Catégories : Exposition aux métaux lourds, Surveillance Publié le 11/10/2011
L’enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS), menée par Statistique Canada en partenariat avec Santé Canada et l’Agence de la santé publique du Canada, est l’enquête la plus exhaustive réalisée au Canada pour obtenir des mesures directes sur la santé. Cette enquête a été conçue de manière à être représentative de la population canadienne; elle consiste à recueillir des renseignements sur l’état de santé en général et sur les modes de vie des Canadiens au moyen d’entrevues et de mesures physiques directes (par exemple, le poids et la taille des sujets). Les résultats de cette enquête permettront de fournir de l’information sur des maladies chroniques et infectieuses, la condition physique, la nutrition et d’autres facteurs qui influencent la santé. [Lire la suite]
Le programme scientifique des journées annnuelles de santé publique est maintenant disponible. Au cours de cette 15e édition, deux journées sont consacrées à des enjeux de santé environnementale. [Lire la suite]
Catégories : Changements climatiques, Surveillance Publié le 29/06/2011
Les résultats de la surveillance des impacts sanitaires des vagues de chaleur révèlent pour l’été 2010 un excès significatif de 30,1 % des décès hebdomadaires (toutes causes confondues) à l’échelle du Québec. L’excès a été observé au cours de la semaine du 4 juillet, comparativement aux semaines équivalentes des années 2008 et 2009.

Des excès significatifs de décès hebdomadaires sont également documentés dans deux régions sociosanitaires : la Montérégie et Montréal. Aucun excès de décès n’a été documenté lors de la deuxième vague de chaleur de la fin du mois d’août 2010. [Lire la suite]
Catégories : Chaleur, Changements climatiques, Surveillance Publié le 02/09/2010
Ray Bustinza(1), Steve Toutant(1), Diane Bélanger(2), Pierre Gosselin(1)

Mise en contexte
Du 5 au 9 juillet 2010, plusieurs régions du sud-ouest du Québec ont subi un changement de circulation dans les vents en altitude, ce qui a entraîné une importante poussée d’air chaud. Les températures maximales ont atteint 30 °C ou plus pendant plusieurs jours avec des températures minimales au-dessus de 20 °C et un degré d’humidité élevé. Le Système intégré de veille et de surveillance des aléas hydrométéorologiques ou géologiques (SIDVS-AHG), un nouvel outil de vigie et surveillance, développé par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), a fourni de données importantes aux intervenants de la santé publique du Québec pendant cette vague de chaleur. [Lire la suite]
Catégories : Intoxications, Surveillance Publié le 02/09/2010
Magalie Canuel, M.Sc., INSPQ, Magalie.Canuel@inspq.qc.ca, 418-650-5115 #5224
Germain Lebel, M.A., M.Sc., INSPQ, Germain.Lebel@inspq.qc.ca, 418-650-5115 #5249

Introduction
En 2009, un bilan des éclosions de maladies d’origine hydrique survenues de 2005 à 2007 a été diffusé1. Cet article constitue une mise à jour des données de surveillance des éclosions de maladie d’origine hydrique pour la période de janvier 2008 à décembre 2009.

La méthode de collecte et d’analyse des données n’ayant pas changé depuis le dernier rapport, seuls les résultats sont présentés. Pour de plus amples détails concernant la méthodologie, nous vous invitons à consulter le rapport qui couvre la période 2005 à 20071. Rappelons simplement que les éclosions sont colligées à partir de trois sources de données indépendantes, soit : les signalements d’éclosions reçus dans les directions de santé publique (DSP), le registre ÉCLOSIONS du fichier des maladies à déclaration obligatoire, ainsi que le registre des toxi-infections alimentaires du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). [Lire la suite]
Catégories : Eau, Intoxications, Surveillance, Risques et maladies infectieux Publié le 09/11/2009
Les éclosions de maladies d’origine hydrique sont des événements qui surviennent occasionnellement et qui peuvent, dans certains cas, impliquer un nombre appréciable de personnes (par exemple en Montérégie, 1 400 personnes impliquées en 1987). Ainsi, malgré toutes les mesures de protection existantes, nous ne sommes pas à l’abri de ces maladies. [Lire la suite]
Catégories : Surveillance, Intoxications, Surveillance Publié le 06/04/2009
Le Centre antipoison du Québec (CAPQ) est un organisme provincial qui offre un service de réponse téléphonique, de consultation médicale spécialisée et d’analyses toxicologiques à la population et aux professionnels de la santé, 24 heures par jour, 7 jours par semaine. Une équipe d’infirmières et de médecins spécialisés en toxicologie dans les situations urgentes d’empoisonnement répond aux questions concernant les événements suivants : empoisonnements aigus, réels ou suspectés; exposition à des produits domestiques ou industriels, à des pesticides, des plantes, des champignons, des drogues ou des animaux venimeux; mauvaise utilisation d’un médicament; accidents de travail impliquant une exposition aiguë à un produit toxique; et enfin, demandes de renseignements concernant un produit toxique. Le CAPQ n’a pas le mandat de répondre aux questions concernant les infections, les électrocutions, les morsures d’animaux non venimeux, les allergies, les animaux empoisonnés et les intoxications chroniques. [Lire la suite]
Catégories : Surveillance Publié le 01/11/2008
L’intérêt croissant des hygiénistes industriels pour la surveillance biologique de l’exposition aux HAP a conduit le laboratoire à développer deux outils destinés à encourager et à faciliter sa mise en oeuvre. Le premier, destiné au chimiste analyste, consiste en l’utilisation de la technique de chromatographie multidimensionnelle séquencée. Cette technique permet le traitement en ligne de l’échantillon avec suppression des diverses opérations fastidieuses, élution, concentration, re-dissolution des extraits, etc., inhérentes aux techniques classiques d’extraction liquide-liquide ou d’extraction sur phase solide (SPE) réalisées généralement en mode «off-line». [Lire la suite]
Catégories : Cancer, Surveillance Publié le 01/11/2008
Du fait de la cancérogénicité de certains hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) (Boffetta et al., 1997; Mastrangelo et al., 1996; Straif et al., 2005), comme le benzo[a]pyrène (B[a]P) classé dans le groupe 1 du CIRC en 2005 (Straif et al., 2005), il apparaît primordial d’évaluer l’exposition des individus à ces substances. La surveillance biologique de l’exposition aux HAP est classiquement réalisée par la mesure du 1-hydroxypyrène urinaire, métabolite majoritaire du pyrène. Toutefois le pyrène n’est pas un HAP cancérigène et il s’agit désormais de développer de nouveaux biomarqueurs d’exposition spécifiques des HAP cancérigènes. Parmi eux, les adduits de l’ADN du B[a]P semblent particulièrement intéressants puisqu’ils représentent la dose efficace au plus près du site d’action toxique des HAP. Le B[a]P exerce son action toxique après métabolisation, laquelle comprend trois voies principales. La première implique les cytochromes P450 qui conduisent à la formation du BPDE. Ce diol-époxyde est capable de se lier à l’ADN pour former majoritairement des adduits stables sur les groupements exocycliques de la 2’-désoxyguanosine (dGuo) et de la 2’-désoxyadénosine (dAdo). La seconde voie de métabolisation correspond à une oxydation mono-électronique du B[a]P par des péroxydases et les cytochromes P450 formant des radicaux cations du B[a]P. Ces radicaux entraînent la formation de différents adduits et principalement en positions C8 de la guanine (Gua) et N7 de la Gua et de l’adénine (Ade). La dernière voie consiste en une oxydation de dihydrodiols du B[a]P en catéchols par des dihydrodiols déshydrogénases. Ces catéchols sont convertis en quinones du B[a]P qui peuvent générer des cycles d’oxydoréductions et conduire à la formation d’espèces réactives de l’oxygène. La formation des adduits de l’ADN du B[a]P semble résulter principalement des voies de métabolisation du BPDE et du radical cation. Nous avons donc choisi d’étudier les adduits issus de ces deux voies métaboliques simultanément. [Lire la suite]
Catégories : Surveillance Publié le 01/11/2008
Depuis les années 1970, la cytogénétique contribue à la compréhension des mécanismes de génotoxicité de divers composés chimiques en fournissant divers tests, dont plusieurs sont standardisés, tels que les tests des aberrations chromosomiques, des échanges entre chromatides- soeurs et des micronoyaux. Raffinés avec les années, ces tests se couplent maintenant avec l’hybridation in situ en fluorescence, augmentant par le fait même leur sensibilité. Ainsi, la cytogénétique est très utilisée pour faire le suivi de populations exposées aux HAP et les études in vitro en cours permettent de mieux comprendre les mécanismes menant à cette génotoxicité chez l’humain. [Lire la suite]
Catégories : Cancer, Surveillance Publié le 01/11/2008
Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont des contaminants environnementaux ubiquitaires qui lorsque bioactivés se lient à l’ADN et ainsi peuvent initier la carcinogenèse (Xue et Warshaw sky, 2005). Des chercheurs ayant réalisé une étude cas-témoins sur le cancer du sein dans la région de Long-Island (New York) ont rapporté une association entre les niveaux d’adduits HAP-ADN mesurés dans les lymphocytes des participantes et le risque de cancer du sein (Gammon et al., 2002). Le rapport de cotes pour le cancer du sein chez les femmes appartenant au plus haut quintile de niveaux d’adduits comparativement aux femmes du premier quintile était de 1,51 (intervalle de confiance à 95 % = 1,04-2,20). Les mêmes auteurs ont procédé à une deuxième analyse de leurs données impliquant cette fois un plus grand nombre de cas et de témoins chez qui les adduits HAP-ADN avaient été mesurés (Gammon et al., 2004). Les résultats confirmaient dans une certaine mesure ceux publiés précédemment mais l’augmentation du risque était plus faible (29 % plus élevé chez les femmes montrant des niveaux détectables d’adduits versus celles chez qui des adduits n’avaient pas été détectés) et il n’y avait pas d’évidence d’une relation dose-réponse entre les quantiles. Par ailleurs, la consommation de viandes grillées ou fumées, laquelle est une source d’exposition aux HAP et aux amines hétérocycliques, a été associée au risque de cancer du sein dans cette même étude (Steck et al., 2007). [Lire la suite]
Catégories : Mesures de protection et prévention, Surveillance Publié le 01/11/2008
Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) comptent parmi les substances les plus étudiées dans la littérature scientifique. Une recherche avec « polycyclic aromatic hydrocarbon » dans la base de données Pubmed donne environ 12 000 références entre les années 1960 et 2008. Le benzo(a)pyrène (BaP) lui-même génère plus de 10 000 notices bibliographiques. Dans la base TOXNET, les nombres correspondants sont de près de 20 000 et de plus de 26 000. Tout n’a-t-il donc pas déjà été dit ou écrit sur ces polluants ubiquistes? Il semble bien que non. Ce n’est d’ailleurs qu’à la fin de 2005 que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a revu la classification du BaP de 2A à 1 notamment sur la base d’informations récentes sur les mécanismes d’action (International Agency for Research on Cancer, 2008). [Lire la suite]
Catégories : Cancer, Surveillance Publié le 01/11/2008
Les hydrocarbures aromatiques polycycliques sont une famille de composés dont le potentiel cancérogène est reconnu depuis de nombreuses années. Ainsi de nombreux HAP particulaires, avec comme chef de file le benzo(a)pyrène (BaP), sont classés parmi les substances cancérogènes par l’Union européenne ou le Centre International de Recherche sur le Cancer (Straif et al., 2005). Alors que des preuves définitives et robustes, notamment pour les cancers du poumon et de la vessie, ont été publiées pour certains secteurs industriels (cokerie, aluminium, fonderies de fer et d’acier, bitumes) (Bosetti et al., 2007), très peu de maladies professionnelles pour ces types de cancer sont déclarées chaque année en France. Cette importante sous-déclaration est due au manque de spécificité, aux nombreux facteurs étiologiques (tabac), à la survenue tardive de ces types de cancer, à la méconnaissance des pathologies professionnelles par les médecins, mais surtout au manque de connaissances des expositions professionnelles. [Lire la suite]
Catégories : Cancer, Surveillance Publié le 07/12/2007
Le mésothéliome de la plèvre est une forme rare de cancer. La survie médiane des personnes atteintes est de 9 à 13 mois à partir de la date du diagnostic. L’exposition professionnelle à l’amiante est le principal facteur de risque de ce cancer. En effet, il est possible de documenter une exposition professionnelle antérieure à cette substance chez 70 % à 90 % des individus atteints. Les autres facteurs de risque connus du mésothéliome de la plèvre sont l’exposition à un autre type de fibre, la zéolite (ou érionite) chez des populations vivant à proximité des gisements de surface (fibre n’étant pas présente à l’état naturel au Québec) ainsi que l’exposition aux radiations ionisantes et à la radiothérapie. [Lire la suite]