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 Publications     Bulletins     Bulletin d'information en santé environnementale     Volume 7 - Année 1996     Numéro 1

BISE -  Bulletin d'information en sante environnementale
 Une publication du réseau de la santé publique du Québec


Volume 7 - Numéro 1 - Janvier-février 1996

Table des matières


CANCER ET ENVIRONNEMENT [menu]
Groupe d'étude sur l'oncogène environnementale (GÉOE)

Le GÉOE est un groupe de travail du Comité de santé environnementale du Québec (CSE). Il était sous la direction de Marcel Bélanger (DRSP Lanaudière et CSE), 1000, boul. Sainte-Anne, aile 5-C, Joliette, QC, J6E 6J2, tél. 514-759-9900, téléc. 514-759-5149. Le groupe était formé de Dorice Boudreault (DRSP Montérégie), Jules Brodeur (Université de Montréal), Gaétan Carrier (DRSP Montérégie), Mark S. Goldberg (DRSP Montréal-centre), Gilles W. Grenier (DRSP Mauricie/Bois-Francs), Léon Larouche (DRSP Saguenay/Lac-Saint-Jean), Patrick Levallois (CSP Québec), Benoît Lévesque (CSP Québec), Blandine Piquet-Gauthier (DRSP Laurentides) et Marc Rhainds (CSP Québec).

Diverses études estiment à 2%, 5% ou 20% les cas de cancers causés directement par des expositions environnementales2,3. Il n'est pas impossible par contre que des facteurs environnementaux agissent de quelque façon, par des mécanismes immunitaires par exemple, sur le développement de 80% ou 90% des cancers4. La question est de savoir quelles interventions seraient réalisables et performantes afin de réduire significativement l'incidence du cancer.

Dans le cadre de la mise en oeuvre de la politique québécoise de la santé et du bien-être, le Comité de santé environnementale du Québec (CSE) a reçu du ministère de la Santé et des Services sociaux en 1995 le mandat de dégager, parmi les cancérigènes environnementaux connus, ceux pour lesquels une intervention préventive serait efficace et envisageable dans le cadre organisationnel et budgétaire actuel du réseau de la santé. Des professionnels du réseau de la santé publique reconnus pour leur expertise sur certains produits cancérigènes ont résumé les connaissances scientifiques actuelles et préparé une opinion sur la nature et le coût-bénéfice des interventions possibles. Le choix des priorités et les recommandations du rapport ont fait l'objet de discussions au sein du groupe d'étude et du CSE.

Le rayonnement ultraviolet, le radon, les rayonnements ionisants, les champs électromagnétiques, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), l'amiante, l'arsenic, les pesticides, les composés organiques volatils, les trihalométhanes (THM), les biphényls polychlorés (BPC), les dioxines et furannes, ainsi que les nitrates ont été retenus pour l'étude.

Les recommandations formulées par le groupe de travail sont proposées au meilleur des connaissances actuelles et ne peuvent se réclamer de certitudes absolues. Elles représentent cependant des opinions consensuelles d'experts et veulent aider les décideurs à établir des interventions préventives valables. Les contaminants et les interventions recommandés sont ici rapportés dans un ordre croissant de priorité. Le rapport du groupe de travail a été édité par le CSE*.

Orientations proposées

Bien que faisant l'objet de préoccupations du milieu scientifique, il n'y a pas encore de certitude quant à la cancérogénicité des nitrates et des BPC pour l'homme. On ne peut affirmer en conséquence qu'une intervention de santé publique réduirait l'incidence des cancers. La recherche devra donc parfaire les connaissances avant de suggérer des interventions.

Les connaissances toxicologiques actuelles combinées à celles sur l'exposition environnementale aux dioxines et furannes, à l'arsenic et aux THM ne suscitent pas pour l'instant d'inquiétudes particulières pour la population québécoise . Au meilleur des connaissances actuelles, l'exposition semble généralement sous les niveaux susceptibles de créer des effets cancérigènes significatifs. La marge d'incertitude de ces mêmes connaissances pourrait toutefois recouper des situations exceptionnelles d'exposition. Il n'est pas certain, par exemple, que les normes ou recommandations concernant les émissions de dioxines et furannes protègent adéquatement la santé publique. De plus, dans certains cas, il n'est pas exclu que la contamination des eaux de consommation à l'arsenic ou aux THM puisse représenter un risque réel pour la communauté qui en fait usage. Le travail d'évaluation environnementale indispensable pour identifier et caractériser ces situations devrait être exigé sinon réalisé par la santé publique. Ces étapes préliminaires ne peuvent toutefois être considérées, pour l'instant, comme des interventions aptes à réduire significativement l'incidence de cancers dans la population.

Les composés organiques volatils (COV), les pesticides, le radon et les HAP créent plus d'inquiétudes puisque la population québécoise est exposée dans certaines situations à des concentrations où les impacts cancérigènes sont plausibles.

Les COV sont une catégorie extrêmement vaste de composés comprenant entre autres des composés cancérigènes tels le benzène et certains congénères aromatiques halogénés associés aux leucémies. Les expositions significatives au benzène sont courantes dans l'air intérieur, à cause de leur présence dans les matériaux de construction notamment. Les hydrocarbures utilisés par le transport sont une source dominante de contamination de l'air urbain extérieur. Les évaluations de risque concluent à des excès de cancer théoriques significatifs, quoique faibles aux niveaux d'exposition généralement retrouvés dans l'air intérieur et dans l'atmosphère des villes du Québec.

La moitié des 35 pesticides étudiés à cet égard ont des propriétés cancérigènes pour les systèmes hématopoïétique, lymphatique et les tissus mous, mais aussi pour le côlon, la prostate, l'ovaire, le cerveau et le sein. Bien qu'il y ait des associations suggestives pour les expositions professionnelles, il n'y a pas de telles évidences épidémiologiques pour la population générale. Les utilisateurs commerciaux et agricoles de pesticides représentent un groupe surexposé déjà bien identifié. Les eaux de surface et souterraines de certaines régions de culture intensive en sont contaminées. Une meilleure connaissance des niveaux d'exposition par la dérive aérienne et par l'eau de consommation demeure nécessaire.

Le radon est une cause prouvée de cancer du poumon chez les travailleurs. Les études épidémiologiques n'ont toutefois pas encore demontré que l'exposition de la population au radon s'infiltrant dans l'air intérieur par les fondations des maisons engendre des excès de cancer. Par contre, des régions à risque au Québec, où surviennent des dépassements de la norme canadienne, sont identifiées. Des techniques efficaces de réduction de l'infiltration sont disponibles et diminueraient ainsi l'exposition et les risques de cancer.

Les HAP induisent le cancer à leur endroit de pénétration dans l'organisme, c'est-à-dire aux voies respiratoires supérieures et au système digestif. Au Québec, certaines sources fixes d'émission génèrent des concentrations atmosphériques de HAP cancérigènes susceptibles de faire augmenter significativement l'incidence de cancer du poumon chez les populations avoisinantes. Les excès de cancer constatés chez la population urbaine en comparaison aux populations rurales sont, du moins partiellement, attribués aux HAP dégagés par les véhicules diesel. Ces émissions sont techniquement contrôlables. Même si l'exposition de la population québécoise aux HAP est inévitable, elle reste probablement faible. Par contre la cigarette, l'alimentation (essentiellement par la friture) et le chauffage par combustion avec des équipements inadéquats sont des sources importantes d'exposition volontaires et contrôlables. Un programme d'évaluation de l'exposition environnementale des régions à risque et des domiciles chauffés au bois, de même que la diffusion des résultats aux acteurs sociaux clés est réalisable par le réseau de la santé publique.

La présence d'un risque significatif estimé théoriquement et l'absence de preuves épidémiologiques d'excès de cancer dans la population générale (même la plus exposée) sont les caractéristiques communes à ce groupe de contaminants. Bien que des interventions préventives puissent réduire les expositions les plus importantes, il est impossible d'affirmer que l'incidence des cancers dans la population en serait significativement réduite. Les interventions préventives au sens propre du terme échappent largement au rayon d'action du réseau de la santé. Mais dans tous ces cas, la santé publique doit intervenir pour améliorer les connaissances fondamentales et produire des évaluations plus exhaustives des expositions populationnelles et des risques qui y sont reliés. La diffusion de ces informations est l'intervention de santé publique la plus performante pour sensibiliser les responsables sociaux à la nécessité de réduire les expositions susceptibles de causer des cancers. Nous devons promouvoir et poursuivre ces activités en collaboration avec les partenaires externes qui possèdent les compétences utiles pour la réduction à la source des contaminants.

Les champs électromagnétiques (CEM) constituent une classe à part. En effet, malgré les données qui s'accumulent, il n'y a aucune certitude à l'égard de leur cancérogénicité. Les recherches sur les travailleurs tendent à démontrer des excès de leucémie et de cancer du cerveau, mais les résultats sont trop souvent incohérents. On croit que l'explication pourrait résider dans les mécanismes d'action qui sont encore inconnus. Par contre, les CEM sont présents partout dans notre monde industrialisé et personne ne peut y échapper. Si des effets cancérigènes, même faibles, sont réels, les probabilités d'expression du risque sont élevées. Pour cette raison, il convient d'être extrêmement prudents dans nos prises de position et il apparait justifié de réduire les expositions les plus massives. La proximité de lignes à haute tension ou l'utilisation prolongée de couvertures électriques, par exemple, constituent des situations d'exposition des plus inquiétantes. Malgré que nous ne puissions affirmer que des règlements concernant ces situations diminueraient l'incidence du cancer, nous y voyons une application pertinente d'un concept d'évitement prudent. Tant que la recherche n'aura pas fourni les réponses aux questions fondamentales sur la cancérogénicité des CEM, il est certain qu'il serait prématuré d'imposer des contraintes sévères de réduction à la source de l'exposition.

Les rayonnements ionisants à fortes doses ont largement démontré leur pouvoir cancérigène sur le système sanguin et la thyroïde. On estime que les radiations environnementales naturelles seraient responsables de 1% des cancers. S'il n'est pas possible de distinguer les cancers causés par les rayonnements ionisants des autres, rien ne permet de mettre en doute les données scientifiques qui ont servies aux projections de risque. Il est établi que l'incidence du cancer est proportionnel à la dose totale cumulée à vie. Toute exposition additionnelle au bruit de fond augmente donc l'incidence proportionnellement.

Par ailleurs, les rayonnements ionisants iatrogéniques (ex. rayons X) se rajoutent à ceux du bruit de fond et sont perçus comme le type d'exposition ionisante anthropique le plus significatif au Québec. Si on ne peut en mesurer directement les effets, on a la certitude toutefois que la réduction de l'exposition permettra de diminuer l'incidence de cancer. De plus, l'intervention préventive efficace est sous contrôle du réseau de la santé. Ce champ d'intervention cumule donc toutes les caractéristiques nécessaires à un programme classique de santé publique.

L'intervention devrait d'abord comporter une première étape d'amélioration des connaissances de l'exposition. Ceci pourrait être fait par l'analyse des données de facturation des radiologistes à la Régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ). L'intervention préventive ciblera les professionnels québécois qui prescrivent ou administrent ces examens : les médecins, les dentistes et les chiropraticiens. Le MSSS et le réseau de la santé disposent de multiples moyens de diffuser l'information ou d'établir des règles d'indication diagnostique plus restrictives des examens générant les plus fortes irradiations, en concertation avec les corporations professionnelles et le monde universitaire. Nous croyons que ce champ d'intervention préventive serait performant, rentable pour la société, facile à réaliser et simple à évaluer par le réseau de la santé. Les données de la RAMQ permettraient d'estimer l'évolution des pratiques professionnelles.

L'amiante et les rayonnements ultraviolets (RUV) ont en commun un potentiel cancérigène bien établi et prouvé épidémiologiquement chez des groupes de population non professionnellement exposés. Contrairement aux autres cas considérés précédemment, ces cancers sont au moins en grande partie spécifiques à l'agresseur. Enfin, les interventions pertinentes se retrouvent dans le rayon d'action de la santé publique.

On ne doute plus que l'amiante soit un initiateur du mésothéliome, qui est une forme rare mais spécifique de cancer de la plèvre et du péritoine. Il agit aussi en synergie avec d'autres cancérigènes, la fumée de tabac en particulier, pour le développement de tout type de cancer du poumon. Quelques situations de surexposition environnementale non professionnelle ont été documentées. Des surexpositions environnementales dans l'air extérieur sont documentées dans les villes de l'amiante de l'Estrie et de Chaudière-Appalaches. Un excès de cas de mésothéliome dans la population générale est associé au fait de demeurer près de mines ou d'industries de transformation de l'amiante, ou d'habiter avec l'un de ses travailleurs. Il est indiqué de suivre l'évolution de ces contaminations et éventuellement de promouvoir la réduction des émissions. Le couplage des données épidémiologiques du mésothéliome aux données environnementales spécifiques de ces milieux permettrait une évaluation à long terme de la performance de l'intervention, le cas échéant.

Les concentrations élevées dans l'air intérieur de bâtiments publics où l'amiante a été utilisé comme isolant et ignifuge ont été abondamment documentées. Le Québec devrait, comme certains états américains, donner priorité au contrôle de l'exposition dans les écoles, les enfants étant une clientèle-cible vulnérable même si leur cancer apparaît à l'âge adulte. Une première étape d'identification des milieux scolaires contaminés pourrait être réalisée par les ressources de santé au travail du réseau de la santé publique (l'exposition dans ces milieux est aussi occupationnelle), de même que la promotion et l'évaluation de la performance des mesures de contrôle. On pourra théoriquement, même si l'incidence en est faible, constater dans quelques décennies les résultats de notre intervention par l'évolution des statistiques du mésothéliome.

Il est fort bien établi que les rayonnements ultraviolets UVA mais surtout UVB sont des initiateurs et promoteurs de cancers de la peau. Les sources principales sont l'exposition au rayonnement solaire et artificiel (pour le bronzage surtout). Les mélanomes représentent 3% à 5% de l'incidence du cancer de la peau mais la presque totalité de sa mortalité. Les cancers cutanés non mélanocytiques, surtout les épithéliomas, représentent 90% à 95% de l'incidence mais ont un taux de guérison de 96% à 99%. Ces deux types de cancer cutané sont attribuables à 90% aux RUV. Les cancers de la peau, qui représentent le tiers de l'incidence totale des cancers déclarés, sont en forte croissance au Québec, comme partout où ils sont épidémiologiquement surveillés. Toutefois cette forme de cancer peut être potentiellement prévenue par l'amélioration des connaissances du public sur les effets néfastes de l'exposition aux RUV d'origine solaire et artificielle, ainsi que par des modifications des comportements à cet égard.

Mais d'abord, il faut être en mesure de suivre l'incidence des cancers de la peau, ce qui permettrait aussi d'évaluer la performance des interventions. Il faut améliorer la déclaration des tumeurs de la peau, largement sous-déclarées parce qu'elles sont souvent traitées en clinique externe ou privée. On estime que 50% des cas de mélanomes et 85% des cancers cutanés non mélanocytiques échappent au Fichier des tumeurs. Il faut étudier les déterminants comportementaux du recours au bronzage, afin d'être en mesure de contrer efficacement la perception de bonne santé et d'esthétisme associée à une peau bronzée. Les activités de recherche devront faire le point sur l'importance du recours aux bronzages solaire et artificiel au Québec, sur les risques auxquels la population s'expose par ces voies, sur les techniques de bronzage en vigueur et sur les contrôles qui y sont appliqués. Un comité de liaison et de concertation du MSSS a d'ailleurs déjà le mandat d'étudier les impacts et les possibilités d'action à l'égard du bronzage artificiel.

Compte tenu du long délai de latence de ce cancer et que de 50% à 80% de la dose de RUV cumulée à vie est reçue pendant les 18 premières années, la population jeune doit être ciblée en priorité. L'information sur les effets de l'exposition aux RUV et sur les risques lors des loisirs et des vacances doit être donnée aux mères de nourrissons et aux enfants d'âge préscolaire et de niveau primaire. Un projet pilote d'une telle intervention réalisée dans la région de Québec en est à sa phase d'évaluation. Le programme pourrait éventuellement être appliqué à l'échelle provinciale. Les travailleurs extérieurs s'exposent inévitablement aux RUV solaires et un programme d'information concernant les dangers et les techniques de contrôle de l'exposition (vêtements, crèmes solaires, etc.) devra s'adresser aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux travailleurs de la construction ou de la voirie, par exemple. Différentes stratégies et organismes (réseau de la santé, hôpitaux, CLSC, Société canadienne du cancer, associations de dermatologues, industrie du tourisme, etc.) doivent renforcer le message à plusieurs étapes de la vie. Enfin, une coordination provinciale des activités de sensibilisation et d'éducation de la population pourrait canaliser les ressources déjà disponibles vers un objectif commun.

Conclusion

Selon notre analyse, l'intervention de santé publique dans le champ de l'oncogénèse environnementale devrait viser une réduction maximale à la source de l'exposition à tous les cancérigènes pour lesquels on peut raisonnablement présumer un impact. Même si d'emblée les activités doivent viser à la prévention primaire, seulement quelques cancérigènes se prêtent à l'élaboration de programmes classiques de santé publique. Dans les autres cas, on peut sans se tromper agir prioritairement pour les cas documentés d'exposition extrême, tout en améliorant en parallèle les connaissances sur l'exposition de l'ensemble de la population. La sensibilisation des responsables sociaux, des responsables des sources d'émission de contaminants environnementaux cancérigènes, et en fin de compte, l'éducation des populations à risque constituent les champs d'action privilégiés du réseau de la santé5,6,7.


Références

  1. Comité consultatif sur les services en cancérologie, Sous-comité Prévention-Promotion, 1994. Programme-clientèle en cancérologie, Volet prévention. Document de travail, p. 17.
  2. Baghurst, K.I., P.A. Baghurst et S.J. Record, 1992. Public Perceptions of the Role of Dietary and Other Environmental Factors in Cancer Causation or Prevention. J of Epid and Comm Health, 46 (2) : 120-126.
  3. Ontario Task Force on the Primary Prevention of Cancer, 1995. Recommendations for the Primary Prevention of Cancer, p. 64.
  4. Knudson, A.G., 1992. Heredity and Environment in the Origin of Cancer. Comparative Molecular Carcinogenesis, Wiley-Liss inc. : 31-40.
  5. Keiding,L.M., 1993. General Preventive Measures against Carcinogenic Exposure in the External Environment. Pharmacology and toxicology, 72, suppl.1 : 136-138.
  6. Skov, T., 1993. Summary of the Public Hearing, “Environment and Cancer - How to Reduce the Risk” Arhus Musikhus, Arhus, Denmark, May 13 1992. Pharmacology and toxicology, 72, suppl. 1 : 181-184.
  7. Ontario Public Health Association, 1994. The Prevention of Cancer Attribuable to Environmental Carcinogens. Revised draft for discussion, p. 14.

* Des copies de L'oncogenèse environnementale au Québec sont disponibles au prix de 19.95$ l'exemplaire, plus 3.55 $ pour taxes et frais de poste, soit 23.50 $ au total. Des rabais sont offerts pour commandes de 5 exemplaires et plus. Il est disponible auprès de Renée-Claude Landry, Centre de santé publique de Québec, 2400 rue d'Estimauville, Beauport, QC, G1E 7G9.


LE BRUIT COMMUNAUTAIRE [menu]
Benoît Lévesque et Denis Gauvin (1)

(1) Centre de santé publique de Québec, 2400 rue d'Estimauville, Beauport, QC, tél : (418) 666-7000, téléc : (418) 666-2776, dgauvin@cspq.qc.ca.

On définit le bruit communautaire comme étant l'ensemble des sons indésirables créés par les activités d'une communauté et qui sont perçus par les citoyens en dehors de leur milieu de travail. Cette définition implique évidemment un lien étroit avec l'urbanisation. Les principales sources de bruit pour la collectivité sont les trafics routier, aérien et ferroviaire ainsi que les activités industrielles.

La perte d'audition est l'effet le plus connu du bruit sur la santé. Il s'agit d'un problème majeur en milieu de travail. Il est généralement accepté que le risque est négligeable à des niveaux d'exposition de moins de 75 dB(A) Leq (8 heures)1,2. Aussi, il est peu probable que l'exposition communautaire soit suffisante pour altérer l'audition, puisqu'elle atteint peu fréquemment de tels niveaux.

Les études sont plutôt négatives quant aux effets du bruit sur l'occurrence de symptômes psychiatriques et d'admissions hospitalières pour maladies mentales2. Par ailleurs, même si l'on suspecte un faible lien entre l'exposition chronique au bruit et l'élévation de la tension artérielle, les recherches sont équivoques relativement à l'influence du bruit sur l'appareil cardio-vasculaire2. La pollution sonore peut néanmoins gêner la communication, altérer le sommeil ou constituer une nuisance, et en cela porter atteinte à la qualité de vie des citoyens.

On considère qu'il y a altération de la communication lorsque des bruits simultanés surviennent et que le premier rend le second inaudible. Ainsi, un bruit de fond de moins de 45 dB(A) Leq est adéquat pour préserver la qualité de la compréhension de la conversation à l'intérieur des habitations.1

Le bruit influence le sommeil. Les enfants et les jeunes adultes sont, semble-t-il, moins affectés que les personnes d'âge moyen et les aînés. La probabilité d'être éveillé par des pointes sonores à 40 dB(A) et 70 dB(A) est respectivement de 5% et 30%1. De plus, une personne qui dort bien à 35 dB(A) peut présenter de la difficulté à s'endormir et avoir un sommeil altéré à 50 dB(A), ou même à 40 dB(A)1. Toutefois, les effets physiologiques et psychologiques des modifications du sommeil liés au bruit sont encore peu connus.

Le bruit peut également être cause de nuisance (gêne). Celle-ci est définie comme étant toutes causes d'inconfort provoquées par un bruit. Aux États-unis, le recensement du Bureau's annual housing surveys a démontré de façon répétée que la cause première d'insatisfaction pour la population est le bruit du voisinage3. Ce problème est malheureusement difficile à cerner en raison des multiples facteurs qui entrent en jeu lorsqu'il est temps de le quantifier. En effet, la nuisance est influencée par des facteurs individuels (personnalité), culturels (signification sociale du bruit), et méthodologiques (standardisation du questionnaire, variables considérées, etc.).

Sur la base de ces considérations, plusieurs organismes ont émis des limites de référence. En général, et quoique cela soit contesté2, la mesure utilisée est une valeur moyenne Leq (niveau sonore équivalent) par unité de temps (ex. : 24 heures), en décibel A (dB(A)). Ainsi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) propose de limiter le bruit à l'intérieur d'une résidence à moins de 45 dB(A) pour permettre la communication. Elle stipule également que la préservation du sommeil la nuit exige une limitation du bruit à moins de 35 dB(A) dans la chambre à coucher et à moins de 45 dB(A) à l'extérieur. Finalement, pour éviter la nuisance, un bruit extérieur de moins de 55 dB(A) est suggéré1.

Plus récemment, un groupe de travail a été mandaté par l'OMS pour réviser la littérature récente et produire une monographie actualisée sur le bruit communautaire. Ce groupe scientifique a produit un document de travail en 19932. Évidemment, ce rapport est susceptible de subir des modifications avant sa publication. Les limites de référence suggérées pour les domiciles sont de 30 dB(A) Leq la nuit dans la chambre à coucher avec des pointes maximales à 45 dB(A). Pour protéger d'une nuisance sérieuse et modérée, on propose respectivement 55 dB(A) Leq et 50 dB(A) Leq à l'extérieur le jour. La nuit à l'extérieur, les auteurs suggèrent 45 dB(A) Leq. Fait intéressant, le même document suggère des limites pour des environnements spécifiques (écoles, hôpitaux, salles de concert, etc.).

Pour fixer une limite de référence applicable au bruit extérieur, l'Environmental Protection Agency (EPA) américaine a créé un indice qui intègre les niveaux de bruit sur une période de 24 heures en pondérant par un ajout de 10 dB(A) pour la nuit. En utilisant cet indice, l'EPA estime à 55 dB(A) l'intensité maximale acceptable.

Plus près de nous, le Comité consultatif fédéral-provincial de l'hygiène du milieu et du travail, dans un document destiné à fournir des balises en matière de réglementation sur le bruit extérieur, suggère des limites extérieuresde 50 dB(A) la nuit et 55 dB(A) le jour. À l'intérieur, le niveau recommandé pour la nuit est de 40 dB(A) dans la chambre à coucher, et pour le jour de 45 dB(A) dans la salle de séjour4.

Finalement, la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) estime qu'un niveau de bruit de moins de 45 dB(A) est acceptable pour la construction résidentielle, et que des niveaux de 45 à 55 dB(A) sont normalement acceptables en supposant la conformité aux normes de construction. De 55 à 75 dB(A), les conditions sonores sont habituellement jugées inacceptables et impliquent des mesures d'insonorisation supplémentaires, alors qu'un bruit supérieur à 75 dB(A) est classé comme inacceptable5.

Au Québec, mis-à-part le Règlement sur les usines de béton bitumineux (Q-2, r.25), et celui sur les carrières et sablières (Q-2, r.2), il n'existe pas, à notre connaissance, d'autres normes concernant le bruit émises par le ministère de l'Environnement et de la Faune (MEF). Ce ministère a proposé en 1979 un projet de règlement relatif au bruit communautaire, lequel n'a jamais été adopté. Les directives proposées demeurent donc non officielles. En fonction du type de zones résidentielles, les critères proposés sont de 45 à 55 d(BA) le jour et de 40 à 50 d(BA) la nuit. Plusieurs municipalités se sont dotées de réglementation en cette matière.

Karl Kryter, auteur d'un manuel bien connu dans le domaine6, signalait il y a une dizaine d'années que la pollution par le bruit est un problème tout autant politique que scientifique. Cette affirmation s'est parfaitement illustrée dans les faits par la fermeture de l'EPA's Office of Noise Abatement par l'administration Reagan en 19825, de même que par le constat que 45% des populations des pays industrialisés sont exposés à des niveaux de bruit supérieurs à ceux suggérés par l'OMS dans son document de 19802. Les solutions au problème du bruit communautaire passent donc par des choix politiques et des compromis entre les aspects économiques et sanitaires.

C'est à partir d'une volonté d'action bien établie que les différents champs d'activités impliqués (ingénierie, urbanisme, santé publique, etc.) pourront mettre en place des programmes de contrôle, de régulation et de recherche pour s'attaquer sérieusement à une forme de pollution tout aussi insidieuse que répandue.


Références

  1. World Health Organisation, 1980. Environmental Health Criteria 12 : Noise. WHO, Geneva.
  2. World Health Organisation, 1993. Community Noise : Environmental Health Criteria Document (external draft review). WHO, Geneva.
  3. Suter, T.J. et H.E. Von Gierke, 1987. Noise and Public Policy. Ear and Hearing, 8 : 188-191.
  4. Comité consultatif fédéral-provincial de l'hygiène du milieu et du travail, 1989. Lignes directrices nationales visant la limitation du bruit extérieur. Méthodes et concepts relatifs à l'élaboration de règlements en matière de bruit extérieur pour le Canada. Santé et Bien-être social Canada et Approvisionnements et Services Canada, H49-37\1989F.
  5. Société canadienne d'hypothèques et de logement, 1981. Le bruit du trafic routier et ferroviaire : ses effets sur l'habitation. Canada, NH15-27\1981F.
  6. Kryter, K.,1985. The Effects of Noise on Man. 2nd ed., New-York, Academic Press.


ACTUALITÉS [menu]


Porcheries en Mauricie [menu]

La direction régionale de santé publique de Mauricie-Bois-Francs vient de demander au ministre de l'Environnement et de la Faune de tenir des audiences publiques sur trois projets de développement porcin qui totalisent quelques milliers de porcs. La direction décèle plusieurs problèmes par rapport aux normes actuelles, jugées insuffisantes depuis des années par le MEF lui-même, et s'interroge sur les conséquences sur la qualité de l'eau de consommation, les conditions d'épandage et la conformité avec les politiques de gestion chez soi des déchets dont la MRC fait la promotion. Comme il s'agit de plusieurs projets du même promoteur qui, au total, dépassent le seuil de 600 unités animales, la DRSP considère qu'il s'agit en fait d'un seul et même projet justifiant l'audience publique. Pour plus d'informations ou pour obtenir copie du rapport de santé publique, André Labelle, tél. 819-693-3636, téléc. 819-373-1627.


Méthylbromure et couche d'ozone [menu]

Les nouvelles concernant l'ozone stratosphérique empirent d'année en année, ce qui inquiète scientifiques et gouvernements. Une récente réunion de suivi du Protocole de Montréal sur les substances appauvrissant la couche d'ozone a permis de conclure une entente supplémentaire sur le méthylbromure, qui demeure l'un des produits chimiques les plus utilisés en agriculture pour la fumigation insecticide. L'entente prévoit l'arrêt complet de production du produit en 2010, avec une réduction de 25% d'ici 2001. Bien sûr, certaines associations industrielles ont protesté.


Recherche en santé environnementale [menu]

Le Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) vient reconnaître officiellement un réseau de recherche en santé environnementale. M. Claude Viau de l'Université de Montréal a été nommé coordonnateur du réseau. Cinq thématiques ont été reconnues : Exposition (responsable Patrick Levallois, Centre de santé publique de Québec), Cancer (Michel Charbonneau, INRS-Santé), Reproduction (Philippe de Wals, Université de Sherbrooke), Santé de l'enfant (Claire Infante-Rivard, Université McGill) et Neurotoxicologie (Tom Kosatsky, direction de santé publique Montréal-Centre). Le réseau servira à créer des liens entre les chercheurs québécois de diverses disciplines et aidera à la réalisation des objectifs de santé et de bien-être du MSSS. Pour information, Claude Viau, Dépt. de médecine du travail et d'hygiène du milieu, Université de Montréal, C.P. 6128, succ. Centre-ville, Montréal, QC, H3C 3J7, tél. 514-343-6134, téléc. 514-343-2200, viauc@ere. umontreal.ca.


Intoxications dans les arénas [menu]

Les directions régionales de santé publique du Québec viennent de lancer une campagne de sensibilisation à la qualité de l'air dans les arénas et de ses effets sur la santé. L'Association des arénas du Québec et la Régie de sécurité dans les sports sont associés à la campagne. Depuis quelques années, des cas d'intoxication au monoxyde de carbone (CO) et au dioxyde d'azote (NO2) sont rapportés au Québec. Des initiatives préventives ont d'ailleurs été menées à cet effet dans certaines régions. La situation récente nécessitait toutefois une intervention provinciale.

Au cours des saisons 1993-1994 et 1994-1995, respectivement 4 et 5 intoxications ont été déclarées au Québec. En octobre 1994, par exemple, plus de 200 joueurs de hockey amateur ont été exposés à des concentrations élevées de NO2 dans un aréna de Montréal; au moins 50 ont alors éprouvé des symptômes. En général, la surfaceuse utilisée pour l'entretien de la glace est identifiée comme la principale source des gaz. Les patineurs peuvent ressentir divers symptômes (maux de tête, nausées, étourdissements, essoufflement, irritation des yeux et de la gorge, toux légère, confusion mentale et même perte de conscience) lorsque les contaminants présents dans l'air dépassent les concentrations de 20 ppm de CO ou 0,5 ppm de NO2.

La campagne veut rendre la population capable d'identifier les symptômes d'intoxication. Une affiche et des dépliants sont disposés dans les arénas. Une deuxième étape sensibilisera les entraîneurs et les gestionnaires d'arénas. De plus, un nouveau guide pratique sera diffusé à l'automne 1996. Sous l'initiative du CSE, la campagne est soutenue financièrement par le Conseil des directeurs de santé publique, le MSSS et la Régie du bâtiment. Pour information, communiquer avec votre direction régionale de santé publique ou Blandine Piquet-Gauthier, Direction régionale de santé publique des Laurentides, tél. 514-436-5669.


PUBLICATIONS [menu]

Diabète juvénile et virus

Il existe peu d'hypothèses solides quant aux mécanismes et facteurs en cause dans la génèse du diabète juvénile insulino-dépendant, qui affecte malheureusement les jeunes enfants. Certains chercheurs ont vérifié la sérologie de 128 enfants chez qui on avait récemment diagnostiqué le diabète, en comparant avec 120 contrôles admis pour d'autres raisons au même hôpital de Pittsburgh (Helfand, R.F. et al., Serologic evidence of an association between enteroviruses and the onset of type 1 diabetes mellitus, J Infect Dis, 1995 Nov., 172: 1206-11). Des niveaux significativement élevés d'anticorps à certains entérovirus ont été notés (coxsackie B1-B6 et A9; Écho 4, 6, 9, 11, 30, 34; entérovirus 71). Il n'existe cependant pas de mécanisme physiopathologique pouvant expliquer la destruction des cellules ß du pancréas par une infection de ce type. Par ailleurs, il est à noter que ces infections sont transmissibles de personne à personne, mais aussi par l'eau de consommation.

Fluor et ostéosarcomes

La découverte, en 1990, que le fluor occasionnait des ostéosarcomes chez les rats mâles exposés au fluor à haute dose (avec un effet dose-réponse) avait causé un certain émoi aux États-Unis. Le Département de la santé avait alors recommandé la réalisation d'études épidémiologiques sur le sujet, tout en continuant d'appuyer l'utilisation du fluor comme élément de lutte contre la carie dentaire. L'une de ces études vient d'être publiée (Gelberg K.H. et al., Fluoride Exposure and Childhood Osteosarcoma : A case-control study, Am J Public Health, dec. 1995, vol. 85, no.12, p. 1678-84), et met en évidence la possibilité d'un effet... protecteur du fluor contre ce cancer! L'étude portait sur les résidents de l'état de New-York, à l'exception de la ville, pour la période 1978-1988. pour cette période, quelque 130 cas d'ostéosarcomes ont été retracés chez les moins de 24 ans, et ils ont été appariés sur la base du sexe et de l'année de naissance.


Livres et rapports

Réédition du volume Mieux vivre avec son environnement publié en 1990 par le Comité de santé environnementale du Québec, Ma santé -- Mon environnement est un recueil pratique qui répond à vos questions sur les liens entre l'environnement et la santé dans tous les domaines de l'activité quotidienne, à la maison, au travail et dans les loisirs. Des sections spécifiques portent sur les “polluants vedettes” et les grands problèmes environnementaux, les allergies, les urgences, etc. Une section spéciale traite du droit de l'environnement. Des tests et des jeux servant à mesurer votre quotient “écologique” complètent cet ouvrage de vulgarisation destiné au grand public. Le livre est le fruit de la collaboration d'une cinquantaine d'auteurs. Édité par Les Publications du Québec, le volume est disponible partout en librairie au coût de 14.95$.

Santé Canada continue de produire des feuillets d'information de la série Actualités. Concernant la santé et l'environnement, notons les documents suivants publiés au cours de la dernière année. Des copies peuvent être obtenues auprès de Santé Canada, Publications, Ottawa, ON K1A 0K9, téléc. 613-941-5366.

  • Les lunettes de soleil.
  • Appareils électromagnétiques.
  • Le cristal au plomb et votre santé.
  • L'aluminium dans l'eau potable et ses effets sur la santé humaine.
  • La consommation de coquillages crus peut être mortelle.
  • Contamination microbienne de l'air à l'intérieur des habitations.
  • Fibres vitreuses artificielles (FVA) et votre santé.
  • L'évaluation des risques des produits biotechnologiques pour la santé prévue par la Loi canadienne sur la protection de l'environnement
  • Agents cancérogènes chimiques : risques pour la santé
  • Décapants pour peinture à base de chlorure de méthylène ou de dichlorométhane

Voici une série de rapports de recherche publiés par le volet santé de Saint-Laurent Vision 2000. Tous ces rapports sont disponibles gratuitement en s'adressant à Renée-Claude Landry, e-mail rclandry@cspq.qc.ca, Centre de santé publique de Québec, 2400 rue d'Estimauville, Beauport, QC, G1E 7G9, tél. 418-666-7000, poste 311, téléc. 418-666-2776.

  • Thibault, M., S. Blaney et B. Lévesque. Étude de la contamination microbiologique du fleuve Saint-Laurent et ses tributaires et impacts possibles sur la santé humaine. Mars 1995.
  • LaRue, R., J. Grondin, D. Boudreault et M. Chagnon. Le Saint-Laurent : les risques et les bénéfices pour la santé. Analyse des groupes de discussion. Mai 1995.
  • Grondin, J., P. Levallois, S. Morel et S. Gingras. La consommation d'eau potable du Saint-Laurent dans la région de Québec : Comportements, connaissances et attitudes. Juin 1995.
  • Giovennazzo, P., B. Lévesque, É. Dewailly et A. Duval. Digenae cercaria emergence from the aquatic snails of the St-Lawrence River in Québec City, Canada. Département de biologie, Université Laval.
  • Chartrand, J., J.-F. Duchesne et D. Gauvin. Synthèse des connaissances sur les risques à la santé reliés aux divers usages du fleuve Saint-Laurent dans le secteur d'étude Québec-Lévis. Rapport technique, zone d'intervention prioritaire 14 Novembre 1995.
  • Grondin, J., J.F. Cartier, A. sachel, R. Larue et S. Bernier. Le Saint-Laurent et la perception des risques environnementaux dans les communautés montagnaises(Essipit, Betsiamites, maliotenam, Mingan, natashquan, Pakuashipi). Novembre 1995.

Vous pouvez vous procurer également le rapport suivant en vous adressant à Denise Phaneuf, Centre de toxicologie du Québec, 2705, boul. Laurier, Sainte-Foy, QC, G1V 4G2, tél. 418-654-2254, téléc. 418-654-2754.

  • Phaneuf, D., P. Dumas, L. St-Laurent et A. Leblanc. Évaluation de la contamination des algues croissant dans le Saint-Laurent et susceptibles d'être consommées par l'homme, Phase I. Mars 1995.

Plusieurs sujets controversés en santé environnementale finissent par faire l'objet de revues exhaustives par les National Academy of Sciences (NAS) américains. Ainsi des rapports sont prévus au cours de 1996 sur les sujets d'actualité suivants : les carcinogènes et anticarcinogènes naturels et synthétiques dans la diète, la toxicité chez l'embryon, les toxiques à effets endocriniens, les effets des incinérateurs sur la santé, et une critique des priorités de recherche de la USEPA. On peut se procurer les publications de la NAS auprès de la National Academy Press, 2101 Constitution ave. NW, box 285, Washington, DC 20055; tél. 202-334-2000; téléc. 202-334-2451.

BISE, le Bulletin d'information en santé environnementale, est publié six fois par année par l'Institut national de santé publique du Québec.
La reproduction est autorisée à condition de mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite. Le bulletin peut être consulté sur internet à l'adresse www.inspq.qc.ca/bulletin/bise.
Adresse de correspondance : Institut national de santé publique du Québec, 945, avenue Wolfe, Sainte-Foy, Québec, Canada, G1V 5B3.
Information : Claire Laliberté, téléphone (418) 650-5115 poste 5253; ; télécopieur (418) 654-3132; claire_laliberte@ssss.gouv.qc.ca
Rédaction et révision de textes : Jean-Marc Leclerc, Claire Laliberté et Denise Phaneuf.
Abonnement gratuit : Diane Bizier-Blanchette, téléphone (418) 650-5115 poste 5220, télecopieur (418) 654-3134, diane.bizier.blanchette@inspq.qc.ca
Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Canada et Bibliothèque nationale du Québec ISSN 1199-052X

 

  Page créée le 6 mars 2003
  Modifiée le 6 mars 2003  

 

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