Pour les intervenants de l’équipe santé et environnement de la Direction de santé publique et de l’évaluation de Chaudière-Appalaches, le degré d’observance des avis de faire bouillir l’eau chez les citoyens concernés constitue une préoccupation importante afin de mieux apprécier l’efficacité de ce type d’intervention. Cette préoccupation est d’autant plus grande lorsque les avis de faire bouillir se prolongent.
L’émission d’un avis de faire bouillir l’eau est une intervention qui se rattache au cadre théorique entourant la communication du risque, lequel est appuyé par une littérature abondante. C’est en suivant ces fondements théoriques que cette étude examine différents facteurs potentiellement en lien avec le comportement d’observance ou de non-observance des individus. Toutefois, il faut préciser qu’elle ne vise pas à établir de lien de causalité entre ces éléments, mais plutôt à faire ressortir des facteurs importants à considérer afin d’améliorer les interventions réalisées pour accroître l’observance de la population.
[Lire la suite]
3107bf4c-f614-4f9b-9310-92307d0fffb4|0|.0
Les éclosions de maladies d’origine hydrique sont des événements qui surviennent occasionnellement et qui peuvent, dans certains cas, impliquer un nombre appréciable de personnes (par exemple en Montérégie, 1 400 personnes impliquées en 1987). Ainsi, malgré toutes les mesures de protection existantes, nous ne sommes pas à l’abri de ces maladies.
[Lire la suite]
60ea024f-cbff-40ef-b47d-9cc973e757c0|2|5.0
La Guyane française est un département français d’Amérique de la taille du Portugal, situé au niveau de l’équateur entre le Brésil et le Suriname (anciennement Guyane néerlandaise) dont la surface est occupée à 90 % par la forêt amazonienne (voir figure 1). À 7 000 km de la métropole, le droit français ainsi que l’ensemble des directives européennes s’appliquent dans ce département d’outre-mer où 7 communes sur 22 ne sont pas accessibles par la route. Près de 15 % de la population, soit plus de 30 000 personnes, n’y ont pas accès à une eau potable distribuée par un réseau public, aussi bien en sites isolés qu’en zones urbaines. C’est aussi le dernier département français où a été enregistrée une épidémie de choléra en 1991.
[Lire la suite]
c61484b2-874b-49a3-a973-c93cc98839fe|0|.0
De 1901 à 1988, les émissions d’aérosols et de gaz et les rejets solides et liquides de la cokerie et de l’aciérie de Sydney ont sévèrement pollué l’air, l’eau (ruisseaux et havre portuaire), les sédiments du havre, et les sols de la ville et des alentours de cette petite ville côtière (environ 30 000 habitants en 1960) de la Nouvelle-Écosse, une province canadienne dans l’Atlantique. Jusqu’en 1988, année où l’aciérie adopta les fours à arc et où la cokerie ferma ses portes, les travailleurs étaient fortement exposés aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) (autour de 10 000 ng/m
3 de BaP d’après une revue d’autres cokeries)( Armstrong et al. 2004).
[Lire la suite]
3d486933-1c71-46bc-b806-a68a27d11e00|0|.0
La présence de nitrates dans l’eau souterraine utilisée pour la consommation humaine est de plus en plus souvent rencontrée sur notre planète, en particulier dans les endroits où se pratique une agriculture intensive. Il s’agit donc d’un paramètre pour lequel des normes ou des critères ont été développés par les instances impliquées dans la protection de la santé publique. Les recommandations concernant les nitrates dans l’eau potable ont cependant la particularité d’avoir été élaborées pour prévenir un effet aigu chez les enfants : la méthémoglobinémie. La norme pour l’eau potable au Québec de 10 mg-N/l est similaire aux valeurs rencontrées ailleurs dans le monde.
[Lire la suite]
28270b45-03b2-4cbe-9c25-3f3c7da576c8|0|.0
Il est maintenant reconnu que l’exposition à certains métaux, tels le plomb et le mercure, interfère avec le développement du système nerveux des enfants. Ces connaissances ont éveillé l’intérêt de la santé publique et conduit à la mise en place de mesures pour réduire l’exposition à ces métaux. Selon de récentes études épidémiologiques et animales, le manganèse (Mn) est un métal qui pourrait aussi avoir des effets néfastes sur le développement neurologique. D’une part, il est connu qu’une petite quantité de manganèse est essentielle au bon fonctionnement de l’organisme et que le risque de carence en manganèse est pratiquement nul, les besoins étant facilement comblés par l’alimentation; un seul cas de déficience induit expérimentalement ayant été rapporté dans la littérature. D’autre part, une surexposition au manganèse, principalement par inhalation, peut causer des effets neurotoxiques.
[Lire la suite]
b33fd277-a6c5-4393-a0b5-51f48de6afe8|0|.0
L’eau souterraine a toujours été une source importante d’approvisionnement en eau potable pour les populations. Jusqu’au XXe siècle, les effets potentiels de la consommation de ces eaux sur la santé étaient peu connus, d’autant plus qu’elles étaient réputées être plus sûres que les eaux de surface. Le risque de contamination associé à la profondeur du puits était toutefois considéré, les puits peu profonds étant reconnus comme une source d’eau moins fiable nécessitant souvent une forme minimale de traitement, telle la désinfection au chlore. De leur côté, les puits plus profonds étaient traditionnellement considérés plus sûrs pour la consommation humaine et ce, sans qu’ils ne requièrent un quelconque traitement. On supposait alors que la filtration s’effectuant de façon naturelle par le sol ainsi que l’imperméabilité de certaines formations géologiques étaient suffisantes pour assurer une eau d’excellente qualité. Or, plusieurs études portant sur des épidémies causées par des infections bactériennes ou virales associées à la consommation d’eau souterraine non traitée ont par la suite suggéré que ce n’était pas toujours le cas. Notons qu'au Canada, environ 30 % de la population (soit 9 millions de Canadiens) est approvisionnée par de l’eau souterraine1 tandis qu’au Québec, cette proportion est d’environ 18 %2.
[Lire la suite]
91e66841-71be-47eb-85eb-688dd60f230d|0|.0
Introduction
Au Canada, la température de l’eau à l’intérieur des chauffe-eau et à la sortie des robinets est régie par le Code national du bâtiment et le Code national de la plomberie. Ayant fait l’objet d’une révision, ces codes ont été soumis à la consultation publique en 2003 à l’échelle nationale afin de permettre aux organismes ou aux individus intéressés de commenter les propositions à l’étude. L’une d’entre elles visait à réduire le risque de brûlures associé à l’eau chaude du robinet en diminuant à 49 °C la température maximale de l’eau qui alimente tout appareil sanitaire d’une habitation (ex. robinet).
[Lire la suite]
6b2f39bc-f651-426d-8042-3de6e75019b8|0|.0
Les rapports qui unissent les humains aux océans sont essentiels. Que ce soit comme apport nutritionnel, par les usages récréatifs ou l’exploitation de ressources médicinales, les océans contribuent au bien-être général des humains qui peuplent ses rives, c’est-à-dire environ 60 % de la population mondiale1. Toutefois, la pression engendrée par le poids démographique qui s’ajoute à la dégradation des milieux côtiers, la variabilité climatique et l’industrialisation croissante, augmentent la contrainte sur les écosystèmes ainsi que les risques pour la santé humaine2. Dans ce contexte particulier, la définition de la santé des océans est celle adoptée lors du panel sur la santé des Océans, organisé par l’UNESCO3, soit le reflet des conditions de l’environnement marin et des impacts négatifs causés par les activités anthropogéniques, en particulier la destruction des habitats, la charge sédimentaire et la mobilisation des contaminants. La santé humaine correspond quant à elle à la définition de l’Organisation mondiale de la santé soit un état global de bien-être physique, social et psychologique4.
[Lire la suite]
76bfd0b0-d49d-4ccf-a292-aea3f2acbd1b|0|.0
Vers les années 1880, les piscines, alors appelées bains publics, étaient construites dans une optique d’hygiène. Les usagers s’exposaient tout de même à des agents infectieux par une eau plus ou moins polluée1. Avec la généralisation de la baignoire dans les logements, cette vocation s’est transformée et, de nos jours, la piscine est une installation servant surtout aux loisirs, à la détente et à des fins thérapeutiques. Des bassins d’eau sont également utilisés à des fins d’aménagement, les gens s’y baignant les pieds sans que cela ne soit conçu pour la baignade.
[Lire la suite]
7b823ce6-ebcb-4b89-b4fd-9e003ea1c720|0|.0
Reconnu pour son efficacité à protéger les usagers des risques d’infection, le chlore est un désinfectant abondamment utilisé au Québec dans les piscines publiques et privées. Il est toutefois considéré comme une matière dangereuse, susceptible de représenter un risque à la sécurité et à la santé humaine tant lors de sa fabrication, de son entreposage et de son transport commercial, que lors de son utilisation1.
Le présent article traite des intoxications au chlore survenues au Québec dans des piscines publiques intérieures. Les principales données utilisées dans cette étude proviennent d’entretiens effectués auprès des directions régionales de santé publique du Québec (DSP) et des responsables de piscines publiques, de statistiques recueillies auprès du Centre anti-poison du Québec (CAPQ) et des banques de données chronologiques de la DSP de Québec.
[Lire la suite]
fec0dd10-72c5-4234-8d2f-a3cc78077e9f|0|.0
Le Comité de santé environnementale du Québec (CSE) et le Conseil des directeurs de santé publique du Québec ont déposé le 22 novembre dernier à Laval un mémoire à la Commission sur la gestion de l’eau au Québec. Le Conseil profitait ainsi de la consultation publique menée par le Bureau d’audience publique sur l’environnement (BAPE) pour faire valoir les éléments essentiels que le gouvernement devrait considérer dans sa future politique sur l’eau afin que la gestion de l’eau atteigne véritablement l’objectif de protection de la santé publique spécifié dans le document de consultation du gouvernement du Québec.
[Lire la suite]
88f8b874-7583-4958-8f57-6fdb5fc870ef|0|.0