurs et des coordonnateurs (désigné par l’expression « rapport précédent » dans la suite du texte). Il analyse une seconde série d’entrevues réalisées à l’été 2003 qui visaient essentiellement à cerner le chemin parcouru en deux ans dans l’organisation des services de traitement pour les joueurs pathologiques. Il inclut aussi une analyse des entrevues réalisées auprès des responsables régionaux de ce dossier dans les Régies régionales de santé et de services sociaux (aujourd’hui les Agences de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux) et couvre, par conséquent, des questions qui relèvent du continuum et du réseau de services pour les joueurs pathologiques et problématiques, de même que pour leurs proches. Il traite fondamentalement de l’implantation de ces services du point de vue de ces décideurs et coordonnateurs et doit être intégré à ceux des autres groupes d’acteurs qui forment le débat évaluatif dont fait et va continuer de faire l’objet l’intervention publique sur la problématique du jeu pathologique.
Évaluation du programme expérimental sur le jeu pathologique - Monitorage évaluatif - Indicateurs d'implantation - Mai 2001-décembre 2003 | Serge Chevalier | Denis Allard | Marie-Anne Kimpton | Chantale Audet | Denis Hamel | Danielle St-Laurent |
Publication déposée sur le site le 11 avril 2005 Éditeur(s) : Institut national de santé publique du Québec, 2005, 68 pages + annexes.
Les données de monitorage du présent rapport tentent de cerner la participation et les caractéristiques de la clientèle, et les résultats obtenus par le traitement des joueurs pathologiques dans 23 organismes publics, communautaires et privés subventionnés par le MSSS. Elles couvrent 4 310 inscriptions sur une période allant de mai 2001 à décembre 2003. Les deux tiers des dossiers traités proviennent de la grande région de Montréal. La moyenne mensuelle des inscriptions se situe à 139 joueurs. Cette moyenne a eu tendance à baisser avec le temps. Tous facteurs pris en considération, le taux de couverture (proportion de la clientèle prévue rejointe) se situe aux alentours du 3 % qui avait été fixé comme objectif par le MSSS.
Les caractéristiques des joueurs qui s’inscrivent au traitement sont les suivantes :
Ce sont des hommes au deux tiers.
Près de 60 % se situent dans l’intervalle de 35 à 54 ans. En comparaison de la distribution chez les joueurs pathologiques au Québec, les jeunes de 18-24 ans sont fortement sousreprésentés dans la clientèle qui a fait appel aux services de traitement alors que les joueurs de 45 ans et plus sont légèrement sur-représentés. Le plus grand nombre de clients masculins se situe dans la catégorie d’âges 35-44 alors qu’il se retrouve dans la catégorie 45-54 pour les femmes.
Les joueurs qui se présentent au traitement sont mariés ou conjoints de fait dans une proportion d’environ 40 %. La proportion de célibataires est plus élevée chez les hommes que chez les femmes (35 % vs 25 %). Il est exactement l’inverse pour la catégorie des séparés, divorcés et veufs. Comparativement à la population en général, les célibataires sont toutefois proportionnellement plus présents dans les services de traitement.
Au moment de l’inscription, 71 % des joueurs déclarent occuper un emploi. ¸
Sur le plan des problèmes concomitants, on observe que près de 50 % des usagers déclarent avoir été traités pour un ou des troubles concomitants (santé mentale, alcoolisme, toxicomanies, autres dépendances) autres que le jeu dans les douze derniers mois est de 49 %.
À l’inscription, près de 90 % des joueurs ont des scores aux instruments d’évaluation qui les identifient au statut de joueur pathologique probable.
Les scores au SOGS et au DSM-IV sont significativement plus élevés pour les joueurs inscrits à un traitement en hébergement (traitement interne) comparativement à ceux qui suivent un traitement externe. Cette différence est aussi repérable pour l’intensité du jeu dans la semaine précédant l’inscription et les comportements suicidaires. Le monitorage a permis d’obtenir un certain nombre de résultats opérationnels et d’effleurer la question des effets sociosanitaires du programme :
Le taux de complétion du programme est de 44 %. Il varie énormément entre les joueurs qui se font traiter en interne (95 %) et ceux qui se font traiter en externe (35 %). En externe, ce taux augmente avec l’âge, la scolarité et la gravité du problème.
En moyenne, un traitement interne complété dure 30 jours et se réalise sur 70 rencontres. En comparaison, un traitement externe se déroule sur une période de 19 semaines et implique 27 rencontres. Ce nombre de rencontres, pour l’externe, correspond à ce qui avait été proposé dans la formation du CQEPTJ.
Plus de 74 % des joueurs qui avaient un score de joueur pathologique probable à l’inscription sont en deçà de ce score au congé. Un peu plus de 16 % de ces joueurs pathologiques le sont toujours au congé. Le score moyen passe de 7,1 à 1,9. Par ailleurs, ce score connaît une légère hausse aux suivis de 3 mois (2,2) et 6 mois (2,4).
Il y a une diminution de l’intensité moyenne du jeu pour une proportion importante des joueurs entre l’inscription et le congé (93 %), et entre le congé et les suivis de 3 et 6 mois (75 %).
Ces résultats sont toutefois limités par le fait que les suivis post-traitement, de même que l’utilisation des outils d’évaluation, ne couvrent qu’un pourcentage limité de clients (entre 10 et 15 % de ceux qui ont complété le traitement), soit parce qu’ils refusent ces suivis, soit parce que les organismes de traitement ou les intervenants n’arrivent pas ou choisissent de ne pas les faire. Ces résultats indiquent clairement trois défis qui se présentent aux acteurs du programme de traitement des joueurs pathologiques (et problématiques) pour les prochaines années : le maintien et l’amélioration de la couverture, en particulier pour les jeunes adultes; la réduction du taux d’abandon, en particulier dans les services externes; une définition et un travail plus précis sur les suivis post-traitement et les attentes relatives aux effets du programme sur la santé des joueurs.
Évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique - Rapport 1 : Présentation générale de l'évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique | Serge Chevalier | Danielle St-Laurent | Denis Allard | Chantale Audet | Catherine Geoffrion | Élisabeth Papineau |
Publication déposée sur le site le 30 septembre 2003 Éditeur(s) : Institut national de santé publique du Québec, 2003, 27 pages + annexes.
En novembre 2000, l'Institut recevait du ministère de la Santé et des Services sociaux le mandat d'évaluer plusieurs aspects du Programme expérimental sur le jeu pathologique. Il dévoilait hier, lors d'une journée consacrée au jeu pathologique, les sept premiers rapports d'évaluation de ce programme :
Rapport 1
Présentation générale de l'évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique
Rapport 3
Revue critique de la littérature portant sur les évaluations d'interventions préventives
Rapport 4
Cadre théorique de la participation aux jeux de hasard et d'argent et du développement de problème de jeu - Rapport préliminaire
Rapport 6
Monitorage évaluatif – Entrevues initiales auprès des décideurs et des coordonnateurs
Les lignes téléphoniques dédiées aux jeux de hasard et d'argent
D'ici mars 2004, l'Institut prévoit publier une quinzaine de rapports dans le cadre de l'accomplissement de ce mandat.
Évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique - Rapport 3 : Revue critique de la littérature portant sur les évaluations d'interventions préventives | Élisabeth Papineau | Serge Chevalier |
Publication déposée sur le site le 30 septembre 2003 Éditeur(s) : Institut national de santé publique du Québec, 2003, 30 pages + annexes.
En novembre 2000, l'Institut recevait du ministère de la Santé et des Services sociaux le mandat d'évaluer plusieurs aspects du Programme expérimental sur le jeu pathologique. Il dévoilait hier, lors d'une journée consacrée au jeu pathologique, les sept premiers rapports d'évaluation de ce programme :
Rapport 1
Présentation générale de l'évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique
Rapport 3
Revue critique de la littérature portant sur les évaluations d'interventions préventives
Rapport 4
Cadre théorique de la participation aux jeux de hasard et d'argent et du développement de problème de jeu - Rapport préliminaire
Rapport 6
Monitorage évaluatif – Entrevues initiales auprès des décideurs et des coordonnateurs
Les lignes téléphoniques dédiées aux jeux de hasard et d'argent
D'ici mars 2004, l'Institut prévoit publier une quinzaine de rapports dans le cadre de l'accomplissement de ce mandat.
Évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique - Rapport 4 : Cadre théorique de la participation aux jeux de hasard et d’argent et du développement de problème de jeu - Rapport préliminaire | Serge Chevalier |
Publication déposée sur le site le 30 septembre 2003 Éditeur(s) : Institut national de santé publique du Québec, 2003, 33 pages.
En novembre 2000, l'Institut recevait du ministère de la Santé et des Services sociaux le mandat d'évaluer plusieurs aspects du Programme expérimental sur le jeu pathologique. Il dévoilait hier, lors d'une journée consacrée au jeu pathologique, les sept premiers rapports d'évaluation de ce programme :
Rapport 1
Présentation générale de l'évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique
Rapport 3
Revue critique de la littérature portant sur les évaluations d'interventions préventives
Rapport 4
Cadre théorique de la participation aux jeux de hasard et d'argent et du développement de problème de jeu - Rapport préliminaire
Rapport 6
Monitorage évaluatif – Entrevues initiales auprès des décideurs et des coordonnateurs
Les lignes téléphoniques dédiées aux jeux de hasard et d'argent
D'ici mars 2004, l'Institut prévoit publier une quinzaine de rapports dans le cadre de l'accomplissement de ce mandat.
Résumé
Personne n’est né joueur de jeu de hasard et d’argent. Comment en vient-on à participer à ce type d’activité ? Trois familles interreliées de déterminants jouent dans l’apparition du comportement. Premièrement, une personne doit avoir les capacités physiques et mentales pour s’adonner à ce type d’activité. Deuxièmement, des disponibilités sont requises. De fait, il faut que les jeux de hasard et d’argent soient accessibles, il faut qu’une personne dispose de quoi miser (le plus souvent de l’argent) et du temps requis pour participer. Troisièmement, les représentations qu’une personne entretient à propos de ces jeux doivent être suffisamment positives : les jeux doivent apparaître légitimes et le joueur doit en concevoir et en espérer une utilité. La présence simultanée des trois déterminants est nécessaire pour qu’une personne joue; elle n’est cependant pas suffisante à l’apparition du comportement.
Pourquoi continue-t-on de jouer ? Les mêmes déterminants fonctionnent essentiellement de la même manière. À ceux-ci nous devons ajouter les caractéristiques intrinsèques des jeux qui favorisent la réitération du comportement.
Comment développe-t-on un problème de jeu? Cette question sera abordée dans une version ultérieure des présents travaux. L’ensemble du cadre théorique que nous commençons ici à élaborer sert à plusieurs escients : évaluer la pertinence d’interventions de prévention et de traitement, identifier des cibles de prévention, évaluer les programmes de traitement, développer des politiques publiques, identifier des pistes de recherche, pour ne nommer que ceux-là.
Évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique - Rapport 6 : Monitorage évaluatif – Entrevues initiales auprès des décideurs et des coordonnateurs - Juillet-novembre 2001 | Denis Allard | Chantale Audet | Danielle St-Laurent | Serge Chevalier |
Publication déposée sur le site le 30 septembre 2003 Éditeur(s) : Institut national de santé publique du Québec, 2003, 100 pages + annexes.
En novembre 2000, l'Institut recevait du ministère de la Santé et des Services sociaux le mandat d'évaluer plusieurs aspects du Programme expérimental sur le jeu pathologique. Il dévoilait hier, lors d'une journée consacrée au jeu pathologique, les sept premiers rapports d'évaluation de ce programme :
Rapport 1
Présentation générale de l'évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique
Rapport 3
Revue critique de la littérature portant sur les évaluations d'interventions préventives
Rapport 4
Cadre théorique de la participation aux jeux de hasard et d'argent et du développement de problème de jeu - Rapport préliminaire
Rapport 6
Monitorage évaluatif – Entrevues initiales auprès des décideurs et des coordonnateurs
Les lignes téléphoniques dédiées aux jeux de hasard et d'argent
D'ici mars 2004, l'Institut prévoit publier une quinzaine de rapports dans le cadre de l'accomplissement de ce mandat.
Résumé
Le présent document fait partie du rapport d’évaluation du programme expérimental sur le jeu pathologique. Il touche un des volets du monitorage qualitatif du programme qui est le processus d’adaptation du programme dans les premiers mois de son implantation. Il repose spécifiquement sur l’analyse d’une série d’entrevues réalisées de juillet à novembre 2001 auprès des directeurs ou coordonnateurs cliniques des 23 organismes de traitement des quatre sites-pilotes choisis dans le programme provincial :
Montréal,Laval et Montérégie,
Québec et Chaudière-Appalaches,
Outaouais,
Bas-St-Laurent—Gaspésie-Îles-dela- Madeleine.
Ces entrevues visaient principalement à voir comment ces instances réagissaient à la proposition de programme de traitement venant du Centre québécois d’excellence sur la prévention et le traitement du jeu (CQEPTJ) et à examiner ce qu’ils mettaient ou avaient l’intention de mettre en oeuvre sur le terrain, dans leur environnement et avec leur expérience spécifiques. L’analyse du matériel de ces entrevues, en comparaison avec le modèle du CQEPTJ, nous permet de voir comment le « programme implanté » précise, renouvelle, se démarque ou s’oppose à ce dernier. Elle permet finalement d’identifier les zones de robustesse et de faiblesse du programme, de porter un premier jugement sur sa vraisemblance, sa capacité de produire les résultats souhaités.
La comparaison entre ce que les entrevues révèlent de l’implantation et ce que le CQEPTJ proposait, repose sur la démarche méthodologique d’appariement à un modèle. Les résultats sont présentés en fonction de quatre grands processus d’implantation du programme : la délimitation de la clientèle, la transition de la clientèle, l’actualisation du traitement, la consolidation du traitement.
La délimitation de la clientèle, c’est-à-dire la définition de son éligibilité et par la suite sa sélection, est au centre de la dynamique entre l’offre et la demande de services. Elle a tendance à être plus systématique pour les organismes qui ont une forte pression de la demande, ont fait le choix d’une orientation de groupe pour le traitement et n’ont pas de points de services dispersés sur leur territoire. À l’encontre du programme proposé, mais pour répondre aux besoins prioritaires des clients, il se fait une sélection bien avant le processus formel d’évaluation prévu.
Le processus de transition de la clientèle prend une place plus importante, imprévue à l’origine. Une clientèle à multiples problématiques très présente, une demande importante, la présence d’un réseau de services disponibles et la volonté de réduire les abandons, suggèrent à une majorité d’organismes la création de mécanismes de transition (rencontres et groupes d’accueil, d’orientation, d’engagement, de motivation, de soutien) qui cherchent à mieux préparer les clients au traitement. Le danger d’« écrémage » de la clientèle est toutefois soulevé.
La réalisation du programme proposé, sur le plan du traitement proprement dit, est vécue de deux manières, soit comme l’utilisation d’un noyau de programme à améliorer, soit comme l’intégration d’un outil à un programme plus large. Dans les deux cas, l’ordonnancement du programme proposé est revu pour travailler au besoin les conséquences financières, familiales, conjugales et occupationnelles du jeu, ses dimensions émotives et l’urgence de faire face aux rechutes, avant de passer à l’aspect plus rationnel du volet cognitif des conceptions erronées sur le jeu. Le travail de consolidation des acquis du traitement, peu développé dans le programme proposé, en est à sa conceptualisation et est orienté par les besoins des clients. Il y a de nombreuses tentatives d’intégration des proches à différentes étapes du traitement. Dans une implantation faite d’expériences, d’initiatives et d’innovations, la question de savoir si le programme mis en oeuvre peut vraisemblablement produire les effets escomptés reste ouverte puisque les cibles et les résultats n’ont jamais fait l’objet d’une délibération, ni d’un consensus minimal entre les principaux intéressés (promoteurs, concepteurs, gestionnaires, intervenants et usagers du programme). Les premiers résultats d’implantation devraient être l’occasion d’avancer dans la précision de ces objectifs et des pratiques thérapeutiques qui les accompagnent.
Évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique - Rapport 7 : Monitorage évaluatif – Indicateurs d’implantation / Données rétrospectives | Chantale Audet | Danielle St-Laurent | Serge Chevalier | Denis Allard | Denis Hamel | Michèle Crépin |
Publication déposée sur le site le 30 septembre 2003 Éditeur(s) : Institut national de santé publique du Québec, 2003, 68 pages + annexes.
En novembre 2000, l'Institut recevait du ministère de la Santé et des Services sociaux le mandat d'évaluer plusieurs aspects du Programme expérimental sur le jeu pathologique. Il dévoilait hier, lors d'une journée consacrée au jeu pathologique, les sept premiers rapports d'évaluation de ce programme :
Rapport 1
Présentation générale de l'évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique
Rapport 3
Revue critique de la littérature portant sur les évaluations d'interventions préventives
Rapport 4
Cadre théorique de la participation aux jeux de hasard et d'argent et du développement de problème de jeu - Rapport préliminaire
Rapport 6
Monitorage évaluatif – Entrevues initiales auprès des décideurs et des coordonnateurs
Les lignes téléphoniques dédiées aux jeux de hasard et d'argent
D'ici mars 2004, l'Institut prévoit publier une quinzaine de rapports dans le cadre de l'accomplissement de ce mandat.
Résumé
Ce document présente les résultats préliminaires du volet quantitatif du monitorage évaluatif du Programme expérimental sur le jeu pathologique. Il prend appui sur des données recueillies, de mai 2001 à octobre 2002, dans les 23 organismes de traitement du jeu pathologique choisis dans quatre sites-pilotes :
Montréal, Laval et Montérégie,
Québec et Chaudière-Appalaches,
Outaouais,
Bas-St-Laurent, Gaspésie et les ïles-de-la- Madeleine.
Un total de 2030 dossiers ont été transmis à l’INSPQ pour cette période. Une partie de ces dossiers ont été complétés dès les débuts de la mise en oeuvre des services avant que nous ne proposions notre démarche de collecte de données. Il y a donc plusieurs données manquantes.
Il ressort de l’analyse de ces données que 68 % des personnes inscrites au programme de traitement sont de sexe masculin et près des deux tiers sont âgés entre 35 et 54 ans. Trois personnes sur quatre possèdent l’équivalent d’un diplôme secondaire ou moins et 71 % des joueurs inscrits occupent un emploi. Les jeux auxquels s’adonnent majoritairement les joueurs en traitement sont les appareils électroniques de jeu (AÉJ).
L’utilisation des outils diagnostiques du jeu pathologique (le SOGS et le DSM-IV) montre que le score moyen des participants est près de 12 sur 20 au SOGS et de 7 sur 10 au DSM-IV, ce qui dans les deux cas témoignent d’un problème de jeu pathologique. Par ailleurs, la proportion des joueurs qui souffrent d’un problème de jeu pathologique à l’arrivée, selon leur score au DSM-IV, est de 91 %. Ce qui signifierait que, 9 % de la clientèle inscrite serait une clientèle non visée par le programme. Les données pouvant expliquer ce constat sont insuffisantes pour l’instant. Des hypothèses peuvent toutefois être formulées. L’utilisation de ce test n’est pas homogène : il est utilisé à divers moment de la thérapie (à l’arrivée ou après quelques rencontres, par exemple), il est administré de façon très variée (le client peut, par exemple, le remplir par lui-même dans la salle d’attente, à la maison, ou encore avec le thérapeute lors d’une séance) et l’interprétation que les cliniciens en font diffère. Ces disparités dans l’utilisation peuvent influencer le score obtenu.
Une différence notable est observée entre le taux de complétion du traitement par les joueurs inscrits aux organismes qui offrent des services à l’externe (33 %) et ceux qui offrent des services à l’interne (95 %). Des 66 % qui abandonnent le traitement en externe, le tiers le font en le signifiant à leur thérapeute. Ces données corroborent les constats déjà publiés dans la littérature sur la difficulté de maintenir la fréquentation et la motivation des joueurs en traitement externe parce qu’ils ne sont pas isolés de leur environnement d’obligations et de risques. Il faudra se pencher davantage sur les motifs d’abandon des clients en externe puisqu’une majorité de la clientèle s’y retrouve. Il faudra aussi questionner ce que le client en retire puisque la durée moyenne de traitement équivaut à plus de la moitié (environ 65 jours) de celle d’un traitement complété et le nombre moyen de rencontres de thérapie à plus du quart (de 5 à 6 rencontres). Un abandon n’est pas forcément un échec pour le programme si on tient compte du fait que l’ancrage dans un processus de traitement peut nécessiter pour certains quelques tentatives.
Évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique - Rapport 8 : Le point de vue des usagers | Serge Chevalier | Catherine Geoffrion | Chantale Audet | Élisabeth Papineau | Marie-Anne Kimpton |
Publication déposée sur le site le 30 septembre 2003 Éditeur(s) : Institut national de santé publique du Québec, 2003, 83 pages + annexes.
En novembre 2000, l'Institut recevait du ministère de la Santé et des Services sociaux le mandat d'évaluer plusieurs aspects du Programme expérimental sur le jeu pathologique. Il dévoilait hier, lors d'une journée consacrée au jeu pathologique, les sept premiers rapports d'évaluation de ce programme :
Rapport 1
Présentation générale de l'évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique
Rapport 3
Revue critique de la littérature portant sur les évaluations d'interventions préventives
Rapport 4
Cadre théorique de la participation aux jeux de hasard et d'argent et du développement de problème de jeu - Rapport préliminaire
Rapport 6
Monitorage évaluatif – Entrevues initiales auprès des décideurs et des coordonnateurs
Les lignes téléphoniques dédiées aux jeux de hasard et d'argent
D'ici mars 2004, l'Institut prévoit publier une quinzaine de rapports dans le cadre de l'accomplissement de ce mandat.
Résumé
Le présent document propose la perspective des usagers sur les services qu’ils ont reçus dans le cadre du Programme expérimental sur le jeu pathologique. Cette étude vise spécifiquement à explorer le processus et les raisons qui mènent à demander des services de traitement, à s’impliquer ou non dans les activités proposées et à maintenir ou non les acquis sur le contrôle des comportements de jeu excessif et des problèmes connexes. Cette recherche qualitative met donc une emphase toute particulière sur le cheminement de ces joueurs et leurs opinions sur les services reçus et sur ceux à développer.
Il ressort de cette étude que les joueurs qui décident de consulter le font habituellement en dernier recours et sous le poids du découragement ou de l’impuissance devant leur situation. Ils veulent retrouver une « vie normale » et apprendre à se contrôler ou bien comprendre la passion qui les ramène inlassablement dans le cercle vicieux du jeu. Cependant, il s’avère que plusieurs usagers doivent s’y reprendre à plus d’une fois pour atteindre leur but et que les rechutes, les retours au jeu et les abandons de thérapie sont fréquents. Plusieurs d’entre eux mentionnent le manque de profondeur du programme, le peu de disponibilité, les trop longues périodes d’attente avant de recevoir de l’aide qui en découragent plus d’un ou le manque de soutien et de suivi après la thérapie.
Pourtant, tous ceux qui arrivent à s’en sortir sont très reconnaissants à l’égard de leur intervenant ou de l’organisme qui les a aidés. Ils relatent des changements très marqués sur le plan personnel, relationnel, financier ou professionnel et disent avoir grandement apprécié les conseils qu’ils ont reçus pour se contrôler, considèrent qu’ils ont été écoutés et acceptés et ont retrouvé leur estime d’eux-mêmes.
La très grande diversité qui existe quant aux types de joueurs, la spécificité des problèmes éprouvés par ces personnes, la divergence de leurs besoins et de leurs attentes à l’égard des services désirés ainsi que les raisons qui les incitent à demander de l’aide pour régler leurs difficultés liées au jeu font que les services auraient avantage à être mieux adaptés à la réalité de chacun. Il serait donc important de développer des services flexibles qui permettent un maximum d’ajustement et de latitude.
Évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique - Rapport 9 : Les lignes téléphoniques dédiées aux jeux de hasard et d’argent | Serge Chevalier | Élisabeth Papineau | Catherine Geoffrion |
Publication déposée sur le site le 30 septembre 2003 Éditeur(s) : Institut national de santé publique du Québec, 2003, 99 pages + annexes.
En novembre 2000, l'Institut recevait du ministère de la Santé et des Services sociaux le mandat d'évaluer plusieurs aspects du Programme expérimental sur le jeu pathologique. Il dévoilait hier, lors d'une journée consacrée au jeu pathologique, les sept premiers rapports d'évaluation de ce programme :
Rapport 1
Présentation générale de l'évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique
Rapport 3
Revue critique de la littérature portant sur les évaluations d'interventions préventives
Rapport 4
Cadre théorique de la participation aux jeux de hasard et d'argent et du développement de problème de jeu - Rapport préliminaire
Rapport 6
Monitorage évaluatif – Entrevues initiales auprès des décideurs et des coordonnateurs
Les lignes téléphoniques dédiées aux jeux de hasard et d'argent
D'ici mars 2004, l'Institut prévoit publier une quinzaine de rapports dans le cadre de l'accomplissement de ce mandat.
Résumé
Dans le cadre de l’évaluation du programme expérimental sur le jeu pathologique, l’INSPQ a été mandaté pour produire un rapport sur les lignes téléphoniques dédiées aux jeux de hasard et d’argent. Ce rapport s’articule en quatre temps principaux :
une description de ce que sont les lignes d’aide en général ;
la description de la ligne téléphonique québécoise Jeu : aide et référence (JAR) ;
la description de la ligne téléphonique québécoise INFO-JEU :
une discussion portant sur les changements et améliorations possibles des deux services précédents.
Deux tendances principales se dégagent en matière de services, soit, majoritairement, les lignes qui offrent écoute et référence uniquement et celles, moins nombreuses, qui ajoutent à cela les services de counselling. Entre ces deux pôles, une foule de services périphériques peuvent être joints à la ligne, soit : site Internet interactif ou non ; services juridiques, financiers ou sociaux ; suivi ; envoi de documentation ; évaluation ; service de crise ; service bilingue ou non, etc. Au chapitre de l’activité des lignes ces dernières années, une croissance marquée du nombre d’appels dans toutes les lignes répertoriées pourrait être attribuée à la démystification du phénomène du jeu pathologique, à une meilleure publicisation des services d’aide, et possiblement à l’apparition au grand jour des joueurs pathologiques chez lesquels les problèmes étaient en latence depuis la libéralisation de l’industrie de jeu dans les années 80. Cet état de fait impose une réévaluation des services existants à la lumière des nouvelles réalités.
La ligne téléphonique québécoise Jeu : aide et référence (JAR), opérée par un organisme sans but lucratif, le Centre de Référence du Grand Montréal, est financée par le ministère de la Santé et des Services sociaux, bien que très peu intégrée dans le réseau de services de traitement et de prévention offerts par le MSSS. En 2002, Loto- Québec annonçait, la mise en service de la ligne téléphonique 1-866-SOS-JEUX, qui renvoie strictement à la même centrale téléphonique et aux mêmes services que JAR, créant en cela une certaine confusion. JAR recevra, cette année plus de 16 000 appels d’aide. Les services offerts par JAR se limitent strictement à l’écoute et à la référence et sont dispensés 24 heures par jour, sept jours par semaine. Les intervenants téléphoniques fournissent aux joueurs, à leurs proches et à diverses autres personnes en quête d’information des références adaptées à leurs besoins. Ces références sont puisées à même une banque de ressources, développée à l’interne, mise à jour régulièrement. Une analyse de la clientèle de JAR indique une évolution constante du nombre d’appelants avec peu de variations saisonnières mais un certain impact des campagnes publicitaires. La proportion de joueurs sur le nombre d’appelants va grandissant tandis que l’on note une légère sous représentation des appels provenant des régions et une sur représentation des appelants de Montréal. Près de 75 % des appels sont liés à des problèmes causés par les appareils de loterie vidéo. Face à l’évolution de la clientèle, les services de JAR se sont graduellement modifiés depuis 1993, moment où l’on note une augmentation des demandes pour des services de réadaptation. Depuis 1996, on observe une hausse des demandes pour des services autres tels les consultations financières et juridiques. Ceci dit, les deux tiers des demandes faites à JAR se soldent par des références (60 % vers des services d’entraide et de réadaptation), ce qui indique que les appelants souffrent vraisemblablement de problèmes sérieux. La satisfaction de la clientèle n’a pas été effectuée formellement bien que certains répondants d’un autre volet de L’évaluation du programme expérimental sur le jeu pathologique aient fait état d’une insatisfaction au sujet de l’absence de counselling et de l’insuffisance de l’écoute dispensée par JAR.
La troisième portion de ce rapport consiste en une description de la ligne téléphonique québécoise INFO-JEU. Celle-ci a été fondée en 1997 par le Service à la Famille Chinoise du Grand Montréal, est financée par la Régie régionale de la santé publique, et destinée principalement aux personnes asiatiques (services offerts en français, anglais, cantonnais et mandarin). Ce service, disponible de 9 heures à 17 heures du lundi au vendredi, a adopté une approche originale dictée par les caractéristiques de sa clientèle cible. Ceux-ci éprouvent souvent des problèmes d’isolement culturel et linguistique les portant à voir une échappatoire dans le jeu, mais le plus souvent, ils se refusent à voir le jeu pathologique comme un problème de santé mentale et sont réfractaires à faire appel aux services de santé et aux services sociaux en dehors de leur communauté. Le SFCGM fait donc de la sensibilisation et publicise ses services par le biais des leaders spirituels et communautaires, dans les médias locaux, à travers les cours de francisation qu’elle offre, auprès des travailleurs de la restauration identifiés comme hautement à risque, etc. Elle propose plus que de la référence et du counselling puisque la psychologue et les travailleurs sociaux du SFCGM offrent de l’accompagnement, de l’interprétariat, des services juridiques et financiers. Le nombre d’appel, conformément à la tendance mondiale, n’a cessé de croître depuis la mise en service et, en 2002-2003, entre 400 et 500 interventions ont été faites par la ligne d’aide.
L’ensemble des résultats de recherche identifie des aspects de ce type de service qui pourraient être bonifiés et suggère certaines pistes de réflexion dont voici les principales.
Définir les services téléphoniques dédiés aux joueurs pathologiques et à leurs proches comme un des services de traitement offerts à ces clientèles.
Intégrer JAR dans le continuum des services offerts aux joueurs pathologiques et à leurs proches.
Mandater un comité pour développer des normes ou des critères en vue d’établir le bien-fondé de la mise en service de lignes téléphoniques dédiées aux joueurs et à leurs proches ainsi qu’à des communautés spécifiques.
Revoir le mode de financement différentiel des deux lignes téléphoniques dédiées aux joueurs et à leurs proches.
Étudier prioritairement la possibilité d'abolir la ligne téléphonique 1-866-SOS-JEUX.
Mettre sur pied un comité mandaté pour établir les besoins de la population en matière de services téléphoniques spécialisés pour les joueurs et leurs proches et, découlant, le « panier » de services à offrir à cette clientèle.
Mettre sur pied un mécanisme de concertation pour l’ensemble des services destinés aux joueurs et à leurs proches. La concertation porterait notamment sur la continuité, la qualité, la nature, l’ampleur, le développement et la promotion des services. Le MSSS serait responsable de l’implantation de ce mécanisme.
Diffuser largement le bottin d’information sur l’ensemble des ressources dédiées au jeu (en version électronique et en version papier).
Rendre le bottin des ressources dédiées au jeu disponible par Internet.
Mettre sur pied un ou plusieurs sites Internet portant sur les jeux de hasard et d’argent, le jeu pathologique, les services offerts aux joueurs et à leurs proches.
Déterminer s’il subsiste des barrières importantes à l’utilisation, par la population québécoise, des services de ligne téléphonique dédiée aux joueurs et à leurs proches.
Déterminer si toutes les régions du Québec utilisent à hauteur de leurs besoins le service téléphonique spécialisé et, le cas échéant, expliquer le phénomène et suggérer des solutions.
Développer un système d’évaluation continue de la qualité des services et de reddition de compte.
Implanter un système d’information clientèle informatisée. Le système serait basé sur le modèle d’une entrée par appel.
Des recherches supplémentaires sont nécessaires, notamment sur les sujets suivants : recherche sur les fondements culturels et croyances des communautés culturelles et les raisons de leur sous utilisation des services en place ; recherche sur l’opinion et la satisfaction des appelants ; recherche sur l’impact des campagnes médiatiques promouvant les lignes d’aide.
Évaluation du programme expérimental sur le jeu pathologique / Rapport synthèse | Denis Allard | Élisabeth Papineau |
Publication déposée sur le site le 23 janvier 2007 Éditeur(s) : Institut national de santé publique du Québec, 2006, 77 pages + annexes.
No INSPQ : 563
ISBN imprimé : 978-2-550-48867-5 ISBN PDF : 978-2-550-48868-2
Le présent rapport constitue la synthèse des différents rapports thématiques issus de l’évaluation du Programme expérimental sur le jeu pathologique menée par l’INSPQ; la liste complète de ces études apparaît à l’annexe 1.
Il fait en particulier la synthèse des résultats d’évaluation obtenus à partir des collectes de données quantitatives sur l’intervention auprès des clientèles des organismes de traitement et de données qualitatives d’entrevues réalisées auprès des intervenants, des usagers, des coordonnateurs et décideurs locaux et régionaux aux fins de l’évaluation.
Prévalence des habitudes de jeu et du jeu pathologique au Québec en 2002 | Robert Ladouceur | Christian Jacques | Serge Chevalier | Serge Sévigny | Denis Hamel | Denis Allard |
Publication déposée sur le site le 13 avril 2004 Éditeur(s) : Université Laval et
Institut national de santé publique du Québec, 2004, 22 pages + annexes.
Ce rapport présente les résultats d’un sondage visant à évaluer les habitudes de jeu et les problèmes associés à cette problématique auprès de 8 842 adultes représentatifs de la population du Québec.
L’étude a été réalisée entre les mois de mai et novembre 2002. Cette partie de l’étude avait pour but :
d’identifier la prévalence des joueurs à risque et des joueurs pathologiques probables au Québec;
de décrire leurs principales caractéristiques;
de comparer la prévalence courante des joueurs pathologiques probables et des joueurs à risque avec celles observées en 1996;
de comparer les résultats révélés par l’Indice canadien du jeu excessif (ICJE) à ceux révélés par le South Oaks Gambling Screen (SOGS);
de comparer la classification des participants obtenue lors de l’entrevue téléphonique à celle de l’entrevue clinique;
de discuter les résultats en fonction de leurs implications pour la prévention et le traitement du jeu.
Habitudes de jeu et caractéristiques des joueurs
Quatre adultes sur cinq (81 %) se sont adonnés à des jeux de hasard et d’argent au cours de la dernière année. Ceci représente une baisse de participation statistiquement significative par rapport au taux de 90 % enregistré en 1996.
Les activités de jeu les plus populaires parmi la population générale sont : l'achat de billets de loterie (68 %), la participation à des tirages et levées de fonds (40 %), aller jouer au casino (18 %), miser de l’argent en jouant aux cartes en famille ou avec des amis (10 %), jouer au bingo (9 %) et jouer à la loterie vidéo (8 %).
Parmi les caractéristiques socio-économiques associées à la présence du jeu pathologique probable notons : être de sexe masculin, être célibataire, posséder une scolarité de niveau primaire ou secondaire et avoir un revenu familial annuel inférieur à 40 000 $.
Parmi les autres caractéristiques également associées au jeu pathologique probable, relevons entre autres; se souvenir d’une perte ou d’un gain important lors des premières expériences de jeu tout comme rapporter qu’un membre de la famille ait déjà eu des problèmes de jeu ou des problèmes de toxicomanie.
Prévalence globale des problèmes de jeu
Pour l’année en cours, les taux de joueurs pathologiques probables et de joueurs à risque sont de 0,8 % et 0,9 % respectivement, soit entre 35 000 et 55 800 joueurs pathologiques probables et 40 000 et 62 000 joueurs à risque.
La prévalence courante du nombre de joueurs pathologiques probables et du nombre de joueurs à risque entre 1996 (1,0 % et 1,4 %) et 2002 (0,8 % et 0,9 %) est demeurée stable.
Les résultats obtenus à l’aide du SOGS et de l’ICJE montrent que les deux instruments se comportent de façon similaire lorsqu'il s'agit d'identifier les joueurs problèmes.
Les résultats obtenus à partir des entrevues semi-structurées réalisées par des cliniciens diffèrent nettement des résultats obtenus avec le SOGS ou l’ICJE; 82 % des joueurs, d'abord identifiés comme étant pathologiques probables à l’aide du SOGS et de l’ICJE, seraient en fait des faux positifs selon les cliniciens. En ce qui concerne les joueurs à risque, 56 % des participants d'abord identifiés comme étant joueurs à risque ne s’avéraient plus positifs.
Conclusion
La prévalence courante des joueurs pathologiques probables et à risques serait demeurée stable au Québec au cours des sept dernières années.
La divergence entre l’évaluation questionnaire et l’évaluation clinique est très importante et cette différence impose de clarifier cette question avant de démarrer de nouvelles études de prévalence transversales ou longitudinales.
Une fois le point précédent éclairci, une étude longitudinale devrait être réalisée au Québec afin de suivre avec précision l’évolution des habitudes de jeu des Québécois et Québécoises et de mesurer l’incidence du jeu pathologique. Cette étude permettrait également de documenter les facteurs qui contribuent à plonger certaines personnes dans des habitudes de jeu problématique ou à l’opposé de s’en sortir seul ou avec de l’aide.