Les infections nosocomiales constituent une cause majeure de complication des soins de santé avec, comme impacts, une augmentation de la mortalité et de la morbidité, une prolongation de l’hospitalisation et une majoration importante des coûts de santé.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait globalement état de la problématique :
« Chaque année, le traitement et les soins dispensés à des centaines de millions de patients dans le monde sont compliqués par des infections contractées au cours de soins de santé. Certains patients se trouvent alors dans un état plus grave qu’il n’aurait été en situation normale. Certains doivent subir des hospitalisations prolongées, d’autres souffrent d’incapacités de longue durée et certains décèdent. Indépendamment du coût humain, les systèmes de soins de santé supportent une charge financière plus lourde. Les infections liées aux soins de santé – appelées aussi infections nosocomiales – présentent les nombreuses caractéristiques d’un problème majeur de sécurité pour le patient. Leurs causes sont multiples, liées à la fois aux systèmes et aux procédures de soins et aux pratiques comportementales. »
(OMS http://www.who.int/gpsc/background/fr/)
À l’institut national de santé publique du Québec, la problématique des infections nosocomiales est étudiée par le Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ) duquel est né le groupe de travail de la Surveillance provinciale des infections nosocomiales (SPIN).