INTRODUCTION
Un problème majeur de santé publique

L’incidence du cancer de la peau augmente de façon épidémique dans le monde. Le mélanome, la forme la plus dangereuse de cancer cutané (avec probablement près de 150 000 cas par an dans le monde), est une des premières causes de mortalité par cancer chez les jeunes adultes. Outre la clarté de la peau, les principaux facteurs de risque de mélanome sont les expositions au soleil intermittentes et les coups de soleil de l’enfance.

Il existe d’autres formes de cancer de la peau : le carcinome spino-cellulaire et le carcinome baso-cellulaire. Ce dernier, certes moins dangereux car moins métastasique, représente d’importantes charges, étant donné son incidence environ 10 fois supérieure à celle du mélanome. Il semble plutôt lié à des expositions chroniques. [Lire la suite]
L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) considère le public « enfants et jeunes » comme un public prioritaire au regard de ses missions et des objectifs de santé publique. Ainsi, au-delà des actions qui leurs sont destinées au travers de ses programmes thématiques (tabac, alcool, nutrition, VIH/IST, etc.), l’Institut développe un programme dit « enfants et jeunes » dont l’objectif de développement des compétences cognitives émotionnelles et sociales constitue un socle commun pour aborder l’ensemble des problématiques de santé relatives à cette population. [Lire la suite]
Le rayonnement ultraviolet est une source d’exposition nécessaire à toute forme de vie sur la terre. Les habitudes d’exposition de la population aux rayonnements ultraviolets (UV) ont toutefois grandement évolué au cours des siècles notamment sous l’influence de la culture et de la mode. À titre d’exemple, les femmes de la bourgeoisie au 19e siècle s’exposaient le moins possible aux rayonnements UV en privilégiant le port de chapeaux à larges rebords, de gants et l’utilisation d’ombrelles1. C’est au tournant du 20e siècle que le rayonnement UV gagna en popularité entre autres par l’avènement de la photothérapie utilisée à des fins médicales comme ce fut le cas pour le traitement de la tuberculose cutanée. Cette période fut également caractérisée par un nouvel attrait pour la pratique d’activités de loisirs à l’extérieur (tennis, golf, bains de mer). S’amorça alors dans la population un changement de la norme sociale quant au caractère esthétique d’un teint hâlé, ce dernier symbolisant aussi la santé. L’apparition des premiers salons de bronzage à la fin des années 1970 a contribué à renforcer la pratique du bronzage en entretenant auprès de la population le mythe de l’innocuité des rayons UV artificiels. L’industrie du bronzage artificiel représente actuellement une force économique dont les revenus pour l’Europe et l’Amérique du Nord s’élèvent approximativement à 2,6 milliards de dollars américains par année2. [Lire la suite]