Santé Canada a récemment rendu disponibles trois outils de sensibilisation de la population à la chaleur. Ceux-ci sont destinés plus particulièrement aux parents de jeunes enfants, aux personnes actives en période de chaleur et aux adultes aux prises avec une condition de santé les rendant plus vulnérables à la chaleur.
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Divers scientifiques et groupes environnementaux ont fait état, au cours des dernières années, de l’assertion suivante : les populations défavorisées des régions urbaines des Grands Lacs et du Saint-Laurent constitueraient un groupe particulièrement à risque du fait qu’elles seraient davantage exposées aux contaminants environnementaux par la consommation de poissons issus de la pêche de subsistance. Une telle affirmation présume d’abord que ces populations pratiquent une pêche de subsistance dans les milieux pollués du fleuve, alors qu’à ce jour, cette pratique n’a jamais été démontrée de façon claire et aucune recherche n’a pu identifier à quel point la pêche dans le fleuve pouvait contribuer ou non à la sécurité alimentaire. Cette affirmation laisse également sous-entendre que les populations défavorisées seraient imperméables aux messages sur les risques associés à la consommation de poisson, ce qui n’a pas été non plus démontré.
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À la suite des nombreux épisodes de canicule survenus l’été dernier, l’unité de Santé au travail et environnementale de la Direction de santé publique de Montréal-Centre planifie pour l’été 2002, la mise en place d’un programme d’avertissement de chaleur accablante. Ce programme s’apparentera dans sa structure au programme Info-Smog, activité instaurée dans la région de Montréal en 1994 pour prévenir la population lors d’épisodes de mauvaise qualité de l’air ambiant.
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Depuis une vingtaine d’années, à Montréal comme dans l’ensemble de l’Amérique du Nord et en Europe, de nombreuses recherches scientifiques font état d’une hausse des cas d’asthme1,2,3. Dans la région de Montréal, le nombre d’enfants asthmatiques âgés entre 3 et 7 ans a augmenté de 72 % au cours des quinze dernières années3,4. Les États-Unis sont tout aussi concernés par cette vague de problèmes respiratoires puisque selon l’Association pulmonaire américaine, l’asthme infantile est responsable de 10 % des journées d’écoles perdues par an, ce qui en fait la première cause d’absentéisme scolaire pour une maladie chronique5.
Attentive à l’ampleur de ce problème de santé dans la population et en réponse à des demandes sans cesse croissantes, la Direction de la santé publique de Montréal-Centre développe, depuis quelques années, une approche de santé publique visant une action concertée pour agir sur la qualité de l’air, tant extérieur qu’intérieur, principal déterminant des problèmes d’asthme.
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Introduction
Depuis une dizaine d’années, les médecins reçoivent de plus en plus de patients qui se plaignent d’un étrange syndrome qui se manifeste par une réaction polysystémique (touchant plus d’un organe ou d’un système), résultant d’une exposition à des produits chimiques ou à de fortes odeurs. Les premières descriptions de ce syndrome nous viennent des États-Unis. En fait, celui-ci a été décrit au début des années 1950 par Randolph et Rollins. Ces derniers sont considérés comme les pionniers de la médecine écologique qui aujourd’hui propose un traitement pour ce type de patients. Avec l’augmentation du nombre de personnes atteintes de cette affection, plusieurs organismes se sont graduellement penchés sur le problème et de multiples rapports et publications ont été produits.
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