Contrairement aux soins médicaux, les programmes de services dentaires assurés par le gouvernement ne touchent pas tous les Québécois. Essentiellement, ils couvrent ceux qui sont prestataires de la sécurité du revenu ainsi que les enfants de moins de dix ans pour lesquels seuls les soins curatifs sont assurés. La part de financement public représente environ 10 % des coûts annuels des soins dentaires dispensés à la population (estimés à près d'un milliard de dollars). Les programmes publics de santé dentaire ne garantissent donc pas l'accessibilité aux soins préventifs et curatifs à l'ensemble des citoyens, qu'ils soient jeunes, adultes ou âgés. De plus, comme c'est le cas pour d'autres problèmes de santé, les personnes de milieux socioéconomiques défavorisés sont plus affectées que d'autres par des problèmes buccodentaires. C'est pourquoi il importe d'intervenir selon une approche collective pour protéger la santé dentaire de la population et en prévenir les problèmes.
D'ailleurs, le MSSS fixait, pour l'an 2002, dans sa Politique de la santé et du bien-être (PSBE), un objectif de santé publique ciblant les problèmes dentaires. Des voies d'action prioritaires y étaient retenues pour mieux guider les intervenants dentaires. Force est de constater que l'objectif de réduction de 50 % du nombre de dents cariées, absentes ou obturées chez les enfants ne sera pas atteint et que la poursuite des voies d'action prioritaires sera loin d'être complétée. Les voies d'action conserve donc toute leur actualité. Rappelons qu'il s'agissait et qu'il s'agit encore de renforcer l'éducation à de bonnes habitudes alimentaires et d'hygiène buccale dans l'ensemble de la population; accroître l'usage des fluorures systémiques, notamment par la fluoruration de l'eau de consommation; consolider les services préventifs et les activités éducatives dans les territoires de CLSC socioéconomiques défavorisés; améliorer la surveillance de l'état de santé buccodentaire et accentuer la prévention dans les centres de longue durée.
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