Catégories : Enfants, Produits domestiques et médicaments Publié le 10/08/2007
Au Canada, les produits de consommation retrouvés dans l’environnement des enfants, par exemple, les jouets, matériels et autres produits destinés à l’éducation ou à la récréation des enfants, les bijoux pour enfants, les céramiques émaillées sont régis par la Loi sur les produits dangereux (LPD)1 et ses règlements. À l’aide de la LPD et ses règlements, on peut interdire l’importation, l’annonce et la vente de produits qui contiennent des matières ou substances empoisonnées, toxiques, inflammables, explosives, corrosives, infectieuses, comburantes (oxydantes) ou réactives, qui présentent un danger pour la santé et la sécurité du public. La LPD interdit les produits pour lesquels aucune norme réalisable ne protégerait le public d’une façon adéquate. Les produits limités peuvent être importés, annoncés ou vendus au Canada seulement si toutes les exigences de sécurité applicables sont respectées. [Lire la suite]
Catégories : Changements climatiques, Produits domestiques et médicaments Publié le 15/06/2006
L’exposition prolongée aux chaleurs intenses constitue un stress non négligeable pour l’organisme humain. En plus d’être la cause initiale d’accidents potentiellement graves tels que le coup de chaleur, cette exposition peut aggraver des maladies préexistantes et accentuer, de diverses façons, la vulnérabilité des populations faisant usage de certains types de médicaments. Lors de vagues de chaleur accablante, les mécanismes d’adaptation à la chaleur sont mis à l’épreuve. Or, ces mécanismes physiologiques peuvent être confrontés à l’effet antagoniste de médicaments agissant sur l’hydratation, la balance électrolytique, le système de thermorégulation et le niveau de vigilance. À l’inverse, les effets de la chaleur sur certains médicaments (p. ex. la déshydratation) peuvent avoir pour conséquence d’affecter leur profil pharmacodynamique. Il s’agit ici d’un volet essentiel pour l’identification des groupes vulnérables. [Lire la suite]
Catégories : Air intérieur, Produits domestiques et médicaments Publié le 04/10/2004
Le formaldéhyde est un gaz irritant qui entre dans la composition de divers produits d’usage industriel et domestique, notamment dans certains matériaux de construction. La présence de formaldéhyde dans l’air intérieur est un sujet de préoccupation depuis plusieurs années. C’est pourquoi, au cours des années 1980, Santé Canada et le Comité consultatif fédéral-provincial de l’hygiène du milieu et du travail ont inclus cette substance parmi celles visées par les Directives d’exposition concernant la qualité de l’air des résidences1. Pour le formaldéhyde, la valeur cible et le niveau d’action étaient respectivement de 60 µg/m3 (50 ppb) et de 120 µg/m3 (100 ppb). La valeur de 120 µg/m3 correspondait à une concentration minimale pouvant causer des symptômes d’irritation lors d’expositions contrôlées (1 200 µg/m3), divisée par un facteur de 10. Depuis la publication de ces directives, de nombreuses recherches ont été menées sur le formaldéhyde et ses effets sur la santé, rendant nécessaire une réévaluation des lignes directrices à partir de ces nouvelles données. Rappelons qu’à la fin des années 1990, le formaldéhyde a été évalué dans le cadre de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE). La conclusion de cette évaluation précisait que le formaldéhyde était un irritant et un cancérigène potentiel, mais que le risque de cancer associé à l’exposition des Canadiens était extrêmement faible. Selon cette évaluation, le problème de santé le plus préoccupant était l’irritation des voies respiratoires dans certains milieux intérieurs où les concentrations étaient particulièrement élevées2. [Lire la suite]
Catégories : Produits domestiques et médicaments, État des connaissances Publié le 05/04/2004
Diverses agences gouvernementales, des groupes environnementaux ainsi que le public en général sont préoccupés, depuis quelques années, par la présence de plus en plus répandue de phtalates, une famille de composés chimiques retrouvés dans les produits de consommation1-5. L’utilisation de phtalate de dibutyle, notamment dans les cosmétiques, de phtalate de diisononyle dans les jouets et les articles de puériculture, ainsi que de phtalate de di-2-éthylhexyle dans certains dispositifs médicaux ont fait l’objet de nombreuses discussions, de rapports et d’avis de santé. Le risque lié au relargage (en très petite quantité, de façon continue) et au potentiel toxique de ces produits constitue une préoccupation pour la santé humaine. Ce texte a pour objet la révision des connaissances actuelles concernant la toxicité et l’exposition de la population aux phtalates. [Lire la suite]
L’engouement de plus en plus marqué pour l’entretien paysager et l’horticulture ornementale est en grande partie responsable de l’utilisation accrue de pesticides à des fins esthétiques. Cette augmentation de l’utilisation domestique des produits de synthèse ne manque pas d’inquiéter de nombreux citoyens, les groupes environnementaux, de même que les intervenants du secteur public (santé publique et environnement). C’est dans ce contexte que le ministère de l’Environnement du Québec a créé le Groupe de réflexion sur les pesticides en milieu urbain dont le mandat était de dégager des recommandations visant à réduire l’utilisation des pesticides en milieu urbain (voir l'encadré). Le présent article présente d’abord un bref profil de l’utilisation des pesticides à des fins esthétiques, pour aborder ensuite la question des effets sur la santé associés à leur utilisation ainsi que les orientations proposées par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). [Lire la suite]