Les études rétrospectives menées auprès d’humains, ainsi que les études expérimentales ayant recours à des animaux, suggèrent que le stress subi pendant la grossesse peut nuire aux fonctions physiques, comportementales et cognitives de la progéniture. Or, à l’heure actuelle, les connaissances à ce sujet sont incomplètes. De plus, certaines limites méthodologiques, inhérentes à ces types d’études, restreignent la portée des observations. D’une part, les résultats obtenus à l’aide d’animaux se généralisent difficilement aux humains. D’autre part, les études menées avec des humains ne permettent pas toujours de distribuer aléatoirement les événements stressants, ce qui peut introduire des facteurs confondants. Cependant, les désastres naturels ou ceux provoqués par l’activité humaine agissent toutefois comme des « expériences naturelles » permettant de distribuer aléatoirement l’exposition au stress. À cet effet, le Projet Verglas du Québec (voir encadré) profite de ce type d’événement. [Lire la suite]
À l’automne 2003 s’amorçait le programme d’information préventive « En cas d’urgence nucléaire, je sais quoi faire ! ». Ce projet comprenait plusieurs activités de communication à l’intention de la population concernée par le risque que représente la centrale nucléaire de Gentilly-2. En préparation depuis plusieurs mois, cette campagne d’une durée de cinq ans vise à offrir une information complète sur le risque nucléaire et les mesures d’urgence qui seraient appliquées dans le cas d’un accident survenant à la centrale. La première phase de la campagne avait aussi pour but de rendre disponible à la population vivant à proximité de la centrale des comprimés d’iode stable, l’une des mesures de protection préconisées par le plan d’urgence. Rappelons que ces comprimés, une fois ingérés, ont pour but de protéger la glande thyroïde en cas d’accident entraînant une exposition potentielle à l’iode radioactif. [Lire la suite]
La centrale Gentilly-2
La centrale nucléaire Gentilly-2 est située à Bécancour, sur la rive sud du Saint-Laurent, à quelques kilomètres de Trois-Rivières. La centrale jouxte le Parc industriel et portuaire de Bécancour (PIPB) lequel comprend une trentaine d’établissements dont plusieurs industries chimiques et entreprises de service. Construite par Énergie atomique du Canada Ltée, une société d’État fédérale, elle est devenue par la suite propriété d’Hydro-Québec et a été mise en exploitation commerciale en 1983. Elle produit annuellement 675 mégawatts (mW) d’électricité, soit environ 3 % de la production totale du Québec. Cette production permet notamment de stabiliser le réseau d’Hydro-Québec dans la partie sud de la province. Gentilly-2 est la seule centrale nucléaire commerciale en opération au Québec. [Lire la suite]
La planification de situations d’urgence lors d’une déflagration, d’un incendie ou d’un dégagement d’un nuage toxique ou radioactif nécessite l'adoption d'une mesure de protection adaptée à la population concernée. Cette décision n’est toutefois pas toujours facile à arrêter. Lors d’une séance de travail du Comité mixte municipalité-industrie (CMMI) de Bécancour, dans la région Centre-du-Québec, le groupe chargé de la planification pratique des mesures à appliquer lors d’un accident impliquant du chlore, a relevé certaines contraintes de temps et de moyens techniques qui laissaient peu de choix quant à la mesure de protection à privilégier. Tout en constatant ces évidences et en acceptant la logique qui menait le groupe à favoriser la mise à l’abri, la majorité des membres du groupe ont indiqué qu’en situation réelle, ils auraient spontanément incité leur famille à évacuer plutôt qu’à se mettre à l’abri. C’est cette situation qui a inspiré le présent article, qui recense quelques rares recherches sur l’efficacité de la mise à l’abri et certaines expériences vécues où la mise à l’abri a déjà été utilisée. [Lire la suite]
Catégories : Sinistres naturels et accidents technologiques Publié le 10/12/2000
L’Érika, pétrolier de 37 000 tonnes et de 184 mètres charge le 8 décembre 1999, 30 884 tonnes de fioul lourd à une raffinerie de Dunkerque, en France. Sa destination finale est une centrale thermique italienne située à Livourne. Le 12 décembre 1999, suite à un appel de détresse émis par le capitaine de l’Érika, la Marine Nationale Française procède à l’évacuation de l’équipage alors que le navire se brise en deux dans la tempête. Les deux parties de l’épave, éloignées l’une de l’autre de 12 km, gisent par 120 m de fond, à 65 km au sud de la pointe de Penmarc’h et à 75 km à l’ouest de Belle Île en Mer.

Le Plan d’urgence POLMAR MER (pollution maritime-mer), dont l’objectif est d’organiser la lutte en mer contre la marée noire, est déclenché le 15 décembre; quatre navires français et cinq navires étrangers participent à des opérations de pompage en mer. Sur les 20 000 tonnes de fioul échappées de l’épave, 1 100 sont récupérées en mer, les 18 900 restantes atteignant le littoral français, la veille de Noël, et souillant 400 km de côtes entre le Finistère et la Charente Maritime. Cette marée noire cause la mort de 300 000 oiseaux ; les opérations de nettoyage du littoral produisent environ 200 000 tonnes de déchets souillés par le fioul de l’Érika. [Lire la suite]