Catégories : Air extérieur, Aménagement, État des connaissances Publié le 12/07/2011
Comme son titre l’indique, il existe un lien entre la nature et la santé, même en ville. Cette revue de la littérature examine les effets bénéfiques des espaces verts urbains pour la santé. Et ils sont nombreux.

La présence d'espaces verts semble en effet être associée à plusieurs effets significativement positifs [Lire la suite]
Catégories : Produits domestiques et médicaments, État des connaissances Publié le 05/04/2004
Diverses agences gouvernementales, des groupes environnementaux ainsi que le public en général sont préoccupés, depuis quelques années, par la présence de plus en plus répandue de phtalates, une famille de composés chimiques retrouvés dans les produits de consommation1-5. L’utilisation de phtalate de dibutyle, notamment dans les cosmétiques, de phtalate de diisononyle dans les jouets et les articles de puériculture, ainsi que de phtalate de di-2-éthylhexyle dans certains dispositifs médicaux ont fait l’objet de nombreuses discussions, de rapports et d’avis de santé. Le risque lié au relargage (en très petite quantité, de façon continue) et au potentiel toxique de ces produits constitue une préoccupation pour la santé humaine. Ce texte a pour objet la révision des connaissances actuelles concernant la toxicité et l’exposition de la population aux phtalates. [Lire la suite]
Catégories : Air intérieur, État des connaissances Publié le 26/02/2003
INTRODUCTION
La présence de moisissures en milieu intérieur* est devenue au fil des ans un sujet de préoccupation tant pour les professionnels de la santé que pour la population en général. En effet, au cours des dernières années, de plus en plus d’études effectuées en Amérique du Nord et en Europe ont fait état d’un lien possible entre la présence de moisissures en milieu intérieur et diverses atteintes à la santé. De même, le nombre de demandes adressées aux organismes publics québécois concernant ce problème a fortement augmenté au cours des années 90, laissant ainsi entrevoir une problématique en croissance.

Le présent article résume le rapport scientifique sur les risques à la santé associés à la présence de moisissures en milieu intérieur produit par un groupe de travail sous la coordination de Maurice Poulin de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Le lecteur qui désire obtenir de plus amples informations sur le sujet est invité à consulter le rapport complet**, qui présente de façon plus détaillée les sections qui suivent. [Lire la suite]
Catégories : Rayonnements non ionisants, État des connaissances Publié le 04/07/2002
En 1979, les chercheurs Wertheimer et Leeper ont suggéré que certaines expositions résidentielles aux champs magnétiques de 60 Hertz (CM) puissent augmenter le risque de leucémie chez l’enfant1. Une vingtaine d’études épidémiologiques ont suivi. Les plus récentes ont porté sur un grand nombre de cas et ont évalué l’exposition des enfants à partir de mesures de champs magnétiques ambiants dans les résidences ou de dosimètres portés par les enfants. Les études les plus importantes offrent peu ou pas d’indication de risque accru de cancer chez les enfants. Une analyse groupée, par Ahlbom et collègues2, des données primaires de neuf études entreprises en Europe, en Amérique du Nord et en Nouvelle-Zélande et portant sur 3 203 cas de leucémie et 10 338 témoins a conclu à l’absence d’une association entre la leucémie et un CM résidentiel de 0,1 µT à 0,4 µTa, par rapport au groupe de référence dont l’exposition était inférieure à 0,1 µTb. Par contre, cette même analyse a montré qu’un niveau de CM résidentiel supérieur à 0,4 µT était associé à un risque relatif de 2,00 (IC 95 % 1,27- 3,13), bien que des biais de sélection pouvaient expliquer une partie de cette augmentation. Les champs magnétiques au-delà de 0,4 µT étaient rares : seulement 0,8 % des sujets de l’étude étaient exposés à un champ résidentiel moyen, égal ou supérieur à ce niveau, ou 0,7 % en excluant les sujets du Québec. C’est cette étude qui a amené le Centre International de Recherche sur le Cancer (IARC) en 2001 à classer ces champs dans la catégorie «peut-être cancérogène pour l’homme»3. En pratique, il s’agit de la catégorie la plus faible utilisée par l’IARC. Ces résultats ne sont pas appuyés par les résultats des études de longue durée réalisées chez l’animal; celles-ci n’ont pas montré d’effet cancérogène pour des expositions chroniques de 1 000 µT 4,5; 2 000 µT et 5 000 µT6. [Lire la suite]
Catégories : Contamination et alimentation, État des connaissances Publié le 05/02/2002
Le génie biotechnologique développe à rythme accéléré les techniques et les applications du transfert des gènes d’un organisme à un autre. Ce travail de précision à l’intérieur de la plus petite entité vivante crée, à partir de l’information génétique contenue dans l’ADN, de nouveaux agents actifs à l’intérieur de la cellule. Les aliments transgéniques sont le résultat de la technique de recombinaison d’ADN appliquée aux espèces vivantes comestibles. Cette technique permet la modification de plantes, d’animaux ou des micro-organismes par le transfert de gènes d’un organisme à l’autre. La manipulation consiste à isoler un gène étranger et à l’introduire dans une cellule hôte. Cependant, la compréhension des mécanismes d’adhérence et d’expression des gènes dans les cellules est limitée. Une nouvelle protéine se synthétise dans la cellule hôte à partir du code génétique du gène étranger. L’expression de nouvelles protéines confère de nouvelles propriétés à la cellule hôte. Les méthodes de recombinants d’ADN utilisent différents vecteurs pour effectuer le transfert de gènes, le vecteur étant un intermédiaire dans le processus de transfert génétique dont le rôle est de produire le gène en quantité importante en se multipliant. Les principaux vecteurs utilisés sont des virus, des bactéries ou des particules métalliques de tungstène ou d’or. Le choix du vecteur est spécifique à l’organisme hôte. [Lire la suite]
Catégories : Air extérieur, État des connaissances, Évaluation du risque Publié le 12/06/2000
Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) représentent un groupe de contaminants de l’environ­nement reconnus prioritaires au Canada1. Ils contiennent au moins deux noyaux benzéniques fusionnés et ne sont formés que de carbone et d’hydrogène2. Les HAP proviennent principalement des processus de pyrolyse et en particulier de la combustion incomplète de la matière organique3. Ils sont également des constituants naturels des huiles de coupe et de plusieurs autres produits pétrochimiques4. Dans l’environnement, ils se retrouvent sous forme de mélanges complexes.

La population générale est exposée aux HAP principalement par l’ingestion de nourriture (en particulier les viandes ou aliments fumés, frits ou cuits sur charbon de bois) et par l’inhalation de fumée de tabac5,6. Les patients psoriasiques se traitant avec des onguents ou des shampoings à base de goudron de houille sont également exposés à des doses particulièrement importantes de HAP7. La contribution de l’air ambiant peut toutefois devenir significative dans les régions industrielles ou dans des secteurs où la circulation automobile est importante8,9. Les sources de HAP dans l’air intérieur, telles que la combustion du bois, du gaz ou du charbon, peuvent également contribuer de façon significative à l’exposition globale aux HAP10,11. Il est à noter que les niveaux d’exposition de la population sont estimés être de 100 à 1 000 fois inférieurs à ceux observés en milieu de travail12. [Lire la suite]
Catégories : Air intérieur, Cancer, État des connaissances Publié le 15/04/2000
L’amiante désigne plusieurs minéraux naturels fibreux qui se répartissent en deux groupes, soit celui des amphiboles, qui incluent, entre autres, la crocidolite et l’amosite, et la variété serpentine, plus familièrement appelée chrysotile. Par ses propriétés d’ininflammabilité, d’isolant thermique et acoustique de même que par sa résistance chimique, électrique et mécanique, l’amiante possède des qualités techniques remarquables. Au Québec, l’amiante a été utilisé dans le domaine de la construction et de la rénovation de nombreux bâtiments, principalement entre les années 1950 et 1980. Dans les édifices publics, les matériaux contenant de l’amiante peuvent être présents sous diverses formes, telles que des calorifugeages (isolation des tuyaux, bouilloires et réservoirs), des revêtements de surface appliqués par flocage ainsi que divers autres produits (tuiles de plancher et de plafond, plâtre acoustique, tuiles de fibro-ciment...)1. L’application par flocage, soit la pulvérisation et l’agglomération de fibres d'amiante à l’aide d’un liant à des fins de protection contre le feu et d’amélioration de l’isolation acoustique, a été utilisée de 1935 jusque dans les années 19702, et est maintenant formellement interdite au Québec3.

Cet article a pour objectif de revoir sommairement les données issues de la littérature concernant l’exposition à l’amiante dans les bâtiments publics et les risques à la santé qui en résultent. [Lire la suite]
Catégories : État des connaissances, Groupe vulnérable Publié le 17/02/2000
Introduction
Depuis une dizaine d’années, les médecins reçoivent de plus en plus de patients qui se plaignent d’un étrange syndrome qui se manifeste par une réaction polysystémique (touchant plus d’un organe ou d’un système), résultant d’une exposition à des produits chimiques ou à de fortes odeurs. Les premières descriptions de ce syndrome nous viennent des États-Unis. En fait, celui-ci a été décrit au début des années 1950 par Randolph et Rollins. Ces derniers sont considérés comme les pionniers de la médecine écologique qui aujourd’hui propose un traitement pour ce type de patients. Avec l’augmentation du nombre de personnes atteintes de cette affection, plusieurs organismes se sont graduellement penchés sur le problème et de multiples rapports et publications ont été produits. [Lire la suite]